Le tourisme durable est apparu les années 1980 lors de la Conférence mondiale sur le tourisme de l’OMT, à Manille, mais ce n’est que quinze ans plus tard que les principes et la charte mondiale du tourisme durable sont définis à la Conférence de Lanzarote comme « un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil »
Les principes de cet Agenda 21 sont honorables et applicables à toutes les pratiques touristiques, qu’elles soient individuelles ou en groupes, et dans tous types de destinations. Il s’agit principalement:
d’exploiter de façon optimale les ressources de l’environnement qui constituent un élément clé de la mise en valeur touristique, en préservant les processus écologiques essentiels et en aidant à sauvegarder les ressources naturelles et la biodiversité;
de respecter l’authenticité socioculturelle des communautés d’accueil, conserver leurs atouts culturels bâtis et vivants et leurs valeurs traditionnelles et contribuer à l’entente et à la tolérance interculturelles;
d’assurer une activité économique viable sur le long terme offrant à toutes les parties prenantes des avantages socio-économiques équitablement répartis, notamment des emplois stables, des possibilités de bénéfices et des services sociaux pour les communautés d’accueil, et contribuant ainsi à la réduction de la pauvreté.
Encore faut-il que derrière les bonnes intentions proclamées, les actes suivent. Activité économique en forte croissance, le tourisme apporte dans son sillage richesse et perturbations. Comme le plaide Vincent Fontvieille dans l’entretien publié dans les pages précédentes, les apports positifs du tourisme sur l’économie des destinations fréquentées sont une évidence tout comme le sont les dangers de surexploitation qu’il peut générer. Aux premières loges de ces deux phénomènes, les professionnels du tourisme s’engagent et agissent sans attendre que les gouvernements et autres institutions internationales ne prennent de mesures conservatoires ou correctrices.