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Le Sabah, un ailleurs fascinant

Destination | Étranger | publié le : 01.03.2017 | Dernière Mise à jour : 24.06.2019

Sur la carte, Bornéo a tout d’un bout du monde. Pourtant, Kota Kinabalu, la capitale du Sabah, n’est qu’à deux heures et demie d’avion de Kuala Lumpur. Et ses resorts luxueux, ses hôtels haut de gamme et ses prestations de grande qualité mettent le bout du monde à la portée de chacun, à condition de bourse délier.

On arrive avec des images plein la tête de vie sauvage et de chasseurs de têtes. Et puis Kota Kinabalu, capitale du Sabah – un des deux États avec le Sarawak à administrer la partie malaisienne de Bornéo –, a tout d’une grande ville qui servira de base arrière aux aventuriers de passage. Qui plus est, en ce mois de mai de festival des moissons, tout le monde semble s’être donné rendez-vous en ville. De fait, le festival dure quasiment tout le mois, ponctué de nombreuses manifestations. Course de bateaux décorés, élection d’une miss « Harvest Festival », régates pour les yachts amarrés dans le port se succèdent au fil du mois pour finir en apothéose les 30 et 31 mai avec des spectacles présentés par les multiples communautés ethniques du Sabah. L’événement se déroule au centre culturel Dusun, dans un cadre reproduisant un habitat en bois typique. De leur côté, les restaurants servent des plats variés reflétant les diverses cuisines du territoire, avec le riz en guest-star.

Chasseurs de têtes, mais à l’ancienne

En dehors des fêtes, particulièrement nombreuses au Sabah comme dans toute la Malaisie, le village Mari Mari constitue aussi une bonne approche synthétique des cultures répandues au Sabah. Cinq maisons traditionnelles permettent d’approcher le mode de vie d’antan de plusieurs communautés, à commencer par les Dusun et leurs composantes multiples, comme les Rungus du nord du Sabah. Ici on cuisine le riz dans les bambous et l’on produit du vin de riz, là on apprend à allumer un feu avec une baguette de bambou et l’on récolte le miel. Les Lundayeh, du sud du Sabah, étaient, avec les Murut, de redoutables chasseurs de têtes. Le respect dans la tribu tenait au nombre de trophées. Et pour pouvoir se marier, mieux valait avoir une belle collection, signe que l’épouse serait bien protégée. Mais il serait réducteur de s’en tenir là. Toute une spiritualité et de multiples rites entouraient ces pratiques disparues au milieu du siècle dernier. Les Bajau, plutôt nomades que sédentaires, sont toujours d’excellents cavaliers et des plongeurs en apnée réputés. À travers le village, d’une maison longue à un chalet avec mezzanine, de jeux de trampoline en dégustations rapides, c’est un musée ethnologique à ciel ouvert qu’on arpente dans le creux d’un vallon, au milieu de la forêt. Les histoires sont passionnantes, les démonstrations remarquables. « Dans le genre, Mari Mari est, de tous ceux de la région, le village le plus intéressant à visiter », assure un Français expatrié au Bruneï venu avec toute sa famille. Effectivement, même en deux heures, on sent qu’on a encore beaucoup à apprendre pour se familiariser avec les us et coutumes de ces peuples ancestraux du nord de Bornéo. La fascination joue à fond.

Activités en toute sécurité

À fond ou pas, c’est comme on veut ou comme on peut, côté activités physiques. Pour le rafting par exemple, sur le fleuve Kiulu, non loin lui aussi de Kota Kinabalu. Les eaux dans la partie inférieure sont très tranquilles et l’équipe de Riverbug fait passer la sécurité avant tout. Avec un accompagnateur qui a l’œil sur tout, s’ajoute le plaisir de voir une nature sauvage, où, ici ou là, un oiseau, un singe, un lézard et quelques autres animaux font leur apparition. À l’arrivée, une mini tyrolienne invite à franchir la rivière par les airs. Sur place, comme au village Mari Mari, qui est géré par la même société, restauration et douches aident à se remettre de tous ces exercices.

De l’eau aussi, mais salée, permet de s’adonner aux plaisirs de la navigation, du snorkeling et de la plongée. Dans l’île Mamutik, par exemple, face à Kota Kinabalu, un centre agréé, avec école de formation et toutes les facilités pour un hébergement pratique sur place, propose plusieurs options de séjour et de découverte. De nombreuses îles alentour permettent de s’entraîner. Les non-initiés peuvent aussi profiter de l’exceptionnel rivage pour se rendre en bateau jusqu’au ponton construit sur l’eau par les Occidentaux devant l’île de Gaya. Le Borneo Reef World Pontoon dispose d’un petit aquarium. Scaphandres pour marcher sous l’eau, kayaks pour explorer les côtes et masques et tubas pour plonger ou nager y sont disponibles. Il y a là aussi de quoi se restaurer et des forfaits spéciaux sont accordés à partir de 10 personnes.

Dans les îles au large de Kota Kinabalu, des sentiers aménagés permettent de découvrir la faune et la flore, tout en admirant les paysages côtiers avec plages de sable doré tout autour. Face à la capitale, adossés à quelques îlots, des villages sur pilotis, aux couleurs douces, souvent habités par des immigrants, notamment philippins, témoignent de l’attrait pas seulement touristique de cette partie de Bornéo. Quant aux touristes, ils ont tout à leur portée, sans s’éloigner à plus de deux heures de la capitale. Un mariage entre aventure et confort, qui ne dure jamais assez longtemps.

Focus

Un tourisme raisonnable. « Arrivé plus tardivement sur le marché que d’autres destinations asiatiques, le Sabah entend d’abord tirer les enseignements des expériences de ses voisins », explique Datuk Seri Panglima Masidi Manjun, ministre du Tourisme, de la Culture et de l’Environnement. C’est un tourisme plutôt sélectif qui est recherché, avec des visiteurs qui viennent au Sabah pour ce qu’il est: un territoire riche de cultures diverses à découvrir (on y recense environ 35 ethnies et une cinquantaine de langues) et d’une flore et d’une faune endémiques à préserver. Pour cette raison, « nous ne voulons pas avoir trop de monde dans la jungle », explique le ministre. Elle couvre 60 % du territoire dont un quart est absolument protégé. Presque aussi grand que la Guyane française, le Sabah avec ses 3,5 millions d’habitants est de fait surtout peuplé sur ses côtes. Outre quelques lodges en pleine jungle, notamment du côté du mont Kinabalu et de Sandakan (centre de réhabilitation des orangs-outans de Sepilok), le territoire compte une dizaine de resorts et encore « trop peu d’hôtels 5* », selon le ministre qui n’entend cependant pas réserver le Sabah aux seuls touristes fortunés. Les bagpackers y sont aussi bienvenus, tandis que les Chinois, souvent en groupe, représentent la moitié des visiteurs. Bien que venant d’une France « en état d’urgence », la question devait néanmoins être posée: toute la côte orientale – et notamment la deuxième ville du pays – reste pour l’instant classée en zone « formellement déconseillée » par le ministère français des Affaires étrangères. « Plus un endroit dans le monde n’est à l’abri », observe le ministre avant d’égrener toutes les mesures prises pour éviter des actes terroristes sur la côte orientale proche des Philippines. Dans les îles et en mer, un couvre-feu a été instauré, des patrouilles maritimes ont été mises en place. Le personnel travaillant dans les resorts fait l’objet d’enquêtes poussées et d’autres moyens de surveillance sont aussi activés. Reste à convaincre le Quai d’Orsay. http://kepkas.sabah.gov.my

Un sommet du patrimoine mondial

Les amateurs de trekking ont l’embarras du choix, avec la jungle qui leur tend ses branches! Mais l’ascension du mont Kinabalu, qui du haut de ses 4 095 mètres d’altitude constitue le plus haut sommet de toute l’Asie du Sud-Est, reste une expérience unique. L’Unesco a d’ailleurs classé au patrimoine mondial de l’humanitécette montagne sacrée pour les populations locales ainsi que le parc national qui l’entoure. Ces roches quasi lunaires, qui surplombent une jungle où s’épanouit une variété impressionnante de plantes et d’essences, fascinent d’autant plus qu’elles sont relativement accessibles. Mais le trek reste très encadré, avec l’obligation de recourir à un opérateur privé qui gère le parc national et ses infrastructures, Sutera Sanctuary. Les droits d’entrée y sont plus élevés pour les touristes étrangers que pour les autochtones. De nombreuses obligations, comme celle de recourir à un guide qui prend en charge un maximum de cinq adultes ou de deux enfants de moins de 16 ans, et le nombre limité de touristes autorisés à faire l’ascension (135 personnes maximum par jour actuellement) contraignent à réserver plus de six mois à l’avance cette excursion hors du commun.

http://whc.unesco.org/en/list/1012

https://fr-fr.facebook.com/suterasanctuary

Plus d’infos en ligne

http://sabahtourism.com

http://kdca.org.my

http://marimaricultural village.com

http://www.riverbug.asia

www.borneodivers.info/borneo-divers-mamutik

www.borneoreefworld.com.my

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