Tous les matins, d’avril à octobre, des randonneurs gravissent les marches qui mènent à l’imposante cathédrale Notre-Dame-du-Puy pour y assister, dès 7h, à la messe des pèlerins. L’office terminée, un escalier à la dérobée s’ouvre sous l’édifice. Il mène les marcheurs sur le parvis et bien au-delà, sur les chemins de Compostelle. D’ici part le plus couru d’entre eux, la via Podiensis.
Mais avant de prendre la route, beaucoup en profitent pour visiter la ville. Les visites de groupes proposées par l’Office de tourisme allient un passage par le cloître, la cathédrale, le conservatoire national de la dentelle, le rocher Saint-Michel… Ne pas rater cette visite coup de cœur à l’intérieur même de la statue monumentale Notre-Dame de France. Puis, à la nuit tombée, un guide conduit sur le circuit du spectacle Puy de Lumières.
« La notion de tourisme religieux a évolué ces dernières années, constate Jean-Paul Grimaud, directeur de l’office de tourisme. Le Puy-en-Velay en est le bon exemple, ici 90 % des visiteurs, dont beaucoup de marcheurs, ne viennent pas avec une motivation religieuse mais visitent des sites religieux pendant leur séjour ». Et d’ajouter: « Les motivations sont mêlées, le religieux, le symbolique, le rituel, le côté sportif (..) Les autorités religieuses ont dû s’adapter ».
La logistique aussi s’est adaptée, ainsi, profitant de la libération des transports, l’autocariste Migratour a pu donner corps à son projet: desservir les 200 km entre le Puy et Conques, sur la via Podiensis, pour véhiculer les pèlerins et leur permettre de revenir en fin de séjour. Le Compostel’Bus fonctionne tous les jours six mois par an et les chiffres sont en progression constante: de 4 000 personnes transportées en 2015, première année d’exploitation, à 6 000 l’an dernier.