Menu

MAP Pro

Des visites à consommer sans modération

À la Une | publié le : 01.11.2016 | Dernière Mise à jour : 01.11.2016

Auteur

  • Catherine Mautalent

« L’œnotourisme est un marché porteur au plan économique, mais aussi au niveau culturel, le vignoble tenant une place incontestable dans l’image et la notoriété de la France », souligne Frédéric Lorin, directeur d’IFTM Top Resa et du MAP Pro. D’où la création à l’occasion de l’édition 2016 du rendez-vous des professionnels du tourisme de groupe d’un espace dédié à l’œnotourisme. Quatre prestataires le composaient.

La Maison Rémy Martin, Les Caves du Louvre, Tourisme en Champagne (accompagné de l’association Le Sentier du Vigneron) et la Source de Velleminfroy ont été les quatre et premiers prestataires à se réunir sous un pavillon dédié à l’œnotourisme, spécialement créé pour l’édition 2016 du MAP Pro. « Nous avons démarré modestement ce pavillon », reconnaît Frédéric Lorin, directeur d’IFTM Top Resa et du MAP Pro, qui entend bien lui « « donner une dimension plus large en 2017 », annonçant qu’il « devrait probablement être reconduit ».

Agence de développement touristique de la Marne

En juillet 2015, les « coteaux, maisons et caves de Champagne » ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, dans la catégorie « paysages culturels évolutifs vivants ». Un paysage culturel, ici, qui a donné naissance au vin de Champagne. Et plus largement l’ensemble du travail de production, d’élaboration et de diffusion du vin de Champagne transmis et préservé dans les 320 communes de l’aire AOC Champagne, réparties sur les cinq départements de l’Aube, de l’Aisne, de la Haute-Marne, de la Seine-et-Marne et… de la Marne, dont l’agence de développement touristique avait choisi de faire son retour sur le MAP Pro après deux ans d’absence. « La mise en place de ce pavillon œnotourisme était une bonne occasion de revenir afin d’apporter une plus grande visibilité à un secteur qui a du succès, justifie Sébastien Toselli, chargé du tourisme de loisirs à l’agence de développement touristique, tout comme de mettre en avant un atout majeur de notre territoire ». Et notamment auprès des professionnels du tourisme en leur annonçant la parution « d’une toute nouvelle brochure Groupes 2017 (la dernière parue datait de 2014, ndlr) en janvier totalement revue tant dans la forme que dans le fonds », indique Sébastien Toselli. Avec des programmes qui devraient, justement, faire la part belle à des découvertes œnotouristiques. D’autant que la Marne, à travers ses régions viticoles (Côte des Blancs, Montagne de Reims et Vallée de la Marne, deux derniers territoires labellisés « Vignobles & Découvertes ») englobe à lui seul 80 % de l’AOC Champagne! « Plus de 400 km d’itinéraires routiers balisés sinuent entre villes et coteaux à travers la Route Touristique du Champagne, dont une carte est à disposition. Elle se décline en cinq itinéraires à la découverte des richesses viticoles de la Marne », ajoute Sébastien Toselli, qui imagine déjà pour 2017 un « pôle Champagne » au sein du MAP Pro…

En attendant, l’agence de développement touristique de la Marne était accompagnée sur son stand de l’association Le Sentier du Vigneron basée à Mutigny (à 10 km d’Epernay et 30 km de Reims). « Mutigny est un petit village de 230 habitants, et le plus haut village vigneron de la Champagne avec ses 250 m d’altitude, précise Carine de Cock, chargée de l’animation tourisme. Par cette situation géographique, il offre de beaux points de vue sur la Vallée de la Marne et son vignoble ». Le Sentier du Vigneron propose aux groupes un parcours pédestre guidé de 2,2 km dans les vignes (« accessible à tous », glisse-t-elle), jalonné de stations ludiques et pédagogiques « éclairant les visiteurs sur le travail de la vigne au fil des saisons, l’histoire de la viticulture et la préservation de son environnement », souligne Carine le Cock. L’offre du Sentier du Vigneron ne s’arrête pas là puisque sont également proposées des visites de caves (neuf viticulteurs sont installés autour de Mutigny), des dégustations de Champagne, des journées vendanges, ainsi que des offres restauration dont une « pause vendange » traditionnelle (rillettes, pâté de campagne, pâté en croûte, maroilles/camembert au lait cru, boule de campagne, tarte aux pommes, Champagne et vin). L’an passé, Le Sentier du Vigneron a guidé 6 000 personnes, dont la moitié en groupe.

Les Caves du Louvre

En octobre 2015, Les Caves du Louvre à Paris ouvraient leurs portes au public. « L’objectif était de faire découvrir à tous l’univers du vin de façon accessible en apportant la technologie du XXIe siècle dans des caves voûtées du XVIIIe siècle », explique Nicolas Paradis, son fondateur. Une visite à la fois ludique et interactive. Et ce, en moins d’une heure. « Nous ne voulions pas créer un musée, figé et ennuyeux, mais une réelle expérience », poursuit-il, lui qui connaît bien cet univers du vin puisqu’il a parallèlement monté avec un associé, le plus grand bar à vins de la capitale (« O Château ») où se multiplient depuis plus de dix ans des ateliers d’œnologie et des cours de dégustations. La visite des Caves du Louvre entraîne dans une évocation du vin mise en scène à travers des jeux de lumières, des sons et des matières vivantes (pierre, bois, liège et acier). « Le circuit se déroule selon un itinéraire à la fois chronologique (il part du terroir pour arriver à la bouteille, ndlr) et sensoriel en s’organisant autour des cinq sens », explique Nicolas Paradis. Plus précisément: une première salle pour le toucher (les terroirs, les méthodes de viticulture), une deuxième pour l’odorat (42 arômes à capter dans de gros bouchons en bois), une troisième pour le goût (son processus, les différents cépages, les types de vins), puis une quatrième pour l’ouïe (les sons du bruit régulier d’une chaîne d’embouteillage, d’un claquement de bouchon qui saute, du « glouglou » du vin versé, du frémissement des bulles), et enfin une cinquième salle pour la vue (les secrets de la couleur du vin, les nuances des robes, les étiquettes). Et au terme de ce parcours initiatique: la dégustation en compagnie d’un sommelier. « Le chai de 150 m2 aménagé au premier sous-sol, tout comme les caves de 600 m2 du second sous-sol réservées à la visite, peuvent également être privatisés pour des événements, réceptions et dégustations sur-mesure », complète Nicolas Paradis. Et depuis septembre dernier, Les Caves du Louvre ont créé une nouvelle offre: les ateliers d’assemblage, d’une durée de deux heures. L’occasion pour les visiteurs de créer leur propre cuvée et de tout apprendre sur le vin.

Maison Rémy Martin

Depuis 1724, la Maison Rémy Martin s’est spécialisée dans la production de cognacs, élaborés avec des eaux-de-vie uniquement issues de Grande et Petite Champagne. Des cognacs portant l’appellation « Fine Champagne ». Ici, les méthodes de distillation restent traditionnelles, « nous utilisons uniquement des alambics en cuivre, précise Stéphanie Wolski, coordinatrice des visites privées Rémy Martin. Une seule bouteille de cognac peut renfermer plusieurs centaines d’eaux-de-vie provenant de divers vignerons, cultivées et distillées à plusieurs années d’intervalle, et vieillies dans différents fûts pendant des durées variables ». Un savoir-faire que la Maison Rémy Martin a souhaité faire partager en ouvrant ses portes au public, à travers différentes formules de visites. Comme par exemple « la découverte en train du domaine incluant une dégustation de deux cognacs, « l’instantané de Rémy Martin » pour une première découverte de la maison ou encore en parcourant la Maison Historique », liste Coralie Roy, chargée des visites. Plus confidentielles, d’autres visites portent sur la création de cocktails, la dégustation gourmande, une autre autour du chocolat, sur les assemblages, la distillerie…, soit « pas moins de 15 visites différentes en tout que nous avons conçu pour les individuels, bien sûr, mais aussi pour les groupes », résume Coralie Roy. Des visites organisées tout au long de l’année, et qui attirent chaque année environ 15 000 visiteurs. « Nous commissions les professionnels jusqu’à 5 % sur le montant total des achats effectués en boutique par leurs clients », ajoute Stéphanie Wolski, en plus de la gratuité accordée au conducteur d’autocar et à l’accompagnateur. La Maison Rémy Martin accueille aujourd’hui 15 000 visiteurs par an.

Velleminfroy

La présence de la marque Velleminfroy pouvait surprendre dans ce pavillon dédié à l’œnotourisme, puisqu’ici il ne s’agit pas de vignoble, de vin donc mais d’eau! « Mais, notre eau se marie très bien à table avec les différents vins amenés à être bus lors de repas, lance d’emblée Magali Poulaillon, gérante, qui justifiait aussi cette première participation au MAP Pro « pour annoncer l’ouverture récente à la visite de l’usine d’embouteillage de cette eau minérale, et ainsi lui donner de la visibilité sur le salon des professionnels du tourisme de groupe ». Une eau minérale tirée de l’oubli dans cette petite commune de Velleminfroy en Haute-Saône (300 habitants) dont la source découverte en 1828, d’abord exploitée pour ses vertus, fut abandonnée pendant des décennies. « C’est mon père, Paul Poulaillon, qui a racheté cette source il y a 12 ans maintenant », précise Magali Poulaillon. Un papa alsacien et boulanger de métier depuis une quarantaine d’années. Le groupe familial Poulaillon rassemble aujourd’hui un réseau de 40 boulangeries, « dont 11 d’entre elles accueillent les groupes », glisse Magali Poulaillon. Une passion pour le pain, pour l’eau aussi. Dix ans de travaux ont été nécessaires pour monter le projet à bien, avec pour objectif de produire un million de bouteilles par mois. « Nous avons inauguré la nouvelle usine en septembre, avec l’unité d’embouteillage, en partie vitrée pour être visible du public, explique Magali Poulaillon. L’usine comprend un show room où les visiteurs peuvent goûter l’eau directement à la fontaine ». Sont aussi proposés un espace détente, un autre didactique et une petite salle de cinéma, là où il est possible d’assister à une projection sur la manière de protéger l’eau, préserver la ressource naturelle. « Pour l’accueil des groupes, nous avons conçu un forfait combinant la visite de notre site à un déjeuner (ou un dîner, ndlr) dans le restaurant situé à proximité, Le Paradis Vert, au prix de 22 euros/pers., hors boisson, un établissement dont la capacité est de 100 couverts et dont la cuisine est à base de spécialités francomtoises », indique Magali Poulaillon, qui tient cependant à préciser que « pour l’instant, il n’a pas été mis en place des offres pour une visite seule du site ».

A savoir: chaque groupe accueilli reçoit une bouteille d’un litre en cadeau, tandis que le conducteur de l’autocar (un parking est à disposition) et l’accompagnateur sont invités. Et d’ajouter: « Nous travaillons aussi en partenariat avec l’office de tourisme de Luxeuil-les-Bains ».

Div qui contient le message d'alerte

Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire

Mot de passe oublié

Déjà abonné ? Créez vos identifiants

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ? Remplissez les informations et un courriel vous sera envoyé.

Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format