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Tendances

Destinations de l'été : les gagnantes et les perdantes


Publié le : 14.05.2019 I Dernière Mise à jour : 14.05.2019
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La Grèce reste, cet été encore, une valeur sûre pour les TO. I Crédit photo Adobe Stock

Auteur

  • Pascale Filliâtre

Le retour en force de la Tunisie, de l’Egypte et de la Turquie redistribue les cartes en moyen-courrier tandis que les traditionnels gros porteurs en long-courrier comme les Etats-Unis, la Thaïlande ou l’Indonésie marquent le pas.

L’été 2019 devrait être un cru satisfaisant, estiment avec une belle unanimité Les Entreprises du Voyage et le Seto. Les réservations pour les mois de juillet-août s’afficheraient même, à date, à +5% par rapport à l'année dernière, selon René-Marc Chikli, président du syndicat des entreprises du tour-operating, interrogé au micro d’Europe 1. Pour autant, la photographie du marché a bien évolué et les destinations gagnantes d’hier ne sont plus celles d’aujourd’hui.

 

1/ La Tunisie, la Turquie et l’Egypte reprennent leur place

La reprise est nette et confirmée pour la Tunisie, vedette des ventes depuis le début de l’année. Certains TO comme Mondial Tourisme qui annonce 80 000 sièges engagés sur la destination pour la saison été (contre 60 000 en 2018) ou Ôvoyages comptant dépasser les 25 000 passagers avec ses 4 Ôclub se déclarent comblés.

« Les clients ont retrouvé la confiance », constate Raouf Benslimane, président de Ôvoyages, même « s’il faut être vigilant sur le choix des partenaires hôteliers», prévient Selatt Ergogan, directeur commercial de Mondial Tourisme pointant le bien meilleur rapport qualité-prix de la Turquie.

Cette dernière connait, elle aussi, un spectaculaire rattrapage même si les volumes sont plus faibles et « qu’il faut s’attendre à beaucoup de toute dernière minute », estime Raouf Benslimane un peu déçu de son lancement estival jugé « mou ».

« La Tunisie, n°3 en vente de forfaits, consolide mais moins fort que prévu », tempère de son côté Jean-Emmanuel Chometon directeur TO de Jet tours. « L’Egypte et la Turquie repartent mais avec des volumes encore faibles », confirme-t-il également.

Pour Philippe Sangouard, directeur commercial de Boomerang Voyages, le très fort engouement pour la Tunisie ressenti au cours du 1er trimestre s’est en fait légèrement tassé depuis avril. « Les attentats au Sri Lanka ont ravivé une certaine prudence chez les clients. Cela fait du bien à l’Europe du sud que la reprise des destinations du printemps arabe avait mise en veilleuse ».

 

2/ Espagne, Grèce, Portugal …perdent, un peu, de leur superbe

Les destinations d’Europe du sud, bien que plus chères, profitaient depuis 2011 d’une belle vitalité. Les TO y concentraient leurs capacités et les croissances étaient soutenues, exercice après exercice. 2019 marque un tournant, au moins un essoufflement, perceptible chez de nombreux TO.

L’Espagne et ses îles notamment sont à l’étal, voire en retrait, chez beaucoup d’opérateurs même si TUI France y reste très en force avec 5 nouveaux clubs Marmara et Lookéa. « La Grèce, notre destination n°1, fonctionne toujours bien », confie Jean-Emmanuel Chometon de Jet tours. « Mais c’est la déception pour l’Espagne et le Portugal en recul, ce qui semble être une tendance au global du marché », pointe-t-il.

« Depuis les attentats au Sri Lanka, l’Europe du sud cartonne de nouveau chez Boomerang », se réjouit cependant Philippe Sangouard, très satisfait notamment des performances de la Crète tout comme Alpitour/Bravo Club. La Grèce fonctionne aussi « très bien » chez ÔVoyages, chez TUI France (la destination est n°1 des ventes) tout comme chez Kuoni. Le voyagiste tire profit de son choix de séjours hôteliers haut de gamme, estime Emmanuel Foiry, président du TO.

Quant à l’Italie (et notamment la Sardaigne), à la peine chez plusieurs de ses confrères, elle est au contraire très porteuse chez Kuoni sous la marque Donatello, en progression à deux chiffres. « Une prime à notre production. Le balnéaire et les clubs souffrent. Pas les circuits ni le à la carte que nous privilégions », analyse le patron de Kuoni.

Au rayon des déceptions, il faut signaler la Croatie. « Le retard est incompréhensible », se désole Raouf Benslimane « vu la qualité de nos produits ». Si Top of Travel reste en progression sur la destination, le TO avoue qu’elle peine par rapport aux exercices précédents.

Malte subit également une grosse contre-performance. « Les hôteliers n’ont pas vu venir le retour de la Tunisie. Les tarifs sont restés élevés », explique Yann Richard, directeur commercial du TO, heureusement très satisfait de la relance de la Jordanie. 

 

3/ Les Etats-Unis au ralenti, l’Asie du Sud-Est à la peine

En long-courrier, les Etats-Unis ne devraient pas faire d’étincelle cette année. « Nous constatons un tassement des ventes sur les USA et le Canada », confirme Jean Eustache, directeur général d’Amerigo. « Rien de très significatif et la saison n’est pas terminée mais je pense pouvoir avancer que l’euphorie sur les Etats-Unis est terminée. En tout cas, en groupes constitués et en GIR. Ce qui était déjà le cas l’an dernier », indique-t-il.

La Française des Circuits a quand même ajouté des dates de départ. Mais si les USA restent n°1 en pax et en CA, le niveau des ventes du spécialiste des circuits est à l’étal par rapport à N-1, constate Bruno Berrebi, président de Premium Travel, précisant qu’il reste de la disponibilité pour juillet-août. « Les Etats-Unis sont une destination de plus en plus compliquée pour les TO », analyse Emmanuel Foiry. « Il y a beaucoup de concurrence et des clients qui se débrouillent seuls ».

Côté Asie, les tendances sont mitigées. L’Asie du Sud-Est est à la peine annonce Guillaume Linton, président d’Asia. Les deux gros porteurs du spécialiste que sont l’Indonésie et la Thaïlande souffrent, la première du fait des craintes des clients après les séismes de 2018, la seconde du fait de la reprise … de la Tunisie, de la Turquie et de l’Egypte.

« Ceux qui s’étaient reportés vers le balnéaire en Thaïlande après le Printemps arabe nous font défaut », constate Guillaume Linton. Le Vietnam est également à la baisse tout comme la Birmanie. Dans l’océan Indien, il est encore trop tôt pour savoir quand repartira le Sri Lanka. « Ce n’est pas la haute saison. Nous serons fixés en septembre », estime le dirigeant d’Asia, par ailleurs très satisfait de l’envolée continue du Japon, un vrai carton entrainant dans notamment son sillage la Chine et Taiwan.

 

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