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Le bien-être se porte comme un charme

Marché | publié le : 01.02.2020 | Dernière Mise à jour : 05.02.2020

Auteur

  • Charline Poullain

Détente, reconnexion à la nature et à soi-même, alimentation saine et forme physique sont les maîtres-mots du marché du bien-être qui correspondent aux attentes des clientèles. Le secteur est en pleine croissance et le tourisme en bénéficie. Le thermalisme, la thalassothérapie et la balnéo en restent les poids lourds, diversifiant leurs offres avec des prestations bien-être. Que ce soit en ville, à la campagne ou au bout du monde, les curistes veulent lâcher-prise. L’été s’y prête, l’hiver aussi avec de plus en plus d’espaces détente, d’activités nordiques axées sur le développement personnel, voire des ateliers yoga au pied des pistes.

Le stress, les rythmes effrénés, mais aussi la prévention santé et le vieillissement de la population sont autant de facteurs qui font la part belle au marché du bien-être. Ce dernier pèse plus de 4 200 milliards de dollars au niveau mondial. En France, il affichait une progression annuelle de 7 % en 2018.

Même si certains s’insurgent contre cette tyrannie du bonheur, le tourisme n’échappe pas à la vague. « L’importance accordée par les consommateurs au bien-être se traduit également lorsqu’ils voyagent avec le souhait d’intégrer des moments bien-être à leur séjour », explique un responsable du cluster d’Atout France. Et de donner ces chiffres vertigineux: « Selon le dernier rapport du Global Wellness Institute (octobre 2018), le marché mondial du tourisme de bien-être pesait 639 milliards de dollars en 2017, soit une croissance de 6,5 % par an depuis 2015, deux fois supérieure à celle du tourisme en général (+ 3,2 %). D’ici 2022, le taux de croissance annuel moyen du tourisme de bien-être devrait atteindre 7,5 %. »

La France tire allègrement son épingle du jeu, car le pays, « qui bénéficie d’une longue tradition de soins par l’eau, figure parmi les premières destinations du tourisme de bien-être: 4e destination mondiale en termes de recettes et 5e du point de vue de la fréquentation ».

Cependant Veille Info Tourisme, dont le site est géré par la sous-direction du Tourisme au sein de la Direction générale des entreprises, note « alors que l’Europe connaît le plus grand nombre de voyages de bien-être, c’est l’Amérique du Nord qui a enregistré les dépenses les plus importantes; cependant, la région Asie-Pacifique est l’endroit à surveiller, la région enregistrant la croissance la plus rapide (13 % par an) en nombre de voyages et de dépenses. En outre, les touristes internationaux du bien-être dépensent en moyenne 53 % de plus qu’un touriste international classique ».

Les enjeux

Le cluster Tourisme &Bien-être développé par Atout France regroupe une vingtaine de professionnels, presque tous issus du monde de la thalasso et du spa. Le premier enjeu qu’ils ont identifié est bien de gagner en lisibilité pour séduire et fidéliser la clientèle étrangère: « Les acteurs du bien-être doivent mieux concevoir et promouvoir leurs offres comme une composante incontournable d’un séjour en France à l’occasion de séjours de pleine nature, au ski, balnéaires, en courts séjours… » Et en matière d’accueil de ces clientèles étrangères, il convient de faire évoluer les pratiques, « il est nécessaire d’internationaliser l’activité des centres de bien-être à travers, a minima, la pratique de l’anglais ».

Autres enjeux relevés: proposer des expériences adaptées à de nouveaux segments de clientèle, comme les millennials, les familles, les CSP + et adapter les formats et produits existants, comme des mini-cures de courte durée. Il s’agit aussi et surtout de décliner dans les offres les tendances de fond, que sont le rapprochement avec la nature, une alimentation saine, la pratique du yoga ou du qi gong, des retraites, ou encore « les expériences mêlant adrénaline et quiétude ».

Enfin, le cluster préconise de continuer à investir dans la filière. Spécifiant, pour le domaine de l’eau: « La croissance passe par des équipements variés et aujourd’hui les frontières entre les univers de la thalasso, des parcs aquatiques, des hammams et du thermalisme deviennent poreuses. L’investissement est nécessaire pour répondre à une demande toujours plus pointue des clientèles. »

Investissements et diversifications au fil de l’eau

« Berceau des trois savoir-faire, thalasso, spa et thermalisme, la France est une destination bien-être attractive », rappelle Atout France. 93 % des clients en auraient une image positive, appréciant la diversité de son offre et son positionnement haut-de-gamme. L’étude Destinations bien-être et spas 2016 souligne « l’offre française est unique en Europe avec une très grande diversité de centres implantés partout sur le territoire », à la mer, à la montagne, à la campagne, en ville. Avec une notoriété internationale pour la Bretagne, les Alpes ou encore la Provence. En 2018, 93 millions d’euros ont été investis dans le thermalisme et la thalassothérapie, contre 81 M€ l’année précédente.

Thalasso

La France se positionne toujours comme le leader mondial en ce domaine avec 52 centres, majoritairement implantés sur la côte Atlantique. Trois groupes leaders concentrent plus de 40 % du marché: Thalassa (du groupe Accor), Thalazur avec respectivement 9 établissements et Relais Thalasso avec 4 centres.

Face à la concurrence étrangère, mais aussi celle des spas, les centres ont su s’adapter avec des offres détente, sérénité, antistress, détox, minceur… « Les programmes de soins ont également changé au profit notamment des modelages, devenus indispensables, de thérapies alternatives telles que la cryothérapie, la chromothérapie (NDLR utilisation de couleurs), l’halothérapie (NDLR thérapie par le sel)… » Les rénovations et ajouts de spas sont fréquents dans les centres de thalassothérapie, avec des soins esthétiques, voire du développement personnel.

« La thalasso a de beaux jours devant elle. On est au top des aspirations de nos contemporains. On a vraiment une demande de santé et de bien-être », assure Marie Perez-Siscar, dirigeante de Côté Thalasso et présidente de France Thalasso, qui représente 43 centres. Parce qu’elle y croit, ce médecin a pris la tête de l’établissement de Banyuls-sur-Mer en 2011 au moment où l’ancienne direction licenciait son personnel. Elle loua le centre de 84 chambres durant deux ans avant de l’acheter. L’enseigne compte désormais une deuxième adresse, qui dispose de 106 chambres, sur l’Île de Ré.

Côté Thalasso propose des cures, soins et séjours, avec des formules Escales composées de quatre soins, en pension complète sur une ou deux nuits, voire même des demi-journées avec des soins à la carte. La cure bien-être comprend, sur cinq jours, des modelages, hydrojets, douches à jet, enveloppements d’algues, bains hydromassants et gymnastique marine.

Marie Perez-Siscar applique sa recette: « remettre l’humain au cœur des soins », avec une dimension écologique en privilégiant les circuits courts au restaurant et une réflexion pour se passer du plastique des boues. « Nos métiers évoluent, on doit se poser la question des nouvelles tendances, du besoin de reconnexion, de nature. Il faut que l’on colle au marché, que l’on soit dans l’air du temps. »

Pour venir à Côté Thalasso, les clients font en moyenne 3 heures de transports. La directrice estime que les groupes ont leur place sur ce marché, « cela correspond à une demande qui va augmenter dans les prochaines années ». Ainsi, le centre de Banyuls accueille-t-il désormais des séminaires et des comités d’entreprise (notamment hospitaliers). Une salle de restauration leur est même dédiée. Les cinq centres situés en Occitanie – à Banyuls, Saint-Cyprien, Canet-en-Roussillon, La Grande Motte et Port Camargue – travaillent de concert dans une logique de territoire. Ce qui leur permet une visibilité, notamment au milieu de l’importante offre de thermalisme de la région.

Thermalisme

Tout est dans le nom: Aix-les-Bains, Saint-Gervais-les-Bains, Thonon-les-Bains, Évian-les-Bains, Challes-les-Eaux… La fédération Rhône-Alpes Thermal regroupe 16 destinations thermales du territoire rhônalpin, qui accueillent plus de 80 000 curistes par an pour des séjours médicaux de 18 jours. S’appuyant sur son savoir-faire et ses infrastructures, elles proposent également une gamme de produits liés au bien-être et à la détente, avec des mini-cures de 6, 9 ou 12 jours, des soins à la carte, à la journée ou au week-end. Les entrées sont diverses et ciblées, en témoignent ces intitulés: apaiser mes maux de bureau, combattre mon stress, calmer mes maux de dos, arrêter de fumer, retrouver un équilibre alimentaire, retrouver la forme après bébé… Rhône-Alpes Thermal a créé en 2008 le label Balineae, dédié au mieux-être: « C’est en toute légitimité que la fédération a choisi de s’associer aux courants porteurs, privilégiant le retour au naturel et proposant des séjours et week-end personnalisés de remise en forme. »

Avec une trentaine de stations thermales, l’Occitanie Pyrénées-Méditerranée est la première destination thermale de France. « Mais si le thermalisme régional a le vent en poupe, son modèle économique reste précaire », rappelle la Région qui a voté un plan de 40 millions d’euros pour aider à l’innovation et à la diversification. Les villes d’eau sont en effet endettées et les établissements nécessitent des modernisations. À Balaruc-les-Bains, qui accueille près de 54 000 curistes à l’année sur l’étang de Thau, les finances régionales ont participé à la rénovation des thermes. Et à Allègre-les-Fumades, un nouveau complexe thermal est prévu pour 2023.

Au cœur des Pyrénées, en Andorre, l’offre bien-être est conséquente. Ainsi le centre Caldéa propose un large éventail d’activités: 6 000 m2 de surface aqualudique sous une coupole, divisée entre bains, fitness et détente. Les frontaliers en raffolent, combinant cela avec une journée ski et du shopping (en raison d’une fiscalité très avantageuse). C’est le type de séjour que commercialise l’autocariste Michel Voyages sous le nom de Shopping &Détente en Andorre. Le package inclut trois heures de détente au centre thermoludique trois jours de suite, la visite d’Andorre-la-Vieille, d’un village des Pyrénées et, bien sûr, du temps libre pour faire ses courses, notamment au Pas-de-la-Case.

Balnéo

La principauté offre également des spas, souvent dans des hôtels, des centres wellness et yoga, où sont proposés des massages, soins esthétiques et ayurvédiques, mais aussi de la musicothérapie, de l’aromathérapie, des bols tibétains, de l’accompagnement personnel… Seul ou en groupe. De même que des city breaks, dont un combinant le vélo.

Aux portes de Toulouse, à Labège, le muséum du Pastel reçoit des groupes, leur apprenant tout de cette plante tinctoriale qui fit la fortune de la région, lui conférant jusqu’au nom de Pays de Cocagne. L’entrée se fait par la boutique où les visiteurs découvrent du linge bleuté, mais aussi des cosmétiques de la marque Bleu par nature. Ces derniers sont d’ailleurs utilisés dans le spa attenant, sous le nom de pastelothérapie. Le lieu, qui accueille 30 000 personnes par an, doit passer de 9 à 14 hectares fin 2020. L’actuel bâtiment sera entièrement dévolu au spa et une nouvelle structure de 3 000 m2 abritera le muséum et des ateliers. Un projet à 3 millions d’euros.

Ce n’est pas tout, un deuxième espace bien-être vient d’ouvrir au centre-ville de Toulouse. Sans oublier un projet hôtelier (5 étoiles) à l’horizon 2023.

Ski: le bien-être au sommet

Le bien-être a élu domicile à la montagne. En témoignent les programmes de cet hiver: yogiski aux Ménuires, snowga aux Saisies, séjour coaching à Méribel avec marche vivifiante, yoga, respiration et méditation, espaces modelages et massages des pieds… Ou encore une formule de trois jours à Praz-de-Lys – Sommand alliant marche nordique et consciente, bains de forêt et relaxation.

Aux Sybelles, pour la troisième année, les skieurs ont eu droit fin janvier à quatre jours d’ateliers gratuits sur le plateau de l’Ouillon, face au Mont-Blanc, avec accès à un sauna, des transats, une tisanerie et des massages, sans oublier un programme « d’éveil des sens et du corps »: yoga et qi gong, sophrologie, huiles essentielles, voyage sonore aux tambours… Le concept est également décliné en stations avec des massages assis à l’office de tourisme du Corbier, de la danse méditative et du yoga du rire à celui de La Toussuire et des ateliers relaxation en haut du télésiège Charvin Express.

« Il y a une offre importante de bien-être en Savoie-Mont-Blanc tant sur les centres aquatiques, qu’en hébergement et en actions proposées pour se reconnecter, lâcher prise… », atteste Véronique Halbout, responsable du département groupes et distribution de Savoie Mont-Blanc Tourisme, qui promeut les destinations de Savoie et Haute-Savoie, soit 112 stations de ski (lire son interview par ailleurs).

Dont des formules groupes: « On a beaucoup de produits combinés pour les groupes à l’Auberge Nordique au Grand Bornand. » L’adresse propose, entre autres, quatre packages bien-être comprenant la pension complète, les cours, les navettes et le matériel. Le séjour raquettes et yoga propose des balades, un accès à l’espace forme et bien-être, de la marche nordique, du yoga dynamique ou plus axé sur la relaxation. Ainsi qu’une rando avec pique-nique devant la chaîne des Aravis. Le même séjour est décliné en ski de fond et skating. Sans oublier ce coup de cœur de Savoie Mont-Blanc dénommé « Au bouleau! ». Il s’agit d’un stage yoga, réflexologie plantaire et auto-massage, avec une rando pour récolter de la sève de bouleau, connue pour son effet détox.

Mise au vert

Par essence, la campagne se prête à ce besoin de reconnexion à la nature. Le Lot l’a bien compris. À l’automne dernier, la newsletter de l’office de tourisme de Cahors – Saint-Cirq-Lapopie – vallée du Lot associait mise au vert et relaxation, proposant différents espaces bien-être: des hébergements avec spa à Cahors, Saint-Cirq-Lapopie (qui n’a pas volé sa place parmi les Plus beaux villages de France) et autres communes lotoises. Ainsi, Le Relais des Anges à Mercuès, un endroit inoubliable, qui, une fois la porte passée, invite au calme, au ressourcement. La propriétaire dispense des cours de yoga, concocte à ses hôtes des repas ayurvédiques et les emmène en balade contempler le Lot.

De même, dans le Pays de Gourdon, des centres de bien-être et de relaxation étaient mis en avant à l’entrée de l’hiver, à assortir de randonnées, d’escapades à vélo, de découvertes des grottes préhistoriques et de baignades en été.

La plateforme pour la promotion touristique du Cantal et du Puy-de-Dôme appelée Auvergne Destinations Volcans a opté pour une sélection de spas et d’hébergements bien-être, de séjours détente cocooning en pleine nature dans le cantal et le Puy-de-Dôme. De même qu’une « parenthèse balnéothérapie » après une journée ski ou raquettes. Rappelant au passage que les cités thermales ne manquent pas dans le Puy-de-Dôme, entre Saint-Nectaire, La Bourboule, Le Mont-Dore, Châtel-Guyon, Royat et Châteauneuf-les-Bains. Sans oublier la trentaine de sources de Chaudes-Aigues où se tient un centre thermal et thermoludique ainsi que le musée européen de la Géothermie et du Thermalisme.

En Lozère, des retraites yoga, méditation et massages sont organisées. Côté slow’Brac (pour se mettre au slow en Aubrac), une association propose des balades olfactives et sensorielles, des ateliers réflexologie, sophrologie et méditation.

Au nord de Toulouse, le vignoble de Fronton, propose de l’œnotourisme. Ainsi le château Belaygues a un programme mensuel, et en juin ce sera qi gong, balades dans les vignes, repas végétarien et cours de yoga. « Ce sont des manières différentes de faire connaître la vigne », expliquent les vignerons. À La Colombière, au milieu des vignes cultivées en biodynamie, de petits groupes sont invités à des ateliers reiki, relaxation par le son et respiration (avec séance d’apnée dans la piscine).

Se renseigner

Études générales:

www.atout-france.fr/content/tourisme-et-bien-etre

www.veilleinfotourisme.fr/thematiques/entreprises-et-clienteles/clienteles-touristiques/tendances-du-tourisme-de-bien-etre-2019

Dans l’eau:

www.balineae.fr

www.cote-thalasso.fr/philosophie/dr-perez-presidente-france-thalasso.html

www.coachomnium.com/bonus/bonus-5-etudes-sectorielles-et-marches/la-thalassotherapie-en-france.html

Au ski:

https://pro.savoie-mont-blanc.com/var/ezwebin_site/storage/original/application/6e5f545c232695bc 5a3d4f12c7f9ba23.pdf

Sportif:

www.ucpa.com/activites/ sejour-fitness-bien-etre

www.ucpa.com/activites/sejour-yoga

Alma Mundi: « Vivre les choses en pleine conscience »

Représentatif de l’offre tournée vers le bien-être, Alma Mundi propose de voyager autrement et de « libérer notre nature profonde devant la magie du monde ». Tanja Duhamel a ouvert cette agence en 2014 « avec l’envie de faire ce que j’aime. J’avais à cœur de proposer un tourisme orienté vers l’épanouissement et la reconnexion ».

Le premier séjour fut en Laponie. En plus des aurores boréales et des balades en raquettes ou en traîneau, l’auteur Frédéric Lenoir (on lui doit, entre autres, Le Miracle Spinoza et Méditer à cœur ouvert) y animait un séminaire. L’idée étant « de vivre les choses en pleine conscience, de donner des clefs pour savourer le moment présent », formule Tanja Duhamel.

Imaginez un instant faire du yoga avec Natasha Saint-Pier et chanter un mantra avec elle! Dans les séjours Thalasso corps &esprit au Québec ou Parenthèse zen au féminin en Bretagne, étirements, naturopathie et kinésiologie sont possibles entre deux soins.

Dès le début, les clients s’avèrent être plutôt des clientes, « de tous horizons et catégories socio-professionnelles ». Mais les choses changent, « je vois des hommes arriver », constate la cheffe d’entreprise. Avec une première cette année: « Un séminaire dédié à l’amour en mars ». Soit une semaine à vivre en couple, avec des soins à deux, une conférence sur l’intelligence amoureuse et une initiation au massage bien-être.

Quête de sens

Tanja Duhamel note l’appétence des clients pour « le faire, la quête de sens ». Autre tendance: se recentrer sur le local. « J’ai pris la décision de développer davantage de séjours en France, dans une logique de cohérence pour le bilan carbone. » Ainsi les vacanciers sont invités à une découverte de la truffe en Provence ou à la cueillette des champignons en Normandie. Des séjours agrémentés de visites.

Autant de propositions ouvertes aux groupes mais pas au sens traditionnel car les inscrits n’ont, en général, pas l’habitude de voyager à plusieurs… « Là, ils ont un intérêt commun, tout le monde est réuni sur la même thématique. »

Au printemps, Alma Mundi devrait devenir le représentant en France du Spa Eastman, situé entre Montréal et Québec.

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