Le sanctuaire Notre-Dame-de-Lourdes n’attire plus que 1,3 million de visiteurs par an. « Avec les groupes, on est passé de 800 000 pèlerins en 2010 à 450 000 en 2018. C’est 27 % de Français en moins et 59 % d’Italiens », indiquait Mgr Nicolas Brouwet, évêque du lieu, en janvier 2019. Pour autant, le Sanctuaire a retrouvé son équilibre financier en 2018, essentiellement en baissant ses charges.
Le plan marketing 2020-2023, édité par le Comité régional du tourisme en Occitanie fait état de 2,19 millions de nuitées en hôtels (Lourdes est tout de même la 2e ville hôtelière de France) en 2018 Des nuitées internationales à 65 % (contre 27 % en moyenne dans la région): l’Italie en comptabilise 466 700, l’Espagne 195 350, le Royaume-Uni 124 550 et l’Irlande 122 950, contre 184 400 nuitées pour les non-européens.
Les chiffres 2020 seront bien sûr marqués par l’épidémie de coronavirus. Début mars, le sanctuaire a pris des mesures inédites pour y faire face: bassins fermés, bénitiers vidés, confessionnaux dotés de gels hydroalcooliques, traitement virucide quotidien pour les robinets distribuant l’eau de la source. « Il a été assez vite décidé la fermeture des piscines parce qu’elles sont un lieu de promiscuité où les hospitaliers baignent les pèlerins », a expliqué à l’AFP le recteur du sanctuaire, Mgr Olivier Ribadeau Dumas – lire son ITW par ailleurs-.
Ce qui n’a pas manqué d’inquiéter les commerçants et les hôteliers. Premier pèlerinage annulé début mars, celui des enfants handicapés, par l’association anglaise HCPT. Le 17 mars, la décision tombait: le sanctuaire fermait ses portes, pour la première fois de son histoire.
Au vu de l’évolution du marché, l’Office de tourisme de Lourdes propose des packages associant des activités culturelles, de plein air et même de bien-être avec, par exemple, une balnéothérapie aux bains de Cauterets. Ainsi la journée peut commencer au Sanctuaire et se poursuivre par le château de Lourdes avant de partir au Pic du Midi de Bigorre. Un incontournable, à 2 877 mètres d’altitude, accessible en téléphérique qui offre une vue incroyable sur la chaîne des Pyrénées et un accès à l’observatoire. Le lendemain, après la visite des basiliques, il sera question de prendre le funiculaire qui mène au sommet du Pic du Jer. De là, des balades sont possibles, de même que la visite des grottes aménagées les plus hautes de France. Autres randos très prisées, celles dans le cirque de Gavarnie.