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Croisière

Comment MSC Croisières veut naviguer plus propre


Publié le : 22.11.2019 I Dernière Mise à jour : 22.11.2019
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Le MSC Grandiosa, qui vient d'être inauguré, est équipé d'un système de lavage des fumées (scrubber). I Crédit photo Wikipedia

Auteur

  • Thierry Beaurepère

Alors que la croisière est désormais montrée du doigt pour son impact écologique, la compagnie rappelle ses engagements environnementaux et annonce plusieurs initiatives.  

A l’instar des transporteurs aériens, les compagnies de croisières sont aujourd’hui dans l’œil du cyclone environnemental. Face à ce qu’il appelle un « cruise bashing », Patrick Pourbaix, directeur de MSC pour la France, a profité de l’opération All Stars of the Sea qui a réuni, le 20 novembre, 300 partenaires à bord du nouveau paquebot Grandiosa, pour faire le point sur les engagements passés et futurs de l’armateur. Et aider les agences à argumenter face à des clients interrogateurs, voire inquiets. « Nous avons parfois été pris de court. Les critiques ne sont pas justifiées, il faut rétablir la vérité », martèle-t-il, affirmant que MSC a pour ambition d’être un « transitionniste hyperactif ».  

1/ Une compensation des émissions de CO2 dès 2020

Lors de l’inauguration du Grandiosa à Hambourg début novembre, MSC a annoncé qu’elle compenserait intégralement les émissions de CO2 de ses 17 paquebots dès 2020. Cette compensation passera par des programmes habituels de reforestation mais aussi plus largement par un programme de « carbone bleu ». « Car les éléments marins absorbent 2000 fois plus de CO2 que la biomasse terrestre », rappelle Patrick Pourbaix. Cela passera notamment par des engagements pour protéger et développer les posidonies, ces plantes aquatiques qui contribuent à oxygéner la Méditerranée. MSC ne précise pas le montant des sommes investies pour ce programme.

2/ Une transition vers le GNL

12 paquebots seront livrés à MSC jusqu’en 2027. Cinq d’entre eux fonctionneront au gaz naturel liquéfié (GNL), dont le premier en 2022. Quatre autres bateaux (500 cabines) positionnés sur le segment luxe, livrables de 2023 à 2026, font encore l’objet d’une réflexion. Le GNL doit être stocké à -28°, et occupe quatre fois plus de place que le fuel. Mais ses atouts sont considérables : diminution de 99% des rejets d’oxyde de soufre et de 90% des oxydes d’azote, diminution des particules fines et des émissions de CO2 (- 25%). Parallèlement, MSC travaille avec les chantiers de Saint-Nazaire à la mise au point d’une pile à combustible, alimentée par GNL, qui permettra d’optimiser la propulsion et de réduire encore les pollutions. La technologie devrait équiper le premier bateau de la classe « World », en 2022.  

3/ Des technologies moins polluantes

En attendant le GNL, MSC travaille à optimiser ses navires actuels qui fonctionnent au fuel. « Les gaz d’échappements du nouveau Grandiosa sont filtrés grâce à un système de lavage des fumées permettant de diminuer de 97% les rejets d’oxyde de souffre », assure Patrick Pourbaix. Cette technologie sera introduite sur tous les bateaux d’ici 2021. De même, des sortes de pots catalytiques, déjà installés sur tous les paquebots, permettent de diminuer les émissions d’oxydes d’azote de 90%. Parallèlement, MSC vient de signer une charte plus contraignante, notamment pour entrer dans les ports. La compagnie s’engage notamment à utiliser un fuel plus léger (au-delà des recommandations mondiales) moins polluant et à réduire la vitesse à 10 noeuds, « ce qui permet de diminuer les rejets tout en faisant des économies » selon le patron de MSC en France.

4/ Le recours à l’électricité  

Dès que les ports aménageront des prises, MSC promet de brancher ses bateaux à quai sur l’électricité. Tous les bateaux de la flotte sont déjà équipés mais les ports traînent des pieds. A ce titre, Patrick Pourbaix se félicite de l’annonce récente des ports de Marseille, Toulon et Nice, qui franchiront le pas en 2022-2023. Le Havre a également un projet. Pour autant, il reste des progrès considérables à faire sur ce point. Pour l’heure, seulement une vingtaine de ports dans le monde sont électrifiés et les équipements annoncés, même s’ils vont dans le bon sens, ne suffiront pas. Celui de Marseille sera ainsi équipé de 2 prises électriques quand, certains jours, quatre ou cinq bateaux font escale.  

5/ Des déchets recyclés

Depuis déjà plusieurs années, le recyclage des déchets est optimisé et un officier d’environnement veille au grain à bord de chaque navire. « Nous connaissons exactement ce que rejettent les passagers, ce qui permet d’être très efficace », explique Patrick Pourbaix. Sept tris différents de déchets sont organisés, comme les canettes en aluminium compactées à bord. Les plastiques à usage unique sont progressivement bannis, notamment les pailles. Même attention concernant les eaux à bord. Un système de désalinisation de l’eau de mer équipe chaque navire (le Grandiosa peut produire 3 millions de litres par jour) et les eaux grises sont nettoyées. « Nous rejetons en mer des eaux quasiment potables », assure Patrick Pourbaix. Enfin, les eaux noires (les plus polluées) sont débarquées à quai.    

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