L’UCPA a lancé une étude sur les attentes de ses clients. Le besoin de bien-être s’avère grandissant aussi l’opérateur associatif l’a-t-il intégré à ses séjours avec sa propre approche: en appui à une pratique sportive. Du yoga pour mieux surfer, plonger ou marcher dans le désert.
Tout d’abord, l’ADN de l’UCPA c’est le sport, et pratiquer du sport procure du bien-être. On a vu arriver cette attente de bien-être des Français il y a environ trois ans. Les enjeux de santé publique font émerger un nouveau mode de vie, avec une meilleure alimentation et une pratique sportive. On a mené une grosse étude il y a deux ans, nous avons interrogé nos clients sur cette notion de bien-être car c’est très large. L’importance de cette recherche se confirme. D’où l’intérêt de notre gamme Feel good.
La première attente exprimée est celle d’une reconnexion à la nature, respirer, toucher les arbres, faire des activités douces. La deuxième chose est tout ce qui tourne autour du ressourcement du corps et de l’esprit, la recherche d’un équilibre, avec de la méditation par exemple. La troisième clef d’entrée est le yoga. Nous l’avons traduit en mode UCPA, c’est-à-dire au service d’une activité sportive. Par exemple, on l’intègre en plongée pour optimiser la respiration, la gestion du stress. Le quatrième point est la quête de forme physique. Quand on fait du cardio, du fitness, on ressent un bien-être. Toute une frange de notre clientèle vient chercher ça.
Pour la reconnexion avec la nature, nous avons Break into the wild avec la marche comme sport associé. Ce sont principalement des séjours en itinérance. En matière d’équilibre, de ressourcement, nous avons des séjours multisports avec du qi gong, du pilates, du tai-chi, du snorkeling… Comme la rando qi gong & bien-être en Lozère.
Quant au yoga, il est combiné à la pratique d’un sport pour conserver ou maximiser sa pratique. Quand on a lancé ce segment on s’est axé sur le surf, puis on l’a développé aux autres sports et c’est exponentiel: l’escalade, l’apnée, la plongée… Cette gamme de yoga représente près d’un tiers de notre offre, c’est elle qui a la plus forte croissance. Et pour la forme physique, nous avons créé Fit form, un concept de vacances toniques, avec de l’indoor et de l’outdoor. Cela nous a permis de relancer la gamme fitness. Cette structuration des gammes autour de quatre entrées nous a permis de personnaliser, de coller aux attentes.
Nous avons lancé la gamme Feel good sur la France, mais nous avons identifié un gros potentiel à l’international. Les quelques produits que l’on a à l’étranger marchent très bien. Le développement à l’international est donc un axe fort, qui va avec la découverte du pays. De même, Feel good a d’abord été lancée l’été. Cette année nous avons commercialisé plusieurs produits autour du bien-être l’hiver (NDLR dont yoga rando raquettes et bien-être à Chamonix, ski yoga à Saint-Lary-Soulan). Ça a marché tout de suite très fort, nous sommes agréablement surpris. Il y a une clientèle pour ça.
Les groupes représentent 50 % de notre chiffre d’affaires. Pour les adultes, ce sont surtout des comités d’entreprise. Quant aux individuels, quand ils partent en groupe en général ce sont de très petits groupes. Nous avons fait une étude et, sur 4 500 répondants, il ressort que 60 % voyagent seuls, contre 40 % en petits groupes. Mais l’hiver, c’est l’inverse: ils partent à plusieurs à 60 %, il y a un vrai levier pour capter cette clientèle.
Oui. Le cœur de cible UCPA ce sont les 18/30 ans, mais nous allons jusqu’à 55 ans. La clientèle de La Balaguère sont des groupes d’adultes de plus de 50 ans. C’est pour cela qu’il est important de l’avoir dans notre portefeuille, cela nous permet une continuité générationnelle. La Balaguère était précurseur sur le bien-être, ils en font depuis 20 ans. Ils ont énormément de randonnées thématiques (ex. des randos bien-être qui associent yoga, qi gong, shiatsu ou balnéo et thalasso) dans les Pyrénées essentiellement et des destinations moyens courriers comme le Maroc et les Canaries.