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Les Terrasses du Port marseillais, modèle français duretailtainment

Marché | publié le : 01.10.2017 | Dernière Mise à jour : 01.10.2017

Navire amiral du groupe Hammerson en Europe, les Terrasses du Port se sont imposées, en l’espace de quatre ans, comme le haut lieu du shopping de la Cité phocéenne et le modèle français du retailtainment.Le groupe a su savamment tirer parti de son emplacement sur la façade maritime. À la tombée du jour, le centre commercial se métamorphose en boîte de nuit géante à ciel ouvert offrant un panorama inédit aux clubbers sur la ligne d’horizon. Les soirées du rooftop sont un must.

Treize millions de visiteurs se sont pressés en 2016 aux Terrasses du Port. Seul centre commercial français à surplomber la mer. Saisissant le potentiel de ce lieu unique, le promoteur Hammerson a fait le pari de pousser à fond le curseur du retailtainment. Au dernier étage, les visiteurs, accoudés au bastingage, regardent le ballet des car-ferries en partance pour la Corse. Sur le pont, les passagers se pressent pour assister à la manœuvre d’appareillage. Voyageurs et shoppeurs sont les acteurs d’un spectacle qui se tient tous les soirs. Le soleil dessine dans le ciel un dégradé de couleurs, dernière pirouette avant de plonger définitivement dans la grande Bleue. Au même moment, les premiers spots s’allument donnant le signal de ralliement aux clubbers… Les Terrasses font vibrer la ville de mai à octobre.

« À l’ouverture, en 2014, nous avons débuté de façon artisanale en organisant des événementiels. En mai 2015, nous avons loué pour vingt ans un complexe de plus de 2 000 m2 comprenant le toit terrasse et le restaurant au groupe Noctis. Les DJ’s se succèdent jusqu’à 2 heures du matin dans cette boîte de nuit à ciel ouvert et font danser tous les soirs entre 2 000 et 3 000 personnes », explique Sandra Chalinet, directrice des Terrasses du Port. Les loisirs constituent un élément phare de la stratégie d’Hammerson. Cinq restaurants (Dalloyau, Le Roy René, Beef House…) sont alignés le long de l’imposante terrasse de 260 m de long.

Sport et culture sont également de la partie. « Nous accueillons des événements sportifs locaux tels que l’Open féminin de tennis avec l’installation de mini cours pour faire découvrir ce sport », ajoute Sandra Chalinet. Les cours de yoga le dimanche matin a ses adeptes. « Chaque année, le festival de Jazz se tient sur la promenade pendant trois jours », ajoute la responsable. On en oublierait presque les 190 boutiques! « Nous sommes un véritable lieu de vie. Nous voulons que les gens se sentent bien et en sécurité, qu’ils restent le plus longtemps possible et passent un moment agréable et original », explique Sandra Chalinet qui ne perd pas de vue l’objectif. Le centre a généré 280 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016.

Tirer le potentiel des croisiéristes

Si la clientèle de proximité génère la moitié de la fréquentation du centre, la clientèle régionale et les touristes comptent pour l’autre moitié. Marseille ces dernières années a tiré son épingle du jeu en augmentant considérablement son offre muséale (MuCem, Fondation Regards de Provence) et en misant sur la croisière avec 1,6 million de croisiéristes. « Les groupes provenant de Nice, Montpellier inclut une halte shopping dans un circuit comprenant des visites de musées. Nous proposons également des visites de groupes organisées au sein de l’association Marseille Autrement qui propose des activités aux nouveaux arrivants afin de découvrir la ville avec un regard différent. Depuis deux ans, nous accueillons des groupes de 15 à 20 personnes à raison d’une visite par mois », raconte la responsable du site qui dispose de quatre emplacements pour le stationnement des cars. Parmi les 190 boutiques réparties sur les 62 700 m2 du centre, quelques marques phare attirent les visiteurs notamment Apple et le Printemps. De très nombreux services sont associés (salle de sport, une garderie, de la wifi, prêt de poussettes et de fauteuils roulants, bracelets pour localiser ses enfants, détaxe groupée…). « Dès sa conception, le centre a été pensé pour offrir un maximum de bien être avec une belle luminosité, des larges allées, de la sécurité », précise Sandra Chalinet qui ajoute que l’art fait partie intégrante du site.

Projet d’extension

L’investissement de 466 millions d’euros d’Hammerson dans la construction des Terrasses du Port pourrait se poursuivre. Le promoteur ayant émis le souhait de se positionner sur un projet d’extension du centre commercial en lieu et place des hangars portuaires. Cette fois, il s’agit d’aller encore plus loin et d’offrir aux visiteurs des expériences uniques. « Nous voulons accentuer la dimension loisir en proposant une nouvelle adresse aux familles et touristes. Ce peut être du team building, des activités sportives », explique Sandra Chalinet. Cet été, le président du conseil de surveillance du Grand port Maritime de Marseille, Jean-Marc Forneri, a annoncé avoir été approché par des investisseurs. « Nous imaginons un parc de loisirs indoor, un parcours en 3mais, ce qui est sûr, c’est que nous n’allons pas refaire une galerie commerciale », a précisé M. Forneri qui annonce le lancement de l’appel à projets en décembre 2017.

Europacity un projet contesté

Illustration emblématique des futurs centres commerciaux « ludiques », EuropaCity est un projet immobilier dans le cadre de l’aménagement du Grand Paris regroupant: 150 000 m2 de surfaces de loisirs dont un parc à thèmes, un parc aquatique, ou un parc des neiges et un parc d’aventure; 50 000 m2 de surfaces culturelles dont une salle circulaire pouvant accueillir un cirque permanent, une salle de spectacles, une grande halle d’expositions, un espace culturel à destination du jeune public, un centre culturel dédié au cinéma; 2 700 chambres d’hôtels; 230 000 m2 de surfaces commerciales; 10 hectares de parc urbain; 100 000 m2 d’espaces en plein air à usage public; 7 hectares de ferme urbaine; 20 000 m2 de restaurants; 20 000 m2 pour les congrès et séminaires. Il devrait voir le jour en 2024 sur le « Triangle de Gonesse », le long de l’autoroute A1, entre l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle et l’aéroport de Paris-Le Bourget, à la limite de la Seine-Saint-Denis. L’investissement de quelque 3 milliards d’euros est porté par Immochan, filiale du groupe Auchan et le groupe chinois Wanda. Mais les oppositions se font de plus en plus nombreuses, avec des réticences au niveau du ministère de la Transformation écologique, et un avis défavorable de l’enquête publique de révision du PLU.

Pour autant, les porteurs du projet sont déterminés à affronter les obstacles pour matérialiser le complexe avec l’ouverture des JO 2024.

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