Le groupiste disposait de 1,8 million d'euros de fonds propres en juin dernier. Sa défaillance pourrait coûter 1 M€ à l'Association.
Selon Raoul Nabet, président de l'APST, le dossier du tour-opérateur groupiste Vision pourrait s'élever à au moins 1 million d'euros. "Nous n'avons pas étudié tous les éléments, mais nous espérons que cela ne dépassera pas cette somme", dit-il. Le TO travaillait en direct auprès d'associations et de comités d'entreprises.
L'ardoise de la société envers le BSP s'élèverait à 740 000 euros pour la billetterie émise au mois de mars. "Sans compter la période du 1er avril jusqu'à la déclaration de cessation de paiement, la semaine dernière", ajoute Raoul Nabet. Le groupiste fabriquait également pour La Française des Circuits et Vacances Transat.
D'après les chiffres détenus par l'APST, le volume d'affaires du groupe Vision, arrêté au 30 juin 2010, se montait à 19 millions d'euros, avec 1,8 millions d'euros de fonds propres. "L'analyse du dépôt de bilan est difficile à comprendre avec ce montant de fonds propres, avoue Raoul Nabet. Pour nous, les clignotants étaient au vert. Le président de la société, Irvin Rosental, nous dit que l'activité a chuté de 40% à 45% en quelques mois, à la suite des problèmes au Maghreb et au Japon."
Le groupe Vision était adhérent à l'APST depuis sa reprise du TO Longs Courriers en 2007, qu'il a contribué à redresser quelque peu financièrement. C'est la première défaillance d'Irvin Rosental en tant qu'adhérent à l'APST. Avant cela, il avait déjà fait faillite en 1993 avec Mediacom, qui exploitait notamment les marques Amerimex et Transafari.
Catalina Cueto