30 929. C’est le nombre de visiteurs accueillis du 20 au 23 septembre 2016, soit 834 de moins par rapport à 2015. « Une légère baisse, prévisible, dûe aux visiteurs internationaux compte tenu du climat actuel ressenti en France », justifie l’organisateur. Moins de visiteurs, mais « plus de rencontres qualifiées » selon les exposants. Et déjà d’autres projets en réflexion pour 2017, annonce Frédéric Lorin, directeur d’IFTM Top Resa et MAP Pro, dont c’était la première édition.
Les salons IFTM Top Resa et MAP Pro, version 2016, allaient-ils venir confirmer la belle synergie opérée en 2015? La première tenue conjointe dans un même hall des deux rendez-vous professionnels (très attendue) avait en effet tenu ses promesses. Il faut dire aussi que le hall 1 (lumineux, haut de plafond avec de larges allées) permettant un agencement efficace des stands, a sans doute contribué à ce bilan positif. L’édition 2015 avait accueilli 31 763 visiteurs, en hausse de 6 % par rapport à celle de 2014.
L’édition 2016, elle, a été tout autre, occupant cette fois le hall 7.2 (32 000 m2 d’exposition contre 31 000 m2 en 2015). Et rassemblant 1694 marques réparties sur 543 stands (492 en 2015) dont huit réseaux, 60 tour-opérateurs dont 19 avec le Seto dans le « village », 37 compagnies maritimes et croisiéristes dont 14 dans « le village », 32 start-up sur le Travel Hub… « Avec cependant un manque de clarté du plan des salons », a-t-on pu entendre. Et ce dès l’entrée unique située au hall 7.2. En effet, les visiteurs ne visualisaient pas immédiatement les deux salons (d’un côté, les exposants d’IFTM Top Resa, de l’autre ceux du MAP Pro). « Nous avons eu souvent la surprise de voir des visiteurs venus uniquement pour IFTM Top Resa s’arrêter à nos stands, et finalement repartir aussitôt, faute de ne pouvoir répondre à leurs demandes », nous confiaient nombre de prestataires spécialistes du tourisme de groupe. Par ailleurs, certains d’entre eux montraient une certaine déception quant à l’emplacement de leurs stands, se sentant « isolés, relégués », et a fortiori « peu visibles ». Conduisant quelques-uns à plier bagage avant l’heure. Bien avant l’heure.
Exposants dans le hall 7.2, et événements dans le hall 7.1, situé en dessous, mais dont la signalétique faisait défaut. En d’autres termes, les visiteurs devaient accepter de se perdre un peu pour trouver l’accès… Quoi qu’il en soit, ce sont plus de 100 conférences et formations qui ont réuni près de 4 700 auditeurs (4 895 en 2015) dans le hall 7.1, qui accueillait aussi les espaces restauration. Intervenants et participants ont donc pu apprécier les effluves gourmandes… Entrecoupées de nuisances sonores (marteau-piqueur notamment) dus aux travaux menés actuellement à ParisExpo.
Et pas de chance lorsqu’un colis suspect dès le premier jour d’ouverture des salons a pénalisé une bonne partie des exposants du MAP Pro, qui ont dû attendre 11 heures passées pour recevoir leurs premiers visiteurs. Rappelons que les salons ouvraient à 9h30, et seulement sur deux jours pour les professionnels du tourisme de groupe.
Pas de chance, encore « compte tenu du climat actuel ressenti en France », selon l’organisateur, pour justifier « une légère baisse de visiteurs internationaux » lors de cette édition 2016. Annonçant 30 929 professionnels accueillis, soit 834 de moins qu’en 2015. Sans surprise, ce sont les agences de voyages qui ont constitué le plus gros des troupes (36 %). Elles ont été suivies par les tour-opérateurs (18 %), puis les agences événementielles (9 %), les hôteliers (7 %), les transporteurs (6 %), les autocaristes/groupistes (5 %) à égalité avec les prestataires de services opérant dans le secteur des nouvelles technologies… Autres chiffres: 88 % des visiteurs étaient Français, 12 % étrangers. Quant à leurs objectifs de visites, 51 % ciblaient le segment loisirs, 30 % le voyage d’affaires et 19 % le tourisme d’affaires.
Sur les quatre jours, c’est le mercredi 21 septembre qui s’est particulièrement démarqué en termes de fréquentation avec 31 % de visiteurs (33 % en 2015). Viennent ensuite le jeudi 22 septembre (27 %), le mardi 20 septembre (26 %) et enfin le vendredi 23 septembre avec 16 %. Des chiffres qui viennent corroborer le ressenti des exposants du MAP Pro puisque nombre d’entre eux nous confiait « une bonne activité le mercredi et un mardi plutôt calme ». De là à penser, que sur un plan pratique, les professionnels du tourisme de groupe (qui sont aussi pour la plupart agents de voyages) privilégient deux journées pleines sur les deux salons, l’une pour profiter du MAP Pro, l’autre pour IFTM Top Resa, il n’y a qu’un pas. L’objectif étant pour eux de minimiser leur coût de déplacement (transport + hébergement).
Quoi qu’il en soit, tous les exposants (IFTM Top Resa et MAP Pro) étaient unanimes: « si nous avons eu moins de visiteurs, les rencontres ont été qualifiantes », nous a-t-on souvent indiqué. Certains annonçaient même « avoir signé des contrats », selon Fédéric Lorin, directeur des salons IFTM Top Resa et MAP Pro, au terme de ces quatre journées. « Il y a eu moins de rencontres, mais du concret sur du business », martèle-t-il.
Et d’annoncer déjà différents projets pour l’édition 2017. Comme par exemple, « un développement du format de la « start-up contest », la création d’un pavillon dédié au digital… ». Il est aussi question de réfléchir sur un nouveau projet concernant le MAP Pro « pour contribuer au dynamisme du salon », poursuit Frédéric Lorin. Le 30 août dernier, il avait déjà annoncé que « si le MAP Pro a toute sa raison d’être, il pourrait d’ici à deux ans être intégré au sein d’IFTM Top Resa, via la mise en place d’une marque commune ». Faut-il comprendre que le salon des professionnels du tourisme de groupe soit transformé à terme par un « village français » au cœur d’IFTM Top Resa, à l’instar de ceux dédiés aux réseaux, aux tour-opérateurs, à la croisière? La question n’est pas anodine. A suivre, donc. A condition que « la France ne soit pas considérée comme le parent pauvre d’une manifestation touristique dont l’intérêt et la notoriété ne sont plus à démontrer », soulignaient nombre d’exposants lors de cette édition 2016.
Matthias Fekl, Secrétaire d’État au Tourisme, a inauguré les salons IFTM Top Resa et MAP Pro le 20 septembre, allant à la rencontre des exposants internationaux et français. A cette occasion, il a souligné « la mobilisation de toute la diplomatie économique française », rappelant l’effort financier de son ministère avec « le déblocage d’une « enveloppe de dix millions d’euros pour la promotion du tourisme à l’international ».
Il a également souligné qu’un budget important était consacré par la place Beauvau à la sécurisation des sites touristiques. Matthias Fekl a, enfin, confirmé, l’objectif ambitieux d’accueillir 100 millions de touristes à l’horizon 2020.
Le vendredi 23 septembre, l’association Emplois Tourisme a accueilli 122 demandeurs d’emplois qui ont rencontré une trentaine d’exposants proposant 140 postes. Selon le baromètre de l’emploi dans le tourisme édité par TourMag.com, le secteur qui a réalisé le plus d’embauches lors du premier trimestre 2016 est l’hôtellerie-restauration (21 %), suivi des agences de voyages (15 %), des tour-opérateurs (15 %), de l’institutionnel (14 %), du réceptif (14 %) ou encore des agences en ligne (7 %).
Lors de l’inauguration du MAP Pro, le secrétaire d’État au Tourisme s’est arrêté au stand de la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV), et s’est entretenu avec Cyril Darbier, Président de la commission tourisme.
Inauguration toujours. Ici, Matthias Fekl s’entretient avec Annette Masson, présidente de la Fédération française des techniciens et scientifiques du tourisme (FFTST) et de l’Association Tourisme et Handicaps qui disposait d’un stand au MAP Pro. Rappelons que l’association s’appuie notamment sur l’offre de plus de 5 500 sites labellisés en France.
Le MAP Pro accueillait en exposition un autocar Magelys d’Iveco Bus, mis en place à l’initiative de la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV). Accessible aux visiteurs pour une simple découverte, pour s’y détendre ou pour échanger, ils pouvaient également en apprendre plus le transport touristique en autocar via quelques documents mis à disposition à bord. Ou d’être sensibilisés par un tract « Professionnels du tourisme, mobilisez-vous! » face à la décision de la maire Anne Hidalgo, de supprimer le diesel à l’horizon 2020. Une pétition est en ligne sur le site de la fédération.
La « meilleure agent de voyages de France 2016 » est Delphine Decle (Jancarthier–Aix-en-Provence). Elle a gagné un voyage en Californie offert par California Drean Big, Air France offrant le billet d’avion. La deuxième est Stéphanie Schmitt (Nouvelles Frontières–Thionville) et a remporté un voyage en Indonésie offert par Wonderful Indonesia. Le troisième, Sébastien Higonet (Vinotilus Voyages–Epernay), partira, lui, aux Bahamas grâce à The Islands of the Bahamas. La quatrième est Kalliopi Karaoulanis (American Express–Rueil-Malmaison) qui s’est vu offrir un voyage en République dominicaine. Enfin, la cinquième est Stéphanie Cuny (Prêt-à-Partir–Thionville), qui s’envolera vers la Guadeloupe à l’invitation des Iles de Guadeloupe.
En nouveauté cette année: les candidats demi-finalistes, non sélectionnés pour la finale, ont voté pour leur candidat préféré, et c’est Delphine Decle qui a été élue par ses pairs et a remporté un week-end en Normandie offert par Manche Tourisme.