Avec ses adeptes de circuits organisés et de visites culturelles, mais qui n’ont pas envie de refaire leurs valises quotidiennement et qui privilégient surtout des navires à taille humaine, la croisière fluviale surfe sur une vraie dynamique. Nouvelles destinations exotiques, développements des produits phares, prestations toujours plus soignées, quête de groupes spécifiques… en avant toute, le tourisme fluvial accélère encore sa cadence.
Près de 30 millions de passagers sont prévus pour les croisières 2019! Si le chiffre impressionne, et progresse encore sensiblement (il était de l’ordre de 28 millions en 2018), précisons qu’il concerne bien l’ensemble des croisières, surtout maritimes, recensées par l’Association internationale des compagnies de croisières (CLIA), la plus grande association professionnelle au monde dans le secteur des croisières. Toujours selon le CLIA, plus spécifiquement en France, la tendance est également positive sur l’année 2018 avec un quasi + 4 % de hausse sur les trois premiers trimestres comptabilisés. Ainsi, après trois années de recul (615 000 passagers en 2015, 543 000 en 2016 et 491 000 en 2017), le marché hexagonal de la croisière devrait aisément repasser la barre des 500 000 passagers/an.
La dynamique est là. Et la croisière fluviale dans tout ça? Elle est considérée comme un marché moteur, par le CLIA qui précise que « près de quatre agents de voyages sur cinq (79 %) affirment que la croisière fluviale est, dans une certaine mesure ou dans une large mesure, un bon moyen d’initier les clients à la croisière ». Et d’ajouter que « les agents de voyages disent le plus souvent, et à une écrasante majorité, que l’intérêt de leurs clients pour les croisières fluviales vient du désir de vivre quelque chose de nouveau ou de différent. Derrière ce marché substantiel, on trouve des demandes pour de plus petits navires, des voyages d’immersion… ». Aussi, pour le CLIA, les croisières fluviales les plus populaires sont celles proposées pour découvrir l’Europe, avec une croissance de 53 % des voies de l’Est (Rhin, Moselle, Danube, Elbe), 30 % des canaux occidentaux (Seine, Loire, Saône) et 24 % au sud (Rhône, Dordogne, Garonne, Douro, Po).
Pour Voies navigables de France, établissement qui entretient, exploite et développe le plus grand réseau européen de voies navigables, les voyants sont aussi au vert. Selon les derniers chiffres publiés, le tourisme fluvial a également retrouvé une croissance, notamment grâce au retour de la clientèle étrangère (70 % de la clientèle totale).
En France, la chute de l’activité en 2016 était due aux attentats ainsi qu’aux crues de la Seine. Ainsi, en 2017, le tourisme fluvial global (paquebots fluviaux, péniches hôtels, bateaux promenade, etc.) a représenté 11,2 millions de passagers et 1,8 million de nuitées sur notre territoire, soit une forte progression en regard de l’année précédente (9,9 millions de passagers en 2016). Et comme le précise encore VNF, on constate une dynamique d’offre propre à chaque filière avec, entre autres, une augmentation notable du nombre de paquebots fluviaux sur le Rhin, et une grande stabilité pour les bateaux promenade. Pour ces derniers, dont l’activité se concentre à 70 % en Île-de-France, ce sont bien plus de 10 millions de passagers qui ont été transportés en 2017. Dans le même temps, pour les deux filières de croisière, l’activité a bien évolué: + 7 % de passagers transportés pour les péniches hôtels, et + 9 % de passagers transportés pour les paquebots de croisière.
Aussi, VNF souligne que « le potentiel de développement est encore conséquent pour les fleuves intérieurs en France: le Danube accueille 240 bateaux, alors que les réseaux fluviaux intérieurs français (hors Rhin) ne sont fréquentés que par 53 paquebots. Sur l’axe Seine, en particulier, les perspectives de développement sont considérables ».
En Europe, le marché de la croisière fluviale reste toujours dominé par la compagnie bien nommée CroisiEurope, mais composé aussi par ailleurs d’une multitude d’acteurs de différentes tailles, présents sur nos différents fleuves, rivières et canaux. Avec CroisiEurope, à l’évidence, le groupe familial Schmitter navigue à rythme très soutenu. L’essor de cette compagnie alsacienne, née en 1976 à Strasbourg, se poursuit encore. Rien que sur ces trois dernières années, de nombreux développements ont marqué l’entreprise: nouveaux bateaux sur le Douro, le Danube, le Rhin ou encore sur le Mékong en 2017; puis sur l’Elbe, la Seine, le Rhône, et même le Zambèze en 2018; enfin, lancement en 2019 du MS Amalia Rodrigues sur le Douro, et restauration complète du MS Victor Hugo pour le Rhin, le Danube et l’Elbe… La flotte CroisiEurope n’en finit pas de s’étoffer, avec plus d’une cinquantaine de bateaux en pleine propriété. Elle s’ouvre aussi aux destinations les plus lointaines, avec à son programme l’Afrique australe, l’Égypte, l’Asie du sud-est, ou encore l’Inde. Chaque année, plus de 200 000 passagers embarquent sur ses navires, et la compagnie regroupe 1 600 salariés à travers le monde, comptant cinq agences en France (Strasbourg, Paris, Lyon, Nice et Nantes), deux à l’étranger (Bruxelles et Lausanne), mais aussi quatre call centers à Madrid, Londres, Phnom Penh et New York. Enfin, son chiffre d’affaires grimpe encore, avec une prévision à plus de 186 millions d’euros pour l’exercice 2019, grâce, notamment, à une progression des passagers vers l’Afrique australe, le Cambodge et le Vietnam ou la Russie.
Si le succès international ne se dément pas pour CroisiEurope, un autre acteur en a fait son crédo, à savoir Rivages du Monde. Créée en 2001, cette entreprise s’est d’abord spécialisée sur la Russie, y embarquant plus de 10 000 passagers français dès 2003, puis s’est diversifiée à partir de 2004 avec le Mékong, le Danube ou encore les croisières côtières en Croatie…
Désormais, au catalogue Rivages du Monde, on trouve encore et toujours la Russie, l’Europe, l’Asie, mais aussi les Amériques et l’Afrique. Ainsi, depuis 2017, son chiffre d’affaires a largement dépassé les 50 millions d’euros avec, comme modèle de fonctionnement, des navires intégralement affrétés (sur des périodes plus ou moins longues), afin de proposer des croisières francophones et avoir une maîtrise intégrale des produits (itinéraires, vie à bord, organisation des excursions), ou encore une exclusivité sur certaines destinations. « Nous consolidons encore notre position en Russie, notre marché référence. Pour 2020 nous aurons un troisième bateau en affrètement total de mi-mai à mi-septembre, avec le MS Ivan Bounine, en catégorie Prestige. Au total, grâce à nos trois bateaux, ce sont plus de 7 000 clients français que nous ferons partir en Russie en 2020 », confie Sarah Cortes-Martin, la directrice commerciale de Rivages du Monde.
Dans une toute autre mesure, une récente acquisition mérite ici d’être soulignée: fin 2018, le groupe familial rhônalpin Berthelet est devenu le premier opérateur de transport de voyageurs par autocar à se développer dans le transport fluvial, ceci en s’offrant les Grands Bateaux de Provence à Avignon. Ce rachat offre un beau potentiel et des synergies avec les activités de voyagistes de Berthelet. « Cette croissance externe concourt à enrichir notre offre de prestations d’agence de voyages auprès de nos clients particuliers et des entreprises, dans le cadre de l’organisation de séminaires par exemple », expliquait récemment Aurélien Berthelet, directeur général. « Cette acquisition est aussi, et avant tout, le fruit d’une rencontre, car nous partageons des valeurs communes avec cette entreprise qui se caractérise par une forte culture du service et attache de l’importance au respect et à l’épanouissement professionnel de ses collaborateurs. » Notons ici que la société Les Grands Bateaux de Provence possède quatre bateaux aux activités complémentaires: une navette gratuite 100 % électrique de 50 places, opérée pour la ville d’Avignon et permettant de relier les deux berges du Rhône, un bateau hôtel-restaurant de 23 cabines doubles qui propose des croisières de quelques jours et des prestations à quai, ainsi que deux bateaux restaurants panoramiques, le Saône de 115 places et le Mireio de 240 places. Pour ce dernier, le produit phare des Grands Bateaux de Provence, un réaménagement intérieur est d’ores et déjà prévu. L’accent va également être mis sur la montée en gamme des services, notamment au niveau de la restauration.
Si les grands fleuves d’Europe ne manquent pas, au Portugal, le Douro est incontestablement devenu un des spots préférés des croisiéristes. Avec le MS Amalia Rodrigues, CroisiEurope lance en effet son sixième bateau sur le fleuve d’or, répondant une nouvelle fois à une forte demande pour cette partie sud de l’Europe, entre autres pour les groupes. Le taux de remplissage des navires y est exceptionnel. La destination a ainsi attiré plus 20 600 passagers en 2017 sur les navires de la compagnie alsacienne, avec des itinéraires toujours autant appréciés pour les paysages uniques proposés par le Douro. Comme le MS Miguel Torga lancé il y a deux ans par CroisiEurope, le MS Amalia Rodrigues est classé « 5 ancres » et dimensionné selon les standards maxi envisageables sur ce fleuve (passage des écluses oblige), à savoir 80 m de long. Autres points communs, il dispose de trois ponts et peut accueillir 132 passagers grâce à ses 66 cabines doubles. « On continue notre développement au Portugal où, en quelques années, nous avons construit plusieurs bateaux. On peut vraiment considérer aujourd’hui que le Douro fait partie des grands classiques de la croisière fluviale, au même titre que le Rhin et le Danube », commente Lucas Schmitter, en charge du e-commerce chez CroisiEurope.
Parallèlement, pour 2020, Rivages du Monde affiche également de nouvelles ambitions sur l’adoré Douro. « On arrive en force avec un bateau 5 étoiles, très haut de gamme et doté de 112 places, le Queen Isabel que nous affrétons à 100 %. Bien sûr, nous étions déjà sur le Douro auparavant, mais avec un bateau d’une plus petite capacité », souligne encore Sarah Cortes-Martin, la directrice commerciale de Rivages du Monde.
Mais au sud de l’Europe, comme partout ailleurs, une autre tendance se confirme aussi dans l’univers du tourisme fluvial, la montée en gamme du produit! Les navires « 5 étoiles » évoqués ci-avant correspondent au niveau le plus élevé de la compagnie Rivages du Monde qui, en 2018, a décidé de catégoriser les bateaux qu’elle affrète. La gamme Élégance correspond aux plus petits navires, pouvant accueillir de 40 à 80 passagers. Les espaces collectifs sont moins nombreux que sur les navires plus importants, mais consistent toujours en une salle de restaurant assez spacieuse pour accueillir tous les passagers, ainsi qu’un salon.
Un cran au-dessus, la gamme Prestige, elle, se compose de navires à l’ambiance moderne et épurée. Il s’agit là de bateaux nouvellement construits, ou rénovés très récemment. Les espaces collectifs sont spacieux et, là encore, conçus pour accueillir l’intégralité des passagers lors des repas. Tous les bateaux de la gamme Prestige sont aussi dotés de larges ponts extérieurs. Enfin, au sommet de l’offre Rivages du Monde, la gamme Signature rehausse encore le niveau, disposant parfois d’équipements spécifiques avec de grands espaces de détente. Pour exemple, le MS Tchekhov dédié à la Russie et inauguré en ce mois de mai 2019, propose une belle piscine panoramique intérieure chauffée.
Pour sa part, CroisiEurope, qui a la particularité d’être créateur de programmes mais aussi concepteur de bateau, a également mis le cap sur le grand confort, voire le luxe avec ses plus beaux fleurons. Il y a désormais quasiment autant de bateaux « 5 ancres » (le plus haut niveau de prestations de la compagnie alsacienne) que « 4 ancres » au catalogue. Deux navires récemment lancés illustrent spécifiquement cette montée en gamme. Le RV Indochine II sur le Mékong (Cambodge et Vietnam), entièrement habillé de bois exotiques, est doté d’un immense salon-bar panoramique (110 m2), d’un autre bar à l’extérieur, d’une piscine réfrigérée et abritée sous un auvent, ou encore d’une salle de massage à bord. Ses 31 cabines sont spacieuses (18 m2), baignées de lumière avec leurs baies vitrées frontales et, évidemment, climatisées. Le RV African Dream, lui, dédié à l’Afrique australe, se distingue par sa capacité volontairement limitée à 8 cabines double très haut de gamme, son pont d’observation, ou encore, son espace solarium avec piscine. Le concept de ce produit est aussi d’être couplé avec un lodge tout aussi exclusif (8 bungalows avec piscine privée pour chacun d’eux). Si CroisiEurope n’avait jamais commercialisé de croisière fluviale aussi luxueuse, le succès est encore au rendez-vous: 2 500 pax enregistrés en 2018, dont 70 % de Français, pour un taux de remplissage proche des 85 %! Un succès qui amène d’ailleurs l’entreprise à doubler la mise pour cette destination africaine en 2020 où le RV African Dream aura son jumeau avec le futur RV Zimbabwean Dream. « Avec ces produits, on touche vraiment une nouvelle clientèle », se félicite Éric Collange, le directeur commercial France de CroisiEurope. C’est aussi le cas des croisières thématiques s’adressant chez ce producteur, comme chez les autres, à des groupes affinitaires adeptes de sport auto comme de musique ou encore de randonnées pédestres. Une diversification en plein boum, pour un indispensable renouveau.
> 11,2 millions de passagers en 2017, toutes filières confondues.
> 7,4 millions de passagers transportés par les bateaux promenade en Île-de-France en 2017, soit une hausse d’activité de 20,5 % par rapport à 2016.
> Effectif 2017: 153 paquebots fluviaux (22 190 places), 91 péniches hôtels (1 328 places), et 365 bateaux de promenade (dont 124 rien qu’en Île-de-France).
> Sur ce même exercice, ce sont 404 700 passagers qui ont été transportés sur les paquebots fluviaux, et 21 940 passagers sur les péniches hôtels.
(*) chiffres publiés par Voies navigables de France en juin 2018.
Le Danube avec Travel Europe
Le voyagiste autrichien embarquera ses clients sur le Danube, à bord du MS Klimt, pour une croisière Vienne-Vienne, en passant par Linz, Passau, Bratislava et Budapest. Ce navire de 110 m de long, classé 4 étoiles (rénové en 2006), compte 68 cabines double de 15 m2 et 4 cabines doubles de type suite de 23 m2.
Douro et Russie pour Rivages du Monde
• Un bateau de plus grande capacité, mais aussi très luxueux, est annoncé au Portugal sur le Douro par Rivages du Monde. Le Queen Isabel (construit en 2013) entre dans la catégorie « 5 étoiles » dite Signature du croisiériste. Il est doté d’une piscine avec nage à contre-courant, d’une salle de sport, et d’un salon de massage. Il compte 56 cabines double, de 15 m2 pour les Deluxe, 20 m2 pour les Deluxe Balcon, ou 30 m2 pour les Suite Balcon.
• Un troisième bateau arrive aussi en Russie, le MS Ivan Bounine (rénové en 2019) pour naviguer de Moscou à Saint-Pétersbourg. Ce nouveau venu dans la flotte Rivages du Monde, intègre, lui, la catégorie Prestige: Junior Suites avec superficie de 18 m2, cabines Confort de 9 m2, mais aussi deux Suites de 28 m2.
CroisiEurope vers l’Égypte, l’Inde, l’Afrique…
• Dès janvier 2020, CroisiEurope ira en Égypte, sur le Nil, de Louxor à Assouan. Le bateau, un « 5 ancres », sera affrété, avec une quarantaine de passagers possibles à bord.
• À partir de mars 2020, c’est un second bateau (8 cabines doubles pour un maxi de 16 passagers) qui naviguera entre Afrique du Sud, Botswana, Namibie et Zimbabwe (une exclusivité CroisiEurope): le RV Zimbabwean Dream sera l’équivalent du RV African Dream lancé en 2018. Rappelons que le concept de ce voyage mixe nuitées sur le navire et nuitées en bungalow (avec piscine privée) au bord du fleuve Zambèze.
• En septembre et octobre 2020, c’est un circuit sur le Gange que prépare CroisiEurope, ceci à bord d’un bateau très haut de gamme et d’inspiration coloniale. Une quarantaine de passagers y sont prévus par rotation. Au programme: la découverte de l’Inde spirituelle, de Calcutta à Bénarès, avec possibilité d’extension au Rajasthan avec visite du Taj Mahal.
• Pour l’Europe, la nouveauté concerne une croisière italienne depuis la lagune de Venise à Mantoue, via le canal Bianco, sur le MS Michelangelo. Cette navigation inédite met notamment Vérone sur son parcours, mais aussi la visite du musée et de la maison natale d’Enzo Ferrari à Modène. Une possibilité d’extension Milan et lac de Côme est prévue.
• Côté France, à bord du MS Cyrano de Bergerac, un itinéraire connu depuis Bordeaux, dans l’estuaire de la Gironde, s’ouvre désormais jusqu’à Royan. Nouvelles escales et excursions à la clé: Rochefort et la Corderie Royale, La Rochelle et Saintes.
Le croisiériste américain Uniworld, spécialisé dans le fluvial de Luxe, a décidé de rajeunir le genre en lançant sa marque U. Derrière ce U, des navires repensés et un concept conçu pour séduire la génération dite des « Millennials », née autour de l’an 2000. U se veut ainsi une « approche fraîche de la croisière » avec ses deux bateaux de 120 passagers jouant la carte d’une décoration très flashy et naviguant sur des itinéraires dédiés en Europe, au plus près des capitales branchées du vieux continent, à savoir sur les fleuves d’Allemagne, d’Autriche, de Slovaquie, des Pays-Bas et de Hongrie. « Chez U, nous avons toujours pensé que les voyages devaient être relaxants, exaltants, pratiques et adaptés à vos intérêts, tout en même temps. » La base des prestations est connue, chambre en pension complète à bord, mais avec quelques spécificités parfois, comme l’accès à des chambres triples spacieuses pour les groupes et les célibataires ce qui permet de proposer plus de place que d’habitude aux voyageurs solitaires. Évidemment, avec U, les soirées débutent au bar Ice et au Rooftop Lounge, un endroit parfait pour se faire de nouveaux amis, profiter du set du DJ ou simplement se détendre. Elles se poursuivent en dansant, avec un casque sur la tête (si, si) pour une ambiance disco silencieuse et respectueuse des autres passagers mais aussi des passants et résidants à terre. Bien sûr, avec U, les cours de yoga (gratuits, et effectués en plein air sur le pont supérieur) sont de mise. Et il va de soi que le wifi est compris à bord, et que les sorties en centre-ville et autres excursions sont spécifiques (balade à vélo le long du Danube, randonnée dans les vignobles…).