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Gers: le bonheur est bien dans le pré… mais ça se travaille!

Enquête | publié le : 01.10.2019 | Dernière Mise à jour : 25.09.2019

Le fait que la Journée du slow tourisme se soit tenue dans le Gers n’est pas un hasard. Le département développe le concept depuis plus de 10 ans. Le Comité départemental du tourisme pilote Terra Gers, un contrat SpôTT (structuration de pôles touristiques territoriaux) orienté sur le slow. Retour avec José Louis Pereira, directeur du CDT sur un travail de longue haleine.

Pourquoi le Gers est-il en avance en matière de slow tourisme?

En 1995, le film Le Bonheur est dans le pré a été très identifiant pour notre département. Nous faisions du slow tourisme sans le savoir, comme Monsieur Jourdain! Le Gers étant préservé industriellement et contourné par les voies de communication, cela portait une promesse en phase avec les préoccupations sociétales. Et cela correspond à nos valeurs: l’anti bling-bling, l’accueil, du locavorisme. Ces atouts allaient nous permettre d’annualiser la présence touristique. Aujourd’hui c’est bien établi: 25 % des flux viennent au printemps, 36 % en été, 19 % à l’automne et 20 % en hiver. Pour 1,7 million de visiteurs à l’année, générant 300 M€ de retombées, c’est intéressant mais il y a encore une marge de progression.

Vous évoquiez le fait d’être à l’écoute des clientèles

En 2005 nous avons fait une étude de clientèle. Il y avait un certain vieillissement alors nous avons ouvert le club Friendly qui cible les 30 et 40 ans, puis le club Gay Friendly qui était le premier à la campagne! Et le Petit d’Artagnan pour les familles, qui représentent 38 % de la clientèle.

Deux autres tendances s’affirmaient, dont l’œnotourisme. Riches de six appellations, nous avons été labellisés Vignobles &Découvertes. Et on sentait que l’écotourisme était une attente de fond. Mieux se nourrir, être respectueux de l’environnement, partager des expériences, être dans un milieu apaisé avec une certaine esthétique… Nous pouvions nous appuyer sur du tangible. Mais ça a été le plus long à mettre en place, presque 2 ans et demi!

Pourquoi était-ce difficile?

Rentrer dans une économie respectueuse touche a beaucoup de choses: l’élevage des animaux, la réglementation alimentaire, l’énergie, le tri sélectif… C’est important de le rappeler car tout le monde s’en empare et parfois sans contenu!

Dans les années 2010 nous avons eu des pôles d’excellence rurale, ça a été un tournant autour de l’alimentaire, le bio, l’éco-construction. Nous sommes devenus le premier département bio de France. Et ça a rebondi sur le tourisme. Nous avons développé Terra Gers, hypertransversal, intégrant les grands festivals culturels. Cela nous a permis de bénéficier de l’ingénierie d’Atout France pendant 12 jours. Nous sommes partis sur l’œnologie et l’itinérance douce. Ce n’est pas seulement un positionnement marketing, c’est l’aboutissement d’un long travail.

Aujourd’hui, le SpôTT Terra Gers représente 1 100 prestataires chartés, 16 stations vertes, 2 stations de pêche, les Tables du Gers et Bistrots et terrasses du Gers, 18 marchés… Avec de l’itinérance douce: pédestre, cycliste, dont des vélos électriques, équestre, en canoë-kayak et 21 circuits en voitures électriques avec 37 bornes rechargeables.

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