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Des découvertes à rugir de plaisir

Bons plans | publié le : 01.11.2011 | Dernière Mise à jour : 01.11.2011

Auteur

  • Catherine Mautalent

Territoire de Belfort Créé en 1871, il appartient à la région Franche-Comté depuis 1982.Avec ses 609 km2, il est le plus petit département français. Il n’en recèle pas moins de nombreux trésors naturels, à l’exemple du Ballon d’Alsace, mais aussi patrimoniaux avec, Belfort, son incontournable "capitale".

TERRITOIRE de Belfort. Le nom de ce 90e département français remonte à mars 1922. Depuis, le nombre de ses cantons est passé de 5 à 15. Sa superficie est restée la même malgré plusieurs projets d’extension. Elle en fait d’ailleurs le plus petit département français avec ses 609 km2 bordés par le Doubs, la Haute-Saône, les Vosges, le Haut-Rhin ainsi que le canton suisse du Jura. Cette situation géographique lui confère une de ses particularités: celle de présenter une “énorme” diversité de paysages façonnés les uns et les autres par des influences historiques et géologiques (le Ballon d’Alsace, le massif des Vosges…). L’histoire laisse aujourd’hui encore de nombreux témoignages, en particulier au travers d’un important patrimoine fortifié. Le territoire a vu passer Vauban, le général Denfert-Rochereau ou encore Bartholdi. Autant d’atouts – et d’étapes touristiques – que les professionnels peuvent découvrir dans la brochure Escapades éditée par le service groupes de Belfort Tourisme(1). On y trouve nombre d’excursions à la journée, des séjours aussi, auxquels s’ajoute un choix de visites guidées, entre sites incontournables ou insolites en passant entre autres par l’histoire artisanale et industrielle. Il y a donc beaucoup à voir et à découvrir sur ce petit territoire où la rédaction s’est rendue en septembre dernier à l’occasion de la grande Fête du lion de Belfort, symbole par excellence de la région. L’événement a été le prétexte d’une découverte de la ville, incontournable. Première étape d’un itinéraire qui comprend également le Ballon d’Alsace, ainsi que le musée Gantner et son arboretum.

L’empreinte d’Haussmann et de Vauban

Honneur à Belfort qui s’organise aujourd’hui autour de deux centres: l’ancien et le moderne. Sur la rive droite de la Savoureuse, rivière qui constitue l’axe hydrologique principal de la cité du lion, bat le cœur commerçant. Sur la rive gauche s’étend la “ville” de Vauban (son tracé est toujours visible) flanquée à l’ouest de la place de la République entourée d’immeubles de style haussmannien. En son centre: le monument des trois sièges, œuvre conçu par Bartholdi mais réalisée par ses élèves. Tout à côté de cette place, les bâtiments d’une ancienne épicerie (aujourd’hui transformée en restaurant) fondée en 1825 et classés monument historique. Sa particularité? Sur sa façade trône le premier lion de Belfort. Il y en a évidemment beaucoup d’autres dans la ville (plus d’une centaine dit-on), prétexte d’ailleurs à un jeu de piste proposé dans la brochure groupes. On poursuit par la place d’Armes et sa cathédrale Saint-Christophe, en grès rose des Vosges et construite à la demande de Vauban. En face, le monument Quand-Même, symbole de la résistance à l’invasion et de la protestation contre le démembrement de la patrie. Juste à côté se dresse un charmant kiosque à musique classé fin XIXe en regard de l’hôtel de ville et son clocheton alsacien. Puis, passées les rues de l’Arsenal et de la Grande Fontaine, les promeneurs arrivent au pied de la citadelle, réalisée par étapes successives du Moyen Âge à la fin du XIXe siècle. Elle a servi de “camp retranché” aux Belfortains pendant la guerre de 1870.

La citadelle, grand site touristique de Franche-Comté

Pour atteindre le sommet de la citadelle, le visiteur devra emprunter ses remparts et s’armer de courage car, attention, ça monte! À moins qu’il ne préfère prendre le petit train touristique de Belfort(2) qui compte 35 places assises. Il circule de début avril à fin septembre. Les jours de pluie, il ne va pas jusqu’en haut pour des raisons de sécurité. Qu’importe, à pied ou véhiculé, le panorama sur les toits de la vieille ville et des campagnes environnantes ne manque pas de charme. Arrivé sur les hauteurs, il ne restera plus que quelques marches au visiteur pour rejoindre la terrasse panoramique où une vue à 360o le guette, de la ligne bleue des Vosges aux contreforts du Jura, avec la vieille ville de Belfort et ses fortifications Vauban. Epoustouflant. Sous la terrasse s’est installé dans une ancienne caserne le Musée d’histoire de la ville de Belfort. Au côté des collections d’objets et de souvenirs de la préhistoire au siècle dernier, le musée s’est enrichi d’un espace consacré à Bartholdi, sculpteur du célèbre lion de Belfort, mais aussi de la statue de la Liberté à New York. L’artiste est mis en avant à travers six salles qui tissent un scénario aussi bien biographique qu’artistique. De nombreux dessins, sculptures, gravures et photographies anciennes sont présentés. Toujours sur le site de la citadelle, ne manquez pas la visite du Grand souterrain. À l’aide d’un audioguide mettant en scène des personnages drôles et émouvants projetés sur les murs, l’histoire de Belfort est contée. Comptez environ une heure de découverte pour ce parcours sons et lumières, adapté au confort des visiteurs. La visite du site belfortain se termine par l’incontournable lion de Belfort. Fidèle à son poste depuis 1880. Fort et imposant, il veille sur la ville depuis son promontoire rocheux. Réalisé en grès rose des Vosges, il mesure 22 mètres de long et 11 mètres de haut.

Entre art et nature

À une vingtaine de kilomètres de Belfort, se situe le village de Lachapelle-sous-Chaux. C’est ici, au cœur d’un paradis de verdure de 25 hectares que sommeille le musée Gantner, du nom de l’artiste peintre français. Il est particulièrement connu pour ses paysages dont le musée expose une cinquantaine de toiles, aquarelles et dessins. Deux autres salles sont consacrées à la collection personnelle de l’artiste: objets d’arts, antiquités égyptiennes, livres… À l’extérieur, un arboretum attend le visiteur où de plus de 500 espèces différentes évoluent. À travers un libre parcours, les promeneurs peuvent observer le paysage: étangs, torrents, jardins japonais, ponts, passerelles, forêt de mousse. Ici, il n’est pas rare de croiser quelques animaux. Un véritable havre de paix.

Enfin, c’est l’envol vers le Ballon d’Alsace qui culmine à 1 247 m d’altitude et classé Grand site national depuis 1982. “Le marcheur qui parvient au sommet met un pied sur l’Alsace, l’autre sur la Lorraine, étend son bras sur la Franche-Comté. Son regard se perd avant que l’horizon ne se termine”, relatait un ascensionniste au XVIIIe siècle. Une fois parvenu au sommet, le panorama est à couper le souffle. Des randonnées guidées d’une heure minimum sont organisées et adaptées selon les niveaux et les capacités de chacun. Seule condition: se munir de bonnes chaussures. Il n’y a pas de réelles difficultés sur les parcours proposés. Le Ballon d’Alsace offre, à toutes les saisons, des occasions de promenades et d’activités sportives hors du commun.

La particularité de la structure de Belfort Tourisme est d’être à la fois comité départemental de tourisme pour le territoire, mais aussi office de tourisme pour la ville.

Il est géré par Belfort Tourisme. Outre la citadelle, le petit train touristique propose une balade commentée de la vieille ville.

Focus
Corine Binet, responsable du service groupes à Belfort Tourisme

Corine Binet est arrivée il y a deux ans à Belfort Tourisme. Sa mission: développer le service groupes "en lui donnant une nouvelle dynamique commerciale", dit-elle. Une nouvelle brochure voit le jour (celle de 2010/2011), totalement relookée "et beaucoup plus attractive dans son contenu comme dans sa forme, souligne-t-elle. Il s’agissait de faire vivre une réelle découverte de Belfort et de son territoire". La prochaine version 2011/2012 sortira en début d’année prochaine, avec une offre enrichie "de combinés Belfort/Suisse et Belfort/Alsace", annonce Corine Binet, soulignant ainsi l’atout frontalier du territoire. Dans la logique et la continuité de cette nouvelle dynamique, Belfort Tourisme a intégré cette année le Club Groupes de la Rn2D (ex-fédération nationale des comités départementaux du tourisme). "Dans la brochure regroupant l’offre de l’ensemble des adhérents, nous avons mis en avant Belfort à découvrir sur une journée", indique-t-elle. Le produit phare par excellence. L’an passé, le service groupes a réalisé 50 contrats, puis de janvier à mi-septembre 2011, ils sont passés à 90. "Sur cette dernière période, nous avons totalisé 3 600 pax en groupes, soit une augmentation de 20 % par rapport à l’année dernière", précise Corine Binet, qui affiche son ambition de passer à 20 % supplémentaires sur 2011/2012.

Hôtellerie/restauration

La Table de ma grand-mère (Giromagny)

Ouvert en 2007, ce restaurant est situé sur la route menant au Ballon d’Alsace, à une dizaine de kilomètres de Belfort.

Si l’environnement n’a pas de cachet particulier, une fois la porte de l’établissement franchie, le décor change. Les groupes sont plongés en plein XIXe siècle, donnant au lieu un aspect convivial et cosy. Le restaurant occupe le bâtiment de l’ancienne gare, laissé à l’abandon pendant trente ans. La salle principale a une capacité de 40 couverts (20 supplémentaires dans une autre pièce adjacente). Les groupes y sont accueillis en déjeuner et en dîner, un dîner proposé aux chandelles et aux lampes à pétrole comme autrefois. Une cuisine traditionnelle est servie, avec quelques spécialités à l’exemple de la poule au pot ou du pot-au-feu, l’un comme l’autre mijoté dans une cuisinière à feu de bois. Les menus incluent un apéritif, une entrée, un plat, un dessert, un café ainsi qu’une bouteille de vin pour quatre. Les tarifs groupes sont proposés sur la base de 20 pax, avec une gratuité pour le conducteur et l’accompagnateur.

Le restaurant est ouvert tous les jours, toute l’année. Parking autocar à côté de l’établissement.

Tél.: 03 84 29 76 65/www.table-grandmere.fr

Le Grand hôtel du tonneau d’or** (Belfort)

L’hôtel, qui ne fait pas restaurant, est situé en centre-ville, à quelques mètres à pied du quartier historique. L’environnement est tout à fait calme. Il a ouvert en 1924 (le bâtiment date, lui, de 1907), comme en témoigne encore aujourd’hui la décoration de son vaste hall d’accueil à l’ambiance néoclassique, avec ses vitraux ou encore son imposant escalier. Ses 52 chambres réparties sur trois étages avec ascenseur sont plus standards, arborant un mobilier contemporain. Depuis le début de l’année, des travaux de rénovation sont effectués pour chacune d’entre elles. Les tarifs groupes sont appliqués sur la base de 20 pax avec une gratuité pour 20. L’établissement est ouvert toute l’année, tous les jours.

L’autocar dépose le groupe devant l’hôtel, puis stationne à 800 m de là au parking de l’Arsenal.

Tél.: 03 84 58 57 56/www.tonneaudor.fr

Pratique

Belfort Tourisme

Tél.: 03 84 55 90 97

groupes@belfort-tourisme.com

www.belfort-tourisme.com

Stationnement autocar à Belfort

Rond-Point de l’Atria/Porte de Brisach/parking de l’Arsenal et rue Xavier Bauer (près du cimetière national 1914/1918). Tous ces parkings sont gratuits, accessibles jour et nuit.

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