Quarante-cinq jours après l’accueil du 1er visiteur, le bilan est satisfaisant. Les six salles de grande taille dont une qui fait 1 000 m2 ont visiblement ravi les visiteurs-précurseurs. « Tout le monde est emballé. Cela signifie que nous avons réussi l’installation. Maintenant c’est le bouche-à-oreille qui va faire la fréquentation de ce site où l’on retrouve de nombreuses traces de l’homme, âge de fer, âge de bronze puis un peu plus tard. Après l’écroulement de l’accès, c’était devenu le domaine des renards et des blaireaux » explique Jean Max Touron qui gère à la fois le parc préhistorique et cette nouvelle grotte attenante. « Les gens peuvent choisir de faire les deux visites, ou l’une ou l’autre, mais c’est très complémentaire », poursuit-il.
Plus que jamais, c’est l’actualité et même avec une pointe de passion supplémentaire. « La traversée de notre cathédrale sur un câble tendu en première mondiale a connu un énorme retentissement. Le public adore. Et nous choisissons désormais des highliners artistes. Nous allons donc poursuivre dans cette direction. Nous travaillons aussi sur la mise en musique de nos cavités. Nous avons mis en place cette année une petite musique subliminale dans notre cathédrale. Cela apaise les visiteurs. C’est comme si cela imposait le respect du lieu », explique Guilhem De Grully qui promet de nouvelles aventures acrobatiques pour l’automne et la saison à venir alors que les petites projections vidéo mises en place en 2017 atteignent parfaitement l’objectif d’interactivité.
Lancée cet été, c’est l’attraction qui cartonne. « Tout le monde est captivé. Cela plaît beaucoup même si cela décoiffe un peu les puristes du monde souterrain. Les enfants sont ravis et c’est important », indique Mélina Cousi, la directrice, passionnée par le mapping vidéo et la projection d’images sur les parois. D’autant, qu’elle apporte une dimension pédagogique puisque cela permet en images de comprendre la formation de l’aven. Mélina Cousi entend développer l’entrée par la voie naturelle, une expérience riche en fortes sensations qui se fait en fin de journée à un moment où les visiteurs ont déserté l’aven. « On peut le faire à la demande pour des groupes. Faire descendre une dizaine de personnes cela prend une heure de temps et c’est un moment très excitant de la visite », poursuit la directrice qui développe les prestations à la carte, sur devis, pour coller au mieux aux envies des organisateurs de voyage et surtout aux voyageurs.
Dans le massif éponyme, sur la commune de Labalme (Ain), c’est une autre perspective qui s’ouvre avec la volonté de développer les activités réceptives et d’apporter une offre complète de destination avec visite des grottes et activités ou restauration en surface. « C’est la construction d’une grande salle de pleine nature à la surface qui nous permet de répondre ainsi à une forte demande et de proposer une journée complète en immersion dans la préhistoire. Nous disposons aussi d’un abri forestier en pleine nature », explique Françoise Saint Julien la propriétaire.
Ici, c’est le dialogue entre le monde souterrain et la surface qui attire l’attention avec le sentier Découverte au cœur du Karts. « Les visiteurs sont très sensibles à cette notion de préservation à la fois en surface et en sous-sol » ajoute Christophe Bouquet, le directeur dont l’établissement poursuit sa progression.
À Molain (Jura) le nouveau mode d’énergie solaire est dans toutes les discussions et la curiosité des visiteurs. Les Moisdons sont désormais éclairés à 100 % grâce à l’énergie solaire produite sur place.
En Dordogne, ce sont les visiteurs eux-mêmes qui produisent le courant en pédalant sur des vélos-générateurs. Et l’écolo-générosité sportive des passionnés des grottes semble sans limite.