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Groupistes, un métier à part?

Question d’actualité | publié le : 01.07.2011 | Dernière Mise à jour : 01.07.2011

Auteur

  • Catherine Mautalent

Suite aux faillites de Vision du Globe et Vertycal Voyages, des voix s’élèvent pour durcir les conditions d’adhésion à l’APST de cette activité particulière. Voici l’avis de trois professionnels concernés.

XAVIER BUISSON, directeur général de Prometour

→ Il est vrai qu’en tant que groupiste, l’exposition au risque est plus importante contrairement à d’autres métiers. Aller cependant jusqu’à démarquer cette activité par un durcissement des conditions d’adhésion à l’APST ne me paraît pas forcément la solution adaptée. Mais si elle s’avérait nécessaire, elle devra alors s’appliquer à l’ensemble de la profession. Les erreurs de management et de gestion ne sont pas propres à une catégorie de professionnels… Je prône plutôt un contrôle renforcé et un suivi rigoureux, surtout lorsque l’on sait que les entreprises qui ont fait récemment faillite, n’en étaient pas à leur premier échec. L’autre solution pourrait passer par l’instauration d’un système de bonus/malus. Le sujet, en tout cas, mérite réflexion.

SYLVAIN LAMENT, directeur général de Syltours

→ Le sujet est complexe. Lutter contre la malfaçon n’est pas chose aisée. Il y aura toujours des tricheurs, je ne vois pas de solution miracle. Il faut privilégier la piste des contrôles. Plus ils sont nombreux, moins on aura de mauvaises surprises! Et s’il faut en arriver à durcir les conditions d’adhésion, il ne faut pas les limiter aux groupistes mais aussi à d’autres. Je pense en particulier aux tour-opérateurs classiques. On n’est pas une profession à risque, nous avons une réelle visibilité sur notre activité, ce qui conduit à assurer en amont une bonne gestion de nos affaires. La faillite récente de ces entreprises n’est pas forcément révélatrice de notre marché. Attention à l’amalgame qui pourrait conduire à prendre des mesures inadaptées.

ALAIN SOULEILLE, directeur général de Mondotours

→ Je crois qu’un contrôle pertinent et rigoureux est plus important que de définir de nouvelles conditions d’adhésion spécifiques pour notre métier, où il n’y a pas davantage de risque qu’ailleurs. Il est, à mon sens, plus judicieux d’agir en amont, en assurant de façon régulière un suivi de la santé financière des entreprises, et éviter ainsi d’en arriver à des situations de faillite. Un rôle que joue déjà l’APST, mais qui pourrait être renforcé. Durcir les conditions d’adhésion n’est pas la solution, et les garanties auxquelles nous souscrivons déjà sont suffisantes (les sinistrés diront qu’elles ne le sont pas assez…). Il faut trouver un juste équilibre entre celles apportées aux consommateurs et le fait de donner aux professionnels la possibilité d’exercer leur métier sans avoir des actifs bloqués.

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