A regarder de près le bilan des fréquentations des sites touristiques, les parcs d’attractions semblent être les grands gagnants estivaux (sauf pour Disneyland Paris). Ailleurs, les résultats sont disparates.
Qu’en a-t-il été du côté des sites touristiques? Des premiers chiffres sont tombés. A commencer par Paris et l’Ile-de-France où, lors du premier semestre dernier, la fréquentation des musées et monuments a diminué: - 43,9 % au Grand Palais, - 34,8 % à l’Arc de Triomphe, - 20 % à Vaux-le-Vicomte ou encore - 16,3 % au domaine de Versailles. Ces sites ont fortement subi la désaffection des touristes comme l’annulation des déplacements des groupes scolaires. Au cours de l’été, les tendances ont été les mêmes avec une fréquentation touristique en baisse. En juin, juillet et août, les professionnels étaient respectivement 70 %, 71 % et 78 % à faire ce constat.
Du côté de la Loire, Chambord – l’un des châteaux les plus visités en France – a enregistré une baisse générale de fréquentation de 6 %, dont une chute de 20 % de la clientèle japonaise. Cette dernière a, d’ailleurs, presque totalement disparu du Mont Saint-Michel, alors que ces touristes nippons étaient encore près de 300 000 à s’y rendre il y a deux ans.
Au château d’Auvers-sur-Oise, locomotive du département du Val d’Oise, la baisse a été de 11 % à 13 %, soit 5000 de visiteurs en moins (ils étaient 68 500 l’an passé). A contrario, le château de La Roche-Guyon a affiché 950 entrées supplémentaires en juillet, et un nombre de groupes qui est passé à 400 contre une cinquantaine en juillet 2015! En Haute-Garonne, si la Cité de l’Espace et le Museum de Toulouse enregistraient + 16 % d’entrées, le château de Laréole, lui, accusait une baisse de 30 %.
Quant à la fréquentation du parc Disneyland Paris, elle a chuté de 11 % et celle des hôtels de 6 %. Entre avril et juin, le site de Marne-la-Vallée a enregistré un chiffre d’affaires de 327 millions d’euros, soit - 9 %. Interrogé par l’AFP sur le niveau des réservations estivales, Disneyland Paris faisait état « d’un certain attentisme des visiteurs », notamment à la suite de l’attentat de Nice, et indiquait cependant « n’avoir pas enregistré d’annulations en masse » depuis le 14 juillet.
Le Futuroscope, lui, a terminé l’été avec une fréquentation record de 600 000 visiteurs, confirmant ainsi le niveau atteint l’an dernier. Le site de la Vienne devrait atteindre le seuil des 100 millions d’euros de chiffre d’affaires pour la saison 2016, là aussi un montant record depuis 2000. Même tendance à la Vallée des Singes qui devait frôler la barre des 100 000 visiteurs en deux mois (+ 11 % en juillet et + 8 % sur la première quinzaine d’août).
En Auvergne, Vulcania a connu une saison 2016 “au moins égale à 2015”.
Dernier chiffre, enfin, avec le Puy du Fou qui achève sa saison 2016 avec 2,2 millions de visiteurs, soit une hausse de 6,5 % comparé à 2015. Après avoir enregistré + 20 % de visiteurs supplémentaires au Grand Parc d’avril à juin 2016. Et un taux de visite qui s’élève désormais à 65 %. Par ailleurs, la direction du Puy du Fou se félicite de la hausse d’activité sur les hôtels avec une augmentation de 12 % des chambres vendues dans ses quatre hôtels (un cinquième établissement, « La Citadelle » doit ouvrir en 2017, apportant ainsi 450 lits supplémentaires). Quant à l’agence de voyages Puy du Fou, elle a affiché + 30 % des ventes sur la trentaine d’hôtels partenaires du site vendéen.