Vous pouvez proposer à vos clients de partir à l’autre bout du monde, et les émerveiller. Mais vous pouvez aussi leur suggérer de juste traverser un bout de Méditerranée et de séjourner sur ce joyau français, authentique et préservé, qu’est la Corse. Une île dont la beauté fait l’unanimité, parfaite pour une destination groupe, au printemps comme à l’automne.
Qui ne connaît pas la Corse? Encore beaucoup de monde au final, puisque sur les trois millions de touristes que l’île de Beauté recense chaque année, plus de 25 % seraient des primo visiteurs (source Agence touristique de la Corse). Bon, cela fait quand même près de 75 % qui y seraient déjà venus, et font le choix de s’offrir un nouveau séjour sur une destination France globalement plus coûteuse que les autres. Le prix du transport, aérien ou maritime, impacte en effet sensiblement le tarif d’une escapade au beau milieu de la Méditerranée. Reste que la « démocratisation » du transport aérien, avec le fort développement des vols low cost ces dernières années, partant désormais d’une trentaine de villes françaises, a tout de même eu un effet favorable sur l’organisation de courts séjours pour les voyages de groupes.
La Corse est donc plus que jamais « connectée » au continent, mais elle s’en distingue, il faut bien l’admettre, par son exceptionnelle richesse de paysages. Cette année, une nouvelle distinction officielle est même venue souligner l’intérêt d’aller découvrir les îles Sanguinaires et la pointe de la Parata, tout près de la ville d’Ajaccio, le label Grand Site de France leur ayant été attribué.
Pour les groupes, la destination est multiple, mer ou montagne, mer et montagne, Corse-du-Sud, Haute-Corse, avec un argument majeur, évidemment, un climat favorable aux visites, dès le mois d’avril et jusqu’en octobre. Il suffit d’observer les températures moyennes habituellement constatées pour en être persuadé: 20 °C en mai, 22 °C en juin, 23 °C en septembre et encore 20 °C en octobre.
Le parc naturel régional couvre les deux tiers de l’île. La Corse est verte, on y dénombre 4 100 km2 de forêts et de maquis, 120 pics dépassant les 2 000 m d’altitude, dont le Monte Cinto (2 710 m) son point culminant, 1 500 km de sentiers balisés, 25 cours d’eau (c’est l’île la plus irriguée du bassin méditerranéen), mais aussi 1 000 km de côtes. Une île aux trésors, on vous dit! De surcroît, il existe en Corse un grand nombre de sites classés et de réserves naturelles qui ont fait l’objet d’une reconnaissance nationale et d’une inscription au Patrimoine mondial de l’Unesco. Cinq d’entre elles protègent une faune et une flore uniques: les îles Cerbicale, sanctuaire de cormorans huppés, les îles Lavezzi, avec près de 70 espèces de poissons répertoriés, les îles Finocchiarola, la réserve de Scandola, à la fois terrestre et marine, et l’étang de Biguglia où nichent environ 130 espèces d’oiseaux aquatiques.
Mais ce joyau a ses contraintes. Circuler en Corse, qui plus est en autocar, n’a rien à voir avec les trajets que l’on peut effectuer sur le continent. Sur l’île, comme aiment à le rappeler les TO locaux, on ne compte pas en kilomètres mais en temps. Quelques exemples pour bien comprendre: Ajaccio-Calvi, les quasi 170 km s’effectuent entre 3 h 30 à 4 heures; Ajaccio-Corte, comptez 1 h 45 pour parcourir les 80 km; Ajaccio-Bastia, il faut 3 heures alors qu’à peine plus de 150 km séparent les deux villes; 3 heures également pour les 130 km qui relient Ajaccio à Bonifacio; Bastia-Calvi, à peine plus de 90 km, mais 2 heures de trajet; quant à Bastia-Bonifacio, c’est encore 3 heures pour les 170 km de route!
Au-delà des temps de trajet, notez que certains accès sont interdits aux autocars, à l’instar de la D623 dans les gorges de la Restonica, comme cela est précisé sur les brochures d’Ollandini, l’un des grands spécialistes de la Corse. Par ailleurs, il faut savoir que les citadelles de Calvi, Bastia, Corte ou encore Bonifacio ne permettent pas le passage des autocars. Les visites en petits trains touristiques y sont donc conseillées.
Autre spécificité de l’île, il s’agit encore d’une destination préservée du tourisme de masse, avec une capacité d’hébergements pour les groupes qui peut s’avérer parfois limitée en fonction de la période de séjour retenue. Nombre d’hôtels n’ouvrent pas leur capacité d’accueil aux groupes en période estivale, et même pour le printemps ou l’automne, mieux vaut confirmer très tôt les réservations.
Parmi les incontournables acteurs du tourisme corse, Ollandini, déjà cité, a débuté son activité en 1890! Mais nous sommes bien loin des premiers transferts de marchandise à dos d’âne, opérés entre deux villages. Le groupe Ollandini rayonne aujourd’hui sur toute l’île et a dépassé les 38 millions de chiffre d’affaires. Il a fait voyager près de 57 000 personnes l’an passé (en très large majorité sur la Corse, une petite partie s’effectuant aussi sur la Sardaigne). Parmi ses clients, entre 10 et 20 % sont des groupes, ce qui, compte tenu du volume global, n’a vraiment rien d’anecdotique. « Notre chiffre groupe a un peu diminué ces dernières années », estime Aurélien Neri, coordinateur marketing et communication chez Ollandini. « On est un peu victime du coût de la composante transport, mais aussi de la baisse de l’activité de nos agences clientes. Reste que l’intérêt général pour la Corse n’a pas baissé en termes de fréquentation, avec une saison qui s’allonge. C’est pour ça qu’on essaye de diversifier nos produits. On va toujours proposer nos circuits traditionnels, mais on y ajoute désormais de plus en plus de produits à la carte », précise-t-il encore. « Sur la base d’un voyage classique, on peut, par exemple, inclure une prestation avec un concert de polyphonie. Pour cela, nous avons un groupe qui vient dans une église en Haute-Corse, près de Bastia. Cette prestation débute par un exposé sur l’histoire, l’aspect culturel et identitaire de la polyphonie et se poursuit par le concert lui-même. Dans le même esprit, nous pouvons également organiser des rencontres avec des producteurs locaux, des artisans, et tout ce qui touche à l’authenticité corse. Nous avons d’ailleurs d’autres pistes pour de nouveaux produits, avec toujours plus de visites insolites, notamment vers des lieux délaissés. L’idée est évidemment de sortir des sentiers battus. Mais il faut bien reconnaître que parfois, ce sont les clients eux-mêmes qui ont du mal à se laisser convaincre par ces prestations originales. »
Comme tous les TO locaux, Ollandini Voyages a ses valeurs sûres. Le célèbre circuit Isola Bella, entre autres, fait les beaux jours de l’agence depuis de nombreuses années, permettant une découverte très complète de l’île en deux versions possibles. À chaque fois, en point d’orgue d’une boucle de huit jours qui part d’Ajaccio, le fantastique paysage minéral des calanques de Piana, Corte, la capitale historique et culturelle de l’île et sa vieille ville perchée sur un piton rocheux, Calvi et sa citadelle, le tour du Cap Corse, le col de Bavella et ses majestueuses aiguilles, des étapes à Porto-Vecchio, première destination touristique de l’île avec son superbe golfe, puis Bonifacio, ville forteresse bâtie sur d’impressionnantes falaises calcaires et, bien sûr, pour finir en majesté, la ville d’Ajaccio, patrie d’un célèbre Bonaparte.
Pour accueillir les groupes, Ollandini peut également compter sur ses différents complexes hôteliers dans le sud de la Corse: les hôtels Moby Dick 4* et le Castell’Verde 3*, mais aussi les résidences associées Castell’Verde, Cala Sultana et Moby Dick à Santa-Giulia, tout près de PortoVecchio. Correspondant plus à l’activité tourisme d’affaires, Ollandini possède aussi le Radisson Blu Resort & Spa 4* à Porticcio. Face aux îles Sanguinaires, ce dernier fleuron des hôtels Ollandini est ouvert sur le golfe d’Ajaccio, à 50 m d’une plage de sable blanc, à 5 km de la station de Porticcio et à moins de 20 km du centre-ville d’Ajaccio. Ses 170 chambres climatisées, avec vue mer ou vue maquis, son espace bien-être (spa de 900 m2) et ses salles de réunion spécifiques en font un point de chute de premier choix pour les groupes en séminaire.
Chez Destination Corse aussi, l’accent est mis sur l’identité locale. « Les groupes veulent plus d’authentique dans leurs circuits, et plus de temps également à consacrer aux découvertes de la gastronomie ou de l’artisanat », explique Corinne Monteillet, directrice de production et développement de ce TO dont le siège se situe à Corte. « Pour nous, l’activité groupe s’est développée au cours des dix dernières années, mais elle vient surtout de progresser, passant d’environ 40 % de notre chiffre d’affaires à plutôt 60 % désormais, grâce à de nombreuses actions commerciales et à une réactivité toujours plus développée. Aujourd’hui, nous souhaitons apporter un maximum de choix dans nos produits, en faisant du groupe à la carte, avec des modifications de circuits dans quasiment 80 % des cas. Notre nouvelle brochure Groupes 2018 offre une variété de produits allant de quatre jours d’escapades, jusqu’à un format de dix jours pour la Corse grandeur nature en passant par un produit en minibus adapté pour des mini-groupes de 10 à 20 personnes maximum, sans oublier notre circuit GIR Terres Corses au départ de Bastia chaque samedi en saison. »
Au cœur du catalogue de Destination Corse, ce circuit Terres corses remporte en effet un joli succès. Il s’agit là d’une boucle de huit jours, proposée tous les samedis depuis Bastia, d’avril à fin juin, et fin août à début octobre. La visite de Bastia s’y inscrit, bien sûr, avant de filer vers le Cap Corse, puis Saint-Florent. Le groupe descend ensuite, par la côte est de l’île, vers les aiguilles de Bavella, puis Porto-Vecchio, Bonifacio (avec promenade en mer), avant de remonter vers Ajaccio (escapade vers les îles Sanguinaires), les calanques de Piana, un détour par les terres à Corte et, enfin, les vieux villages de Balagne, l’inévitable Calvi, pour revenir, au final, sur Bastia.
Pour d’autres opérateurs locaux comme Corsicatours, les circuits sont tout aussi adaptés aux groupes: la Route des sens sur quatre jours à partir de l’aéroport de Figari, et des boucles de huit jours depuis Figari ou Ajaccio. Mais Corsicatours compte également un produit intéressant à son catalogue, avec un séjour (8 jours/7 nuits) proposé au Marina Viva 3*, sur la commune de Porticcio. À 10 km au sud d’Ajaccio, dans une immense baie, au milieu de 10 ha boisés de pins, d’eucalyptus, mimosas et palmiers, cet hôtel club dispose de plus de 330 chambres et 120 appartements de plain-pied. Une position de choix pour rayonner et piocher dans les prestations sur-mesure de l’opérateur, avec des excursions possibles à la journée vers les calanques de Piana (par terre ou par mer) au nord, Bonifacio au sud, ou à la découverte de produits du terroir et/ou d’activités sportives dont la Corse est tout aussi riche.
• La Corse accueille environ 3 millions de touristes chaque année
• 73 % de la clientèle est française: 46 % du Sud-Est; 21 % de l’Île de France; 12 % du Nord-Ouest; 11 % du Sud-Ouest; 10 % du Nord-Est;
• 27 % de la clientèle est étrangère (32 % d’Allemagne, 27 % d’Italie, 17 % du Benelux, 14 % de Suisse …);
• 26 % des touristes sont des primo visiteurs;
• 73 % des touristes y viennent de mai à septembre;
• 54 % arrivent par voie maritime / 46 % par voie aérienne;
• La durée moyenne du séjour y est de 5 jours;
• La Corse dispose de 158 000 lits, dans 459 hôtels, 343 résidences et villages de vacances, 1 650 meublés classés, 1 260 gîtes de France et 230 campings;
• 53 % des hôtels sont ouverts à l’année;
• 32 % des touristes ont effectué une réservation depuis au moins 6 mois;
• Le coût moyen de l’hébergement est de 992 €;
• Le coût moyen du transport est de 443 €;
Que les amoureux de la montagne Corse nous pardonnent, nous avons fait le choix arbitraire de rester au plus près de la Grande Bleue… où il y a déjà tant à voir et à visiter!
→ Bastia
Il ne faut pas seulement débarquer à Bastia, cette ville du nord de l’île mérite qu’on s’y attarde avant de partir vers le Cap Corse. Dans le quartier de la Citadelle (la Bastiglia, forteresse qui a donné son nom à la ville), on découvre le palais des Gouverneurs. Celui-ci abrite le prestigieux musée d’Art et d’Histoire de la ville. À voir aussi, la place Saint-Nicolas: 280 m de long pour 80 m de large! Autre incontournable de Bastia, le Vieux Port, avec ses terrasses restaurants et cafés.
→ Le Cap Corse
Sauvage et impressionnante, à la nature préservée, comme un doigt pointé vers le continent, cette partie nord de l’île fixe le cap pour les voyageurs qui souhaitent s’éloigner de l’agitation des autres sites touristiques. Une route littorale sinueuse, qui devient même difficile à parcourir côté ouest, en fait le tour. Les criques de plages de sable ou de galets se méritent. Stop obligatoire à Nonza, pour profiter de la belle vue panoramique.
→ Le désert des Agriates
Soit par la piste en 4x4, à pied pour les plus courageux, mais le plus souvent par navette maritime que l’on emprunte depuis Saint-Florent, il est agréable d’aller découvrir ce désert des Agriates (16 000 ha), où l’on ne rencontre aucune construction si ce n’est de vieilles bergeries au cœur du maquis. Les adeptes de belles plages feront leur stock d’images sur celle du Loto, puis celle de Saleccia, évidemment. Sublimes.
→ La réserve de Scandola
Scandola est l’écrin d’une nature sauvage et généreuse appelée à le rester. Cette réserve, maritime et terrestre, n’est accessible que par la mer, et sa visite est réglementée (plongée, pêche et mouillage interdits, tout comme la circulation à pied sur la partie terrestre). Plusieurs compagnies y proposent des excursions en bateau. On s’émerveille ici en appréciant, à sa juste mesure, l’un des derniers sites de Méditerranée abritant une flore de plus d’une trentaine d’espèces endémiques et une faune ornithologique remarquable.
→ Ajaccio
Les points d’intérêt ne manquent vraiment pas à Ajaccio, de la ville elle-même à ses environs, en filant le soir voir le « spectacle » du coucher de soleil rougeoyant sur les îles Sanguinaires toutes proches. Alors, dans la cité impériale, où est né Napoléon Bonaparte, il convient déjà de distinguer le riche patrimoine napoléonien: sa statue, place De Gaulle, qui marque la séparation entre la vieille ville et les nouveaux quartiers; le salon napoléonien situé dans l’hôtel de ville, avec son mobilier, ses sculptures et peintures se rattachant à la famille Bonaparte; la maison natale de l’empereur qui abrite un musée également consacré à sa famille; la chapelle Impériale qui renferme, entre autres, les sépultures de Charles et Laetitia Bonaparte, les parents de Napoléon.
→ Calvi
Parmi le meilleur de la Balagne, Calvi et son immense baie, bordée de 5 km de plage, se repère de loin. La belle citadelle avance dans la mer, et c’est bien ici que l’on trouve le port insulaire le plus proche des côtes françaises continentales. À voir, entre autres, la cathédrale Saint-Jean-Baptiste, l’Oratoire de la confrérie Saint Antoine, la chapelle Notre-Dame de la Serra (avec un point de vue exceptionnel sur la baie).
→ Les calanches de Piana
En redescendant la côte ouest, à environ 10 km en dessous de Porto, voici, assurément, l’un des sites les plus beaux de la Corse. Les calanques (aussi appelées calanches) de Piana sont formées de roches de granit rouge orangé déchirées par le temps, magnifiques de jour, fabuleuses au coucher du soleil. Des falaises de 300 m de haut, traversées par une route étroite où tout le monde aimerait pouvoir s’arrêter pour faire LA photo… celle du cœur creusé dans la roche par exemple.
→ Bonifacio
Tout au sud de l’île, Bonifacio est bel et bien comme un musée à ciel ouvert. La ville, entourée de remparts, posée sur des falaises de calcaires hautes de 60 m, domine la Méditerranée. Il y a la ville basse, occupée par le port où les yachts aiment se montrer. Et il y a surtout la ville haute, cette vieille ville où franchement tout est beau, les ruelles, les places, les églises, les fortifications… et c’est aussi par le détroit de Bonifacio que l’on file, en bateau, vers une autre merveille de la Corse, l’archipel des îles Lavezzi.
L’île se situe à un peu plus de 170 km des premières côtes du sud de la France. Elle est accessible toute l’année, par mer depuis Toulon, Marseille ou Nice, ou par les airs avec ses quatre aéroports desservis au départ d’une trentaine de villes françaises.
→ Par la mer
C’est encore par voie maritime que la majorité des touristes (54 %) se rendent en Corse. Mais il s’agit bien là de l’ensemble des visiteurs, car si l’on en croit les opérateurs sur place, l’acheminement maritime ne serait plus le mode de transport privilégié par les groupes. Des côtes françaises, on part de Toulon ou de Nice avec la compagnie Corsica Ferries, et de Marseille ou Nice avec la Méridionale ou la Corsica Linea (ex SNCM). En Corse, les trois compagnies peuvent desservir les ports d’Ajaccio et Bastia toute l’année, de l’Île Rousse et Porto-Vecchio d’avril/mai à septembre, ou encore de Propriano de mai à septembre (sauf Corsica Ferries qui n’opère pas sur Propriano).
→ Par les airs
Bastia, Calvi, Ajaccio et Figari: du nord au sud, l’île dispose de quatre aéroports internationaux où atterrissent des avions en provenance de Lille, Paris Orly ou CDG, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Lyon, Strasbourg et de nombreuses autres villes puisqu’en France, une bonne trentaine est désormais reliées à la Corse par voie aérienne. Les compagnies concernées opèrent aussi bien sur des vols réguliers ou saisonniers, à l’instar d’Air Corsica et Air France, ou sur des vols low cost pour Volotea, Easyjet, ou encore Hop! Air France. Ollandini Voyages dispose d’un catalogue très complet.
(*) Les chiffres ici précisés proviennent des statistiques de l’Agence touristique de la Corse.