Pour les yeux, pour l’esprit, pour l’estomac aussi, la capitale de la Grèce est un festin. Si elle tire son nom de la déesse de la sagesse, celle qui est aussi la plus grande ville de la république héllénique, garde en elle un esprit beaucoup plus festif. Entre Athéna et Dyonisos, culture et gastronomie, les touristes aussi ont l’embarras du choix. Une escapade bienvenue, qui en appellera forcément d’autres. City break au menu, mais long séjour à la carte en vue!
L’image a un air de déjà vu, tant elle fait partie de tous les menus scolaires. L’Acropole, tout de blanc, dominant de ses colonnes, temples, sculptures une ville baignant dans la chaleur, est mondialement connue. Mais qu’a-t-on retenu de nos cours d’histoire? Pour se rafraîchir la mémoire, autant cette fois ne pas se contenter de la photo illustrant les manuels, et se rendre enfin sur place. Petit préambule en guise d’avertissement avant de passer à la première page du voyage: attention, addiction possible! Parce que les vieilles pierres tout à coup prennent vie, parce-que ce qu’on croyait savoir se révèle quelque peu incertain et que ce qui avait été retenu change de dimension sur le terrain. Et c’est parti: dieux, déesses, batailles, démocratie, philosophes, art, architecture, symboles et tant d’autres références s’invitent très vite à l’esprit. Entre contes et réalités, mythologie et vestiges, quand on tire sur un fil, la pelote n’en finit plus de se dévider. Avec un peu de curiosité, il y a là de quoi passer par toutes les émotions, de la stupéfaction à l’amusement, de la passion à l’envoûtement, du doute à l’enthousiasme.
L’Acropole, perché sur sa colline, est à portée de vue de bien des points d’Athènes, pour peu qu’on regarde dans la bonne direction, certes, mais aussi en prenant un peu de hauteur comme le permettent certains hôtels ou monuments de la ville. Il se voit aussi de très près, en déambulant parmi les temples et les vestiges… ou leurs copies. Par souci de protection du patrimoine, les originaux ont été, dans la mesure du possible, mis à l’abri au Nouveau Musée de l’Acropole, au pied de la colline (
Et si l’Athènes contemporaine, de par son architecture bien banale, ne stimule guère l’imagination, il suffit de penser que dans ses rues, des millénaires durant, tant de passants se sont succédé, pour que l’esprit se mette à vagabonder. Si le passé se fait très présent, le présent, lui, se fait bien vivant.
Parce qu’Athènes en a connu d’autres, la crise économique ne saute plus vraiment aux yeux comme, il y a peu encore, elle semblait accabler la cité. Il faut se promener dans les rues en pente, voire en escaliers, qui tombent de l’Acropole vers la cité, pour se rendre compte que le commerce demeure vivace dans Anafiotika et ses rues parsemées d’échoppes ou bordées de vestiges.
Le tourisme a retrouvé des couleurs et les touristes ont de quoi se laisser tenter. Parce que crise ou pas crise, la vie doit continuer, l’optimisme revenir et l’appétit demeurer. De restaurants en épiceries fines, de marché aux fruits et légumes en halles aux viandes et poissons, de tavernes en échoppes bio, il y a toujours de quoi se régaler. Le mieux est encore de se laisser guider, par ses envies, ou plus efficacement encore par des guides professionnels à même de faire découvrir les bons endroits sans s’égarer ni rien oublier. Il n’y a plus qu’à picorer, largement de quoi remplir ses journées, satisfaire sa curiosité et rapporter, en quelques heures à peine, de quoi remplir un garde-manger… et largement nourrir son escapade de week-end.
• Rapporter de l’huile d’olive, bonne idée! Mais, l’emmitoufler dans sa valise, mieux vaut oublier! Il est interdit de la transporter de cette manière, même en bouteille de verre, quand on prend l’avion avec certaines compagnies, dont Aegean Airlines.
L’huile doit voyager en caisse en bois, uniquement, pour aller en soute. Et il n’y a guère le choix puisque les liquides ne doivent pas dépasser les 100 ml par contenant pour voyager en cabine. Si le fournisseur n’y a pas pensé, à l’aéroport des caisses sont en vente dans le hall des départs, avec le risque de devoir en outre payer un supplément bagages. Sinon, restent les achats en boutique hors-taxe de l’aéroport…
• Prévoir des pantalons plutôt que des jupes ou des robes pour les femmes qui visiteraient le Nouveau Musée de l’Acropole, certains passages aériens dans le musée ont des sols de verre… transparents.
• La visite à l’Acropole est à privilégier tôt le matin, si possible avant qu’il ne fasse trop chaud ou que les passagers des navires de croisières ne débarquent en masse avec le même objectif: voir le Parthénon et ses environs.