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New York city, ou l’éternelle énergie

Retour à… | publié le : 01.11.2018 | Dernière Mise à jour : 07.11.2018

Auteur

  • Éric Grandsagne

Déjà visitée ou pas, on a tous une idée sur New York. Ou au moins une image, si ce n’est tirée d’un film, retenue d’un reportage sur la ville américaine la plus courue de toutes. Mais découvrir New York City, c’est ressentir son énergie, observer en son cœur, d’en haut comme d’en bas, sa verticalité et, bien sûr, sa faculté à se réinventer.

Contrairement à ce que beaucoup prédisaient, il n’y aura donc pas eu d’effet « négatif » Trump sur l’attractivité des États-Unis. La grande Amérique séduit toujours autant les touristes, et les derniers chiffres publiés sur sa fréquentation en 2017 en attestent: la hausse est là, de l’ordre de 0,7 % sur le dernier exercice comptabilisé, avec un total de 77 millions de visiteurs étrangers sur l’ensemble du pays. Les Français ont participé à cette belle dynamique, puisque plus de 1,66 million de nos concitoyens ont franchi les portiques de la douane américaine sur cette même année 2017. Et parmi eux, 770 000 ont carrément inscrit New York comme leur destination.

Plus globalement, on peut d’ailleurs noter que le succès de Big Apple ne se dément pas auprès des touristes de toutes provenances. Pour la ville la plus courue des USA, la fréquentation a d’ores et déjà été estimée à environ 65 millions de visiteurs sur 2018 (79 % de nationaux et 21 % d’internationaux)! Un hasard, une habitude, un manque d’imagination? Sûrement pas. New York reste une ville inspirante, énergique et audacieuse. Une ville qui s’adapte aussi à son succès avec le développement hôtelier le plus actif du pays: un peu moins de 90 000 chambres d’hôtel recensées en 2011, un peu plus de 100 000 en 2014, désormais au-delà de 120 000 en cette fin 2018, et une prévision de l’ordre de 138 000 d’ici fin 2020…

Cinq points de vue sur Manhattan

New York est une destination à part entière. Pour les individuels comme pour les groupes, elle peut être le point de chute exclusif d’un A/R outre Atlantique, mais s’inscrit aussi bien sûr dans de nombreux circuits proposés sur la côte est du pays, voire plus, avec quelques circuits exceptionnels traversant tous les États-Unis.

Que voir ou revoir à New York? Le champ d’investigation est large, le champ de vision aussi pour les cinq points de vue sur Manhattan que nous retenons ici, comme des symboles de son éternelle énergie.

One World Observatory: inauguré en 2014, le One World Trade Center est bien la tour de tous les symboles, la plus haute de New York, mais aussi de toute l’Amérique du Nord. Elle culmine à 541 m de haut en tenant compte de son antenne de 124 m. Les 541 m de ce building, correspondent à 1776 pieds: référence à l’année de la Déclaration d’Indépendance des États-Unis. Sa localisation est juste à côté de l’emplacement des Twin Towers tombées en 2001… L’observatoire du One World Trade Center qui se situe, lui, à 382 m de haut derrière d’épaisses vitres, offre la vue la plus spectaculaire qui soit. Inutile de chercher, on ne peut pas aller plus haut pour voir la ville et les eaux qui l’entourent. Et le voyage s’effectue à haute vitesse puisqu’il faut moins d’une minute à l’ascenseur pour gravir les 102 étages qui séparent le sol de l’observatoire.

La High Line: cette ancienne voie ferrée aérienne, réhabilitée en parc urbain suspendu de près de 2,5 km de long, est une des promenades préférées des New Yorkais. Depuis son ouverture en 2009, celle-ci vous permet de vous faufiler entre les buildings du bord de l’Hudson pour un autre regard étonnant sur la ville. La High Line passe entre autres par Chelsea Market, une ancienne fabrique de biscuits convertie en un délicieux marché couvert… à découvrir lui aussi.

Top of the Rock: avec le Top of the Rock, c’est un autre observatoire d’exception que New York vous propose. Sa plus belle vue? Oui, sans doute, car perché au plus haut du Rockfeller Center (260 m), au cœur de Manhattan, vous disposez de trois niveaux pour contempler la ville. D’un côté Central Park, de l’autre l’Empire State Building, tout autour le spectacle en vertical. On prend forcément son temps, et d’innombrables photos sur les terrasses du Top of the Rock. De là, New York est vraiment à vos pieds.

Central Park: combien de cinéastes ont partagé leur point de vue sur Central Park, combien de films tournés? Plus de 250 paraît-il! Combien de joggeurs à la journée? Là, c’est plus compliqué… Nous sommes ici dans l’immense rectangle vert de New York: 340 hectares environ, occupant 4 km de long sur 800 m de large en plein Manhattan. Ce poumon de la ville, intégrant plusieurs lacs artificiels, est évidemment un site très apprécié des sportifs et des promeneurs, en toutes saisons. Compte tenu du nombre de touristes attirés par New York, Central Park serait bien le parc le plus visité du pays. Si une de ses entrées est peut-être plus célèbre que les autres, c’est peut-être celle située au niveau de la 72e rue, en face du Dakota Building où John Lenon résidait et devant lequel il fut assassiné. Non loin de cette entrée de Central Park, on trouve le mémorial Strawberry Fields en hommage à l’artiste, avec, au centre d’une immense mosaïque couvrant le sol, le titre d’une de ses plus célèbres chansons, Imagine. Et toujours un fan à côté, prêt à le fredonner.

Le Dumbo: en empruntant le Manhattan Bridge ou le Brooklyn Bridge qui enjambent tous deux l’East River, on quitte Manhattan pour aller vers Brooklyn. Mais c’est bien encore des parcs du Dumbo, acronyme de « Down Under The Manhattan Bridge Overpass » (passage en dessous du pont de Manhattan) que l’on apprécie le spectacle à ciel ouvert. Encore une vue imprenable sur Manhattan, et la fameuse skyline de New York.

La cinquième avenue, entre autres

Manhattan reste un quadrillage impressionnant d’avenues et de rues, avec des numéros pour les nommer dont il est très aisé de comprendre la logique. Du sud au nord du quartier ils grimpent à chaque rue croisée (il y en a une tous les 80 m) par une des multiples avenues suivant la même logique, mais cette fois en transversal. Vous aurez compris que ces dernières sont (quasi) interminables. La cinquième avenue par exemple, mesure près de 11 km de long. Elle est une des artères les plus mythiques de la ville, longeant Central Park au nord, et bordée ensuite par de nombreux bâtiments historiques et célèbres musées de New York (Moma, Rockfeller Center, cathédrale Saint-Patrick, New York Public Library, Empire State Building, Flatiron building…) et autres boutiques de luxe. Vivre sur la cinquième avenue? C’est possible, avec quelques moyens. Juste pour l’anecdote, un appartement y aurait trouvé acheteur pour environ 110 millions de dollars, et le loyer moyen à Manhattan serait de l’ordre de 4 100 $/mois.

Reste que la « cinquième » n’est pas non plus la seule avenue vedette à New York. Broadway, qui, elle, ne répond pas à cette logique de quadrillage géographique et aux appellations numérotées, coupe Manhattan en biais, débutant bien plus au nord de la ville, dans le Bronx, ce qui explique sa longueur exceptionnelle de… 21 km. Broadway c’est évidemment l’avenue des grands théâtres et des comédies musicales, ceci au niveau de Times Square, le lieu le plus illuminé de tous. Times Square, comme une carte postale haute en couleurs, mais sans doute un peu trop façon parc d’attractions commercial. C’est aussi ça l’Amérique, et force est de constater que les visiteurs y affluent, de jour comme de nuit.

Cinq quartiers distincts

Si Manhattan demeure le quartier le plus attractif de New York, il n’en est qu’un des cinq que la ville regroupe. Comme évoqué ci-avant, au nord, le Bronx. Il s’agit du seul quartier de New York qui ne se situe pas sur une île. C’est aussi celui qui compte le plus de parcs et d’espaces verts. À l’est, Brooklyn. Ce quartier, qui s’étend sur plus de 180 km2 est aussi le plus peuplé: 2,6 millions d’habitants sur les 8,5 millions que compte New York. Si c’est depuis les parcs du Dumbo que vous verrez le mieux la skyline de Manhattan, c’est aussi depuis le parc Red Hook, également sur Brooklyn, que l’on peut admirer de face la Statue de la Liberté.

Juste au-dessus de Brooklyn, on trouve le Queens. À chacun ses particularités, celui-ci est le plus étendu de tous les quartiers new yorkais (280 km2). Il est également connu par son large panel de cultures, ses scènes artistiques, sa cuisine multiethnique, son aspect plus sportif aussi avec, en son sud, face à l’Atlantique, la « Jamaica Bay Wildlife Refuge » et la plage de Rockaway Beach, appréciée pour les sports de glisse. Enfin, cinquième élément de New York City, le quartier de Staten Island est assez excentré, mais néanmoins accessible en 20 mn de traversée par ferry, depuis la pointe de Manhattan.

Hugh! Les USA avec Salaün Holidays

À l’instar de Pouchkine pour le catalogue dédié à la Russie, et de Nordiska pour la Scandinavie, début 2018, Salaün Holidays a lancé Hugh! une marque consacrée aux USA et au Canada.

Avec cette brochure, le TO français compte bien dépasser les 8 000 voyageurs annuels vers l’Amérique du Nord, en s’appuyant sur d’inédites suggestions de voyages à la carte. « Historiquement, nous proposions du circuit, mais pas de sur-mesure. Nous comblons ce manque à la façon de ce que l’on fait déjà sur Pouchkine », commente Stéphane Le Pennec, directeur général de Salaün Holidays. Ainsi, sur 180 pages, la brochure Hugh! regroupe des circuits, autotours, séjours découvertes, combinés, city trip…

Nombre de nouveautés enrichissent la brochure Hugh! Parfois en rapport avec New York, mais pas que. Exemples: « Découverte Californienne », avec visite de six parcs nationaux et une croisière dans la baie de San Francisco (circuit de 13 jours); « Authentique Californie », avec visite d’Antelope Canyon et d’un vignoble, découverte de Los Angeles, San Francisco, Sacramento et Palm Spring (circuit de 15 jours); « Découverte de l’Est américain » par ses grandes villes, ou encore, une croisière sur le lac Michigan (circuit de 12 jours); « De Montréal à New York » avec découverte de Québec, Washington, New York et Montréal, les chutes du Niagara, une croisière sur le Saint Laurent (circuit de 12 jours); « La grande traversée des États-Unis », pour un circuit de 40 jours, parcourant 19 états, de l’Atlantique au Pacifique, de Miami à… Honolulu! (par avion, par la route en autocar climatisé, en train de nuit de Chicago à Grand Junction, de nouveau par avion pour rejoindre Hawaï).

Formalités:

> Passeport biométrique ou électronique dont la date de validité restante est d’au moins 6 mois à la date d’entrée sur le territoire.

> Formulaire électronique d’autorisation de voyage (ESTA) obligatoire également. Celui-ci coûte 14 $ et reste valable deux ans à partir de la date d’obtention. Notez que si vous arrivez aux États-Unis par la route (via le Canada ou le Mexique), l’Esta n’est pas exigée. Vous devrez alors remplir un formulaire I-94 à l’arrivée et payer un droit de 6 $.

> Par ailleurs, les autorités américaines ont instauré le visa obligatoire pour les citoyens français qui se sont rendus, depuis 2011, en Iran, Irak, Syrie, Lybie, Somalie, Soudan ou Yemen.

À savoir:

> Il faut compter environ 8 heures de vol entre Paris et New York.

> Le décalage horaire est de 6 heures (en moins, en arrivant à l’aéroport JFK).

> Prévoir un adaptateur de prise électrique pour recharger vos appareils.

> Aucune vaccination obligatoire

> Change: 1 € équivaut à 1,15 $ environ

Adresses utiles:

www.office-tourisme-usa.com www.nycgo.com

Chiffres clefs <

> New York a accueilli 62,8 millions de visiteurs en 2017 (79 % pour leurs loisirs, 21 % pour affaires). Encore une belle progression pour cette destination qui comptait 60,5 millions de visiteurs en 2016 et 58,5 millions en 2015.

> Sur ces 62,8 millions de visiteurs en 2017, 49,7 millions de voyageurs étaient d’origine américaine, pour 13,1 millions de voyageurs internationaux, dont 767 000 Français.

> Les Français, attendus cette année autour des 800 000 visiteurs sur la destination, se classent cinquièmes au hit-parade des touristes étrangers à New York, derrière les Anglais, les Chinois, les Canadiens et les Brésiliens.

Questions à…
Stephan Forget, directeur du réceptif Go West Tours

→ New York, qui attire toujours plus de visiteurs, est-elle aussi une destination qui se développe pour les groupes?

Oui, c’est une destination pour les groupes. Nous y accueillons notamment beaucoup de CE, pour des séjours allant de 3 à 4 nuits. Il s’agit donc d’une clientèle active qui ne réserve le plus souvent que de l’hébergement, complété d’un tour de ville. Avec plus de budget, on peut évidemment y mettre plus de contenu. L’avantage de New York, c’est son offre hôtelière, de plus en plus riche, avec régulièrement de nouveaux établissements. On constate d’ailleurs qu’aujourd’hui, l’hébergement à New York est moins cher qu’il y a 15 ans. L’hôtellerie y est récente et de qualité, comprenant des salles de petit-déjeuner adaptées aux groupes.

→ Quels sont donc les sites et les quartiers les plus appréciés par les Français dans la ville?

Les groupes veulent le plus souvent être logés assez près de Time Square. Et dans 90 % des cas, on peut aussi dire que les Français veulent être directement dans Manhattan. En termes de visite ensuite, ce sont surtout et sans surprise, les grands classiques de New York qui sont plébiscités: le tour de la ville, l’Empire State Building, la Statue de la Liberté, Harlem…

Recommandations

→ Mémorial et Musée du 11 septembre

En lieu et place des anciennes tours jumelles du World Trade Center, qui se sont effondrées le 11 septembre 2001 après les attaques terroristes du même jour, le National September 11 Memorial & Museum est sans nul doute une des visites les plus émouvantes que vous puissiez faire à New York.

Le Mémorial se compose de deux bassins carrés et profonds, alimentés par des chutes d’eau. Ceux-ci sont situés à l’emplacement d’origine des tours détruites. Le musée, lui, a été construit en sous-sol, au niveau des fondations des tours jumelles. On y découvre une chronologie précise des attentats, de multiples documents, des effets personnels des victimes, mais aussi des vestiges et débris. Symboliquement, le Mémorial a été ouvert le 11 septembre 2011, soit 10 ans après les événements tragiques dont il se veut un lieu de mémoire et de recueillement accessible à tous puisqu’il est gratuit. Le musée, payant lui, ne date que de 2014.

→ Une messe Gospel

Le prosélytisme ce n’est pas notre affaire. La croyance en tel ou tel autre dieu non plus, mais le dimanche, à Harlem, la messe Gospel reste un moment fort à vivre. De nombreuses églises accueillent très ouvertement et chaleureusement les touristes, à l’instar de celle de Saint John’s Baptist visitée lors de notre reportage. Précisons que la chorale Gospel et l’ambiance qui va avec ne doivent pas empêcher le respect de l’office religieuse. Qu’importe l’église choisie, mieux vaut donc éviter d’y bavarder (!), les tenues inappropriées (gardez votre short pour les parcs), et les photos et vidéos sans autorisation préalable. Et n’oubliez pas non plus de déposer quelques dollars dans le panier lors de la quête…

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