« Le viaduc fait l’unanimité »
« L’effet Viaduc est toujours présent mais intégré dans la destination. Il reste la porte d’entrée, le point de repère, l’effet miroir du territoire, surtout auprès d’une clientèle internationale de Japonais, d’Américains ou d’Australiens qui viennent pour lui. Les Français l’ont plus assimilé, même si à l’office de tourisme nous avons encore beaucoup de demandes de visiteurs français qui veulent se rendre sur le site. Même le traitement médiatique a évolué, il a porté sur la construction, puis sur l’ouvrage, aujourd’hui sur la destination. Le viaduc fait désormais l’unanimité esthétiquement et économiquement parlant. Toute la population de Millau est derrière lui. Quel que soit le commerce où il se rend, le touriste n’entendra que du positif à son sujet. C’est très important en terme d’exploitation touristique. Mais derrière la notoriété de l’ouvrage d’art, il y a surtout la Méridienne qui a désenclavé une « ville à la campagne », historiquement et culturellement tournée vers la Méditerranée: aujourd’hui, Millau est à deux heures de Marseille, trois heures et demie de Barcelone, et surtout à une heure et demie de Montpellier. Cela dit, l’attractivité doit se travailler au quotidien: il faut notamment donner un coup de pouce qualitatif à l’hôtellerie traditionnelle, qui est ici moins florissante que le parc des campings, gîtes et chambres d’hôtes, et imposer la mutation numérique à des acteurs du tourisme, ce qui, dans une région qui reste rurale, n’est pas simple ».