C’était une première participation au MAP Pro pour le Village des Métiers d’Antan et musée Motobécane, basé à Saint-Quentin dans l’Aisne, qui a ouvert ses portes en août 2012. « Nous accueillons chaque année 20 000 visiteurs, dont 40 % de groupe, annonce d’emblée Evelyne Gaillard, coordonnatrice, accompagnée sur le stand par son mari Joël, bénévole dans l’association Loisirs et Tradition de France « sans laquelle le site de Saint-Quentin n’aurait jamais vu le jour », poursuit Evelyne Gaillard. Une association loi 1901 créée en 1998 par des passionnés de vieux objets couvrant la période de 1860 à 1960, « des objets principalement représentatifs des métiers d’autrefois », précise Joël Gaillard. Mais, lorsque la collection se fait plus dense, plus riche, l’idée de trouver un espace pour les exposer au public se fait sentir. Ce sera l’ancienne usine Motobécane qui a fermé ses portes en 1970. « Nous avons effectué des travaux pendant cinq ans pour aménager 3 200 m2 de surface d’exposition », indique Evelyne Gaillard.
Ainsi est né le Village des Métiers d’Antan qui aborde pas moins d’une cinquantaine de corps de métiers dans des reconstitutions d’échoppes « que les visiteurs découvrent de l’extérieur à travers des vitrines le long de ruelles aux façades authentiques », précise Joël Gaillard. Comme l’horlogerie, la bourellerie, la forge, la laiterie…
Près du « village » et de ses boutiques a pris place le musée Motobécane sur une surface de 2 200 m2. Y sont exposés plus de 120 modèles « avec beaucoup de propotypes comme une petite voiture ou un utilitaire Motobécane, mais aussi des motos, des mobylettes, des vélos, des véhicules hippomobiles », indique Joël Gaillard. Le plus ancien modèle exposé est une motobécane BM1 de 1923/1924. « Nous avons également un espace présentant une cinquantaine d’objets rares et insolites, ajoute-t-il, comme un hachoir à orties, des matrices à gants, l’ancêtre du réfrigirateur, ou d’une machine à laver… ».
Différentes formules de visites sont proposées aux groupes: visite libre (« il faut prévoir au moins trois heures pour avoir un bon aperçu », glisse Evelyne Gaillard), avec audioguide, avec un guide-conférencier ou encore avec un bénévole de l’association. « Les conducteurs d’autocars sont invités, et nous appliquons une gratuité pour 20 payants », ajoute-t-elle, tout en précisant qu’un parking est accessible aux autocars et que le site travaille en partenariat avec des restaurants situés juste à côté.
A moins que les groupes préfèrent une pause gourmande qui peut être organisée par l’association, à moins de préférer simplement prendre un verre au bar de la place du village, reconstituée.