La Tunisie sort d’une difficile révolution et d’autres turbulences. Le pays se relève et son tourisme, toujours très apprécié des Français, mérite bien d’être soutenu et accompagné par les professionnels du tourisme de groupe.
Si la Tunisie a encore et toujours l’image d’un tourisme « pas cher », il serait sans doute plus approprié de préciser qu’il s’agit d’un tourisme « à l’excellent rapport prestations-prix ». Alors que ce pays est représentatif du tourisme de masse, il en aperçoit forcément ses limites et ses défauts et veut désormais proposer une autre vision, à partir de ses atouts naturels, son désert et son histoire. Ici, ce n’est pas la volonté qui fait défaut ni le professionnalisme des acteurs locaux. Alors comme toujours, les invités de Tour &Group ont partagé avec transparence leur expérience sur place, à l’occasion du débriefing du dernier jour, un moment fort entre nos participants et nos interlocuteurs tunisiens.
« J’ai découvert une Tunisie chaleureuse, proche de chez nous, avec un réel potentiel sur la richesse de sa culture et de ses variétés géographiques », nous confie encore Nathalie Plong à son retour. La Tunisie, c’est en effet tout ça, en plus encore. Ses points forts sont connus: la proximité, un dépaysement assuré, des tarifs serrés, un accueil toujours très chaleureux, une multitude de produits, du balnéaire au désert, et bien sûr, un climat d’exception, surtout au cœur de notre hiver européen.
« La Tunisie, ça donne envie, avec des facteurs très positifs pour (re)proposer, redynamiser cette destination, commente Michaël Brugeas, même si les infrastructures me donnent parfois l’impression d’être restées figées. On a le sentiment d’un ralentissement. Cela passe peut-être par un aménagement un peu plus authentique. Pour ma part, je pense tenter le court séjour, un 5 jours avec Djerba + excursion dans le désert me semble intéressant comme produit. »
Pour beaucoup de nos participants, c’est le rapport qualité-prix qui a été mis en avant, et la possibilité de passer de la mer au désert en très peu de temps. « Pour les seniors, il faut développer les longs séjours, jusqu’à trois semaines. Ils sont demandeurs. Il faut également développer le bien-être, car là encore, nous constatons qu’il y a de plus en plus de demandes », insiste pour sa part Carole Courtin.
Derrière un vrai potentiel, attention néanmoins à la façon de l’exploiter comme le souligne Maëlle Duclos: « Au niveau de l’accueil, de l’hôtel et de l’encadrement, c’est très bien. Mais le petit bémol, c’est quand même qu’il y a une vaste culture, mais elle n’est pas assez mise en valeur, il y a quelque chose à travailler là-dessus. Aussi, pour aller vers de l’authenticité, je pense plutôt à de petits groupes. » Pour Ghislain Francotte, les professionnels du tourisme ont aussi « un travail à faire qui est assez conséquent auprès des seniors qui peuvent rester assez méfiants en regard de cette destination ».
Malgré la magie de passer une nuit dans le désert, une belle opportunité vécue par tous, plusieurs spécialistes du voyage auraient souhaité davantage d’authenticité dans cette expérience, « il manquait une tente bédouine de restauration par exemple, et par ailleurs aussi une touche d’authenticité concernant l’immersion dans des familles », analyse Stéphane Verdier.
« Pour moi, c’était l’occasion de découvrir la Tunisie, se réjouit Christian Audrain. Je trouve néanmoins dommage au niveau de l’oasis visitée qu’il y ait autant de bouteilles plastique autour. Il faudrait pouvoir mettre en place le nettoyage. » Ce constat, tout le monde l’a fait. Un certain manque de propreté, avec des déchets plastique jusque dans le désert a sensiblement marqué les esprits. Il y a une prise de conscience à avoir sur ce sujet, tout en sachant, certes, que le pays sort d’une période difficile, Il y a également des choses à faire pour vraiment mettre en valeur « les sites et les espaces naturels qui sont à portée de main et magiques pour beaucoup d’entre nous. Par exemple, il ne faut pas venir avec les 4x4 près d’une oasis où l’on va se baigner », souligne Jean-Pierre Faye.
Pêle-mêle, chacun voit surtout dans la Tunisie une destination à travailler. « Des thématiques à développer, dans le domaine du sport, du bien-être, de la nature, de la gastronomie », selon Charlotte Royer. « Le désert est magique. L’oasis, c’est surtout une question d’aménagement », pour Tanja Duhamel. « La Tunisie reste une destination d’entrée de gamme dont on a besoin », rappelle Benjamin Gourdon. « C’est un bon rapport qualité-prix, mais il ne faut pas s’appuyer pour autant sur ce qu’il y avait avant. Nous avons encore la population pour cette destination balnéaire. Ici, ils savent très bien accueillir nos clients », ajoute Rémi Chauchard.
Les mots de la fin pour deux de nos partenaires: « Il faut y aller. Il y a des hôtels au top. C’est une destination qui ne demande qu’à revivre. On arrive en Tunisie avec des prix qui défient toute concurrence. On peut y venir en groupe, il n’y a vraiment aucun souci », souligne Frédéric Nesta. « Ce n’est qu’un échantillon que nous avons vu de cette destination. Ici, on peut très bien combiner détente, culturel, spa, et pourquoi pas diverses excursions. Pour l’aspect propreté, j’ai noté vos remarques. Nous allons peut-être repasser des messages de sensibilisation aux futurs professionnels de l’hôtellerie et du tourisme pour améliorer les choses. Mais n’oublions pas que pour repartir, cela prend du temps », précise encore Selatt Erdogan de Mondial Tourisme.