La mémoire entretient la flamme du tourisme. En témoignent les nouveautés et projets liés à ce secteur, tels que quelques grands événements détaillés plus loin (les 200 ans de la mort de Napoléon, les 800 ans de la cathédrale de Metz…) et l’actualité des sites suivants:
→ à Meaux, le musée de la Grande Guerre va fêter ses 10 ans avec une exposition nommée Graver la guerre, du 20 mars au 22 août 2021, autour des œuvres de Georges Bruyer, peintre, graveur et céramiste, reconnu quand la Première Guerre mondiale éclate. Plus de 400 dessins crayonnés sur le vif, aquarelles et gravures sur bois ou sur cuivre représentent son œuvre de guerre. Pour cet anniversaire le musée va inaugurer deux « tranchées » française et allemande à visiter pour y ressentir l’enfer quotidien en temps de guerre d’un côté comme de l’autre;
→ le D-Day continue d’inspirer les entrepreneurs. Baptisée « Épopée » ou « Hommage aux héros » par ses concepteurs, une initiative normande, encore peu aboutie, consiste en une tribune mobile, se déplaçant sur des rails avec ses spectateurs, un long travelling d’environ 800 m, passant devant une dizaine de tableaux, mélanges d’images d’archives et de scènes jouées par des comédiens et des circassiens. Ce projet, qui ne se concrétiserait pas avant 2024, suscite l’hostilité de certains Normands. Qu’importe, la Ville de Bayeux, notamment, a déposé un dossier de candidature pour accueillir le futur spectacle mémoriel;
→ le Mémorial de Verdun – Champ de bataille présente une exposition sur les fortifications dans le Nord-Est de la France, en lien avec les commémorations de 1940. L’expérience combattante est au cœur de la visite intitulée « On ne passe pas! », organisée du 17 mars au 26 septembre 2021, après un report. L’exposition retrace les évolutions des systèmes défensifs tels que la ligne Maginot;
→ à Bayeux, également, une nouveauté dans l’un des sites culturels dédiés à la mémoire dans la région: l’Airborne Museum, qui fait vivre le débarquement avec les parachutistes américains, s’est doté d’une visite immersive grâce un système de tablette;
→ après sept ans de fermeture pour des raisons de travaux et de sécurité, l’ancien Mémorial des camps de la mort, installé dans un blockhaus sanitaire allemand à l’entrée du Vieux-Port de Marseille, a rouvert ses portes il y a quelques mois sous le nom de « Mémorial des déportations ». Accessible gratuitement, le site emmène sur les traces de Marseillais victimes du nazisme, avec photos, vidéos, panneaux explicatifs et dix-neuf « parcours de déportation ».