Tournée vers l’avenir, moderne et trépidante, mais attachée à ses valeurs traditionnelles, la Corée du Sud conjugue riche patrimoine et paysages de toute beauté.
Mondialement connue pour ses produits high-tech et son dynamisme économique, la Corée du Sud ne bénéficie pas encore de la même notoriété sur le plan touristique. Deux raisons à cela. D’une part, son émergence tardive sur la scène touristique intervenue à la fin des années 80 avec la démocratisation du pays et les Jeux olympiques de 1988. D’autre part, sa situation géographique entre la Chine et le Japon qui lui font de l’ombre. Cependant le nombre de visiteurs français est en hausse constante et devrait dépasser les 85 000 en 2016. L’année de la Corée en France l’a, en effet, mise en avant, et elle devient peu à peu une destination tendance. Il est donc temps de s’intéresser au Pays du Matin Clair et non du Matin Calme, comme on l’a longtemps appelé suite à une traduction erronée. Par certains côtés, proche de ses puissants voisins, la Corée du Sud s’en distingue par une culture et un mode de vie très marqués par le confucianisme, même si plus d’un tiers de la population est aujourd’hui chrétienne.
Sa gastronomie est également unique, très variée, souvent épicée et emploie de nombreux légumes cultivés sauvages. Jusqu’à présent souvent choisie par les touristes hexagonaux amateurs d’Asie pour un deuxième ou un troisième voyage en Extrême-Orient, la Corée du Sud offre un cocktail de modernité, de patrimoine et de traditions pouvant séduire un public plus large. Il est par ailleurs facile d’en découvrir toutes les facettes en un seul voyage car sa superficie n’atteint pas la moitié de la France. De plus, elle a d’excellentes infrastructures touristiques, et elle est couverte par un tout aussi excellent réseau d’autoroutes, de lignes de train à grande vitesse et d’aéroports.
Mégapole de dix millions d’habitants, et plus du double avec la banlieue, Séoul est à l’image du pays tout en contraste, reflet de son histoire mouvementée. Popularisée par le tube Gangnam Style, le quartier éponyme est l’archétype d’une ville asiatique du XXIe siècle telle qu’on l’imagine avec gratte-ciels, bars et restaurants branchés, magasins des plus grandes enseignes internationales et une population ultra-branchée. Une vie trépidante, moderne, la nuit rythmée par le scintillement des néons, que l’on retrouve dans d’autres quartiers comme Myeongdong, paradis du shopping, Hongdae, repaire des étudiants où l’on découvre que faire la fête dans le pays n’est pas un vain mot. La ville ne manque pas non plus de bâtiments futuristes tel le Dongdaemun Design Plaza. Mais, il n’y a jamais loin à aller pour aller admirer les vestiges de ses remparts, d’anciennes portes noyées au milieu du trafic, des échoppes d’un autre âge, des vendeurs ambulants et des marchés traditionnels colorés où acheter herbes et épices dont les Coréens font grosse consommation. N’oublions pas que le développement économique de la Corée du Sud est récent. A la fin des années 60, le niveau de vie y était encore inférieur à celui de nombreux États africains. Conséquence de la guerre qui l’a opposé au Nord au cours de laquelle la ligne de front est passée à quatre reprises sur la quasi totalité de son territoire!!! Malgré cela, et c’est presque un miracle, Séoul conserve un riche patrimoine hérité de son statut de capitale de la Corée depuis le XIVe siècle. Il est ainsi possible d’y voir les tombes des rois de la dynastie Joseon qui dirigea le pays de 1392 à 1910, plusieurs temples et surtout cinq anciens palais royaux. Résidence de l’avant dernier roi, le Deoksugung présente la particularité de compter à la fois des bâtiments traditionnels et deux des premiers édifices de style occidental construits dans le pays. Véritables dédales d’édifices de toutes tailles, les deux plus anciens sont le Changdeokgung qui recèle un jardin secret aux arbres centenaires et le Gyeongbokgunk, ancien centre du pouvoir royal, qui s’élève au bout d’une large avenue où trônent les statues de deux héros du pays. L’amiral Yi, vainqueur des Japonais au XVIe siècle et le roi Sejong, inventeur de l’écriture coréenne, le hangul. Deux palais où les Coréennes aiment venir en vêtements traditionnels ajoutant au sentiment de dépaysement. A deux pas s’étend le vieux quartier le mieux préservé de Séoul, Bukchon, où les ruelles tortueuses sont bordées de hanoks, maisons traditionnelles pour certaines transformées en restaurants, en chambre d’hôtes ou en galeries d’art. Quant aux musées, il y en a pour tous les goûts. Avec pour commencer l’incontournable Musée National qui présente peintures, sculptures, calligraphies, céramiques et artisanat de la Préhistoire au XIXe siècle. Les passionnés d’art y ajouteront le musée d’Art Leeum Samsung dont les collections d’œuvres d’artistes coréens et internationaux classiques et contemporains sont abrités dans un bâtiment conçu par trois des plus célèbres architectes actuels, Mario Botta, Jean Nouvel et Rem Koolhaas. Ceux plus intéressés par l’histoire iront au War Memorial qui évoque les conflits ayant frappés le pays de la Préhistoire à aujourd’hui, ou au musée du Palais qui retrace la vie des Rois de la dynastie Joseon ou encore au musée Baekje consacré à ce royaume du 1er millénaire dont Séoul fut l’une des capitales. Il existe même un musée dédié au kimchi, condiment accompagnant tous les repas coréens (un chou chinois fermenté avec de l’ail et du piment).
Pour ceux qui le désirent, plusieurs excursions à la journée sont par ailleurs possibles. La plus commune est la découverte de la DMZ, la zone démilitarisée séparant le Nord et le Sud. Au programme: tunnel d’infiltration creusé par le Nord, postes d’observation et la Joint Security Area de Panmunjeon où fut signée l’armistice le 27 juillet 1953. Ambiance guerre froide garantie. Au sud, le village de potiers d’Icheon ravira les amateurs du genre car la céramique coréenne n’a rien à envier à celle du Japon dont la production fut initiée par des artisans coréens emmenés en captivité au XVIe siècle. Non loin, Suwon vaut le déplacement pour son impressionnante forteresse du XVIIIe siècle, Hwaseong. Plus au sud se dressent les villes de Buyeo et Gongju anciennes capitales du royaume de Baekje dont elles conservent des vestiges, notamment de remarquables tumulus funéraires dans la seconde. Enfin, injustement méconnue des touristes, à seulement une heure de Séoul, l’île de Ganghwa est un charmant résumé de la Corée avec ses villages de pêcheurs, ses rizières, ses fortifications, ses montagnes et même des dolmens.
Toutes les autres régions de Corée ont également leur lot de patrimoine architectural et de témoignages du passé, que ce soit dans les zones rurales où cachés au cœur de villes modernes qui brillent de milles feux une fois la nuit tombée.
Le site à voir en priorité est Gyeongju, au sud-est du pays, ville qui de 57 av. J.C à 918 fut la capitale du royaume de Shila, le plus important et le plus florissant de la péninsule durant le Ier millénaire. Plusieurs fois pillée, elle conserve néanmoins un grand nombre de monuments: vestiges de palais, observatoire astronomique vieux de 1300 ans, tumulus dont les trésors funéraires sont exposés dans un vaste musée. Ses alentours regorgent en outre de sanctuaires bouddhistes de première importance, tels le temple de Bulguksa et la grotte mi-naturelle mi-artificielle de Sokkuran qui renferme un grand Bouddha assis. Gyeongju possède également un bel ensemble de vieilles demeures aristocratiques. L’un des plus beaux témoignages d’architecture civile du passé avec le petit village d’Hahoe, près de la ville d’Andong, dont la visite équivaut à un voyage dans le temps.
Autre grand attrait de la Corée: ses paysages spectaculaires protégés par une quarantaine de parcs nationaux et provinciaux. Couvrant 70 % du pays, les zones montagneuses sont un paradis pour les randonneurs et les amoureux de la nature avec leurs pics granitiques, leurs forêts profondes, leurs gorges et leurs cascades. Le massif du Seoraksan en est le plus bel exemple, et le spectacle est encore plus saisissant à l’automne lorsque les forêts se parent de couleurs fauves. Parcourues par des chemins très bien aménagés, elles accueillent également touristes et promeneurs en quête de spiritualité car elles recèlent quantité d’ermitages, de sanctuaires de monastères et de temples. Citons le Songgwangsa, le Tapsa entouré de 80 pagodes de pierres atteignant jusqu’à neuf mètres de haut, le Tongdosa où sont conservées des reliques de Bouddha et le Haeinsa abritant un trésor, le Tripitaka Koreana, 80 000 planches de bois gravées de textes bouddhiques, l’une des plus grandes bibliothèques au monde. Enfin, entourée de mers sur trois côtés, la Corée possède un littoral de près de 2 500 km de long jalonné aussi bien de plages de sable blanc que de criques et de falaises. Pas étonnant, donc, que la gastronomie donne une large place aux produits de la mer que l’on déguste dans de pittoresques villages de pêcheurs ou dans l’un des plus grands marchés aux poissons au monde à Busan, seconde ville du pays.
S’y ajoutent quelque 3 000 îles de toutes tailles, l’une des plus authentiques et des plus sauvages étant Ulleungdo, dans la mer de l’Est, nom donnée par les Coréens à la mer du Japon. La plus grande, Jeju, est aussi la plus méridionale. Dotée d’un climat plus chaud, desservie par de nombreux avions, c’est une destination balnéaire courue. Si son littoral est parfois bétonné, il conserve néanmoins des secteurs sauvages comme le volcan Seongsan dont les parois plongent dans la mer, des criques et des plages d’où des plongeuses en apnée partent à la pêche aux poulpes et aux fruits de mer ou encore les incroyables tunnels de lave de Manjanggul.
Quant à l’intérieur de l’île, il est parsemé de villages gardés par des grandes statues de pierre et dominé par le Mont Hallasan, autre volcan éteint dont les flancs sont couverts d’une forêt subtropicale qui est le point culminant de la Corée du haut de ses 1 950 m.
C’est une destination de rêve, un pays accueillant et plein de charme conciliant industrialisation et hautes technologies dans le respect des traditions et du mode de vie asiatique à l’ancienne. Il est parsemé de vestiges du passé, palais soigneusement restaurés et villages préservés, mais également à la pointe de la modernité, Séoul ayant été la capitale mondiale du Design en 2010. Ce pays montagneux se distingue par ailleurs par la beauté de ses paysages et par sa gastronomie, l’une des moins connues mais les plus plaisantes d’Asie. Enfin, la Corée du Sud a une histoire identitaire très riche avec une langue et surtout une culture qui le différencie fortement de ses voisins.
Séoul! La capitale historique ainsi que puissance économique et financière mondiale. Il y a aussi les sites inscrits au patrimoine de l’Unesco comme la Forteresse de Hwaseong, la grotte de Seokguram et le temple Bulguksa à Gyongju, le Temple d’Haeinsa, les tombes royales de la dynastie Joseon, le village de Hahoe. Sans oublier des découvertes originales comme le marché des remèdes médicinaux de Daegu, le marché aux poissons de Busan, la DMZ, un spectacle de Nanta, qui fusionne musique traditionnelle et contemporaine, un atelier de peinture sur masque ou encore un dîner traditionnel coréen accompagné de danses et de musiques.
Un circuit de douze à quinze jours est parfait pour les gens qui souhaitent découvrir en profondeur la destination. La meilleure période que nous conseillons à nos clients est le printemps et l’automne.
De décembre à février, les températures sont le plus souvent inférieures à zéro. Cependant, hormis lorsqu’elles descendent vers -10°C, ce n’est pas une réelle gêne pour voyager car le temps est généralement sec et ensoleillé. Certes, plaines et côtes sont alors moins belles car la végétation est brûlée par le froid. Mais s’il s’agit d’un circuit culturel, musées et monuments ont l’avantage d’être peu fréquentés. De plus, le séjour peut être agrémenté d’une journée, d’une demi-journée ou d’une soirée de ski. Plusieurs petites stations de ski ouvertes 24h/24 se trouvent en effet aux portes de Séoul. Pour un choix plus large de pistes, il faut aller à 180 km de là, dans la région de Pyongchang où se dérouleront d’ailleurs les Jeux olympiques d’hiver 2018.