Face à la menace terroriste, l’inquiétude a été réelle, allant jusqu’à entraîner un bouleversement du programme des festivités estivales à Paris comme dans d’autres grandes villes françaises.
Après l’attentat au Bataclan, la Fête des Lumières à Lyon avait été annulée et reportée (elle se tiendra de fait du 8 au 11 décembre 2016). Cette année, c’était au tour de la grande Braderie de Lille (2,5 millions de personnes accueillies chaque année), du semi-marathon et de la course de dix kilomètres prévus en parallèle de la braderie, d’être annulés. « Il y a des risques que nous n’arrivons pas à réduire », a expliqué Martine Aubry, maire de Lille. La braderie a été remplacée du 3 au 4 septembre derniers par l’opération « Lille reste en Fête » organisée dans les commerces. Marseille a aussi décidé au lendemain de l’attentat de Nice d’annuler le meeting aérien de la patrouille de France prévu le 13 août.
Toutefois, si certaines municipalités, notamment dans le Sud-Est, ont préféré renoncer à certaines événements, d’autres ont choisi de muscler considérablement leurs dispositifs de sécurité. Cela a été notamment le cas pour « Paris Plage » qui a été maintenu parce qu’un dispositif permettant la neutralisation de certaines rampes d’accès aux voiries sur berge, de la rive droite à la rive gauche, à partir d’obstacles physiques, a été mis en place. Mais, force est de constater que, sur un plan général, les événements qui ont été maintenus ont connu un bilan en demi-teinte, à l’exemple des fêtes de Bayonne qui ont affiché une baisse de fréquentation de 20 %. A contrario, le Festival d’Avignon a vu sa fréquentation augmenter de 6,5 % et les Francofolies de La Rochelle de 32 %. Dans le Finistère, la fréquentation touristique a été boostée par les événements comme Brest 2016, Temps Fêtes, ou encore Les Vieilles Charrues qui avait renforcé ses effectifs de sécurité de 100 agents supplémentaires, passant ainsi de 600 à 700.