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Hôtellerie

Résidence de tourisme: une offre alternative

Zoom | publié le : 01.06.2016 | Dernière Mise à jour : 01.06.2016

Auteur

  • Catherine Mautalent

Les résidences de tourisme sont devenues une forme d’hébergement touristique majeure malgré leur relative jeunesse. Nées et conçues dans les années 70, elles ont évolué pour répondre à des logiques de consommation différente, que ce soit en termes de séjours touristiques, de voyages d’affaires… d’accueil de groupes aussi. Coup de projecteur sur un secteur qui a totalisé l’an passé 17 millions de clients, en dressant un état des lieux et en s’intéressant à l’actualité de ses opérateurs.

C’est pour faciliter la commercialisation des stations de sport d’hiver qu’ont été conçues dans les années 70 les résidences de tourisme. Il s’agissait de créer rapidement un parc de location important pour permettre aux stations de se développer, de rentabiliser les équipements sportifs et de prolonger la saison d’hiver par une saison d’été, tout en répondant à une forte demande. Dans les années 80, le phénomène ne cesse de croître pour s’étendre sur la partie littoral, puis aux villes et plus récemment à la campagne. En 1983, un premier arrêté crée le statut des résidences de tourisme, un second, en 1986, en précise certains aspects. Ainsi naissent des enseignes telles que Pierre et Vacances (1967), Maeva (1976), Citadines (1985) Center Parcs (1987), Odalys (1998), MGM Résidences, Lagrange, Adagio… De 1990 à 1996, les ouvertures se font plus rares en raison de la crise immobilière, mais depuis 1997, les constructions ont repris à un rythme de 20 000 lits par an, puis 30 à 40 000 lits de 2007 à 2009. « Le secteur est aujourd’hui arrivé à maturité et les ouvertures se font plus rares, 10 à 15 000 lits par an dont la moitié en villes », indique le Syndicat national des résidences de tourisme (SNRT), né en 1983 et qui regroupe 77 adhérents représentant 1082 résidences de tourisme, soit 466 000 lits (60 % du secteur). En villes, où entre 2007 et 2013, la croissance du parc a été deux fois plus importante en volume que dans les zones montagnardes, littorales ou rurales, les résidences sont le plus souvent appelées « appart’hôtels » (7 % du parc de l’hôtellerie en France) ou résidences hôtelières. Enfin, un nouveau classement a été mis en place en 2010 et depuis 2012, seules celles répondant aux nouveaux critères de classement (au nombre de 175!) peuvent afficher le panonceau « résidence de tourisme », conformément à un référencement national qui va d’une à cinq étoiles. A ce jour, le parc s’élève à 2312 unités, soit 791 000 lits, selon le SNRT. Les résidences de tourisme représentent 28 % de l’hébergement touristique commercial en France.

Un hébergement « prêt à vivre »

La location d’appartement dans une résidence est une formule d’hébergement « prêt à vivre », garantissant « la qualité et le confort tout en préservant l’indépendance », souligne le SNRT, avant d’en lister les atouts: des établissements conçus à proximité de sites de loisirs, des formules allant du court séjour à la location à la semaine, de l’hébergement simple à la formule complète intégrant les services à la carte, un espace d’une surface sensiblement supérieure à celle d’une chambre, etc. « Les séjours sont commercialisés selon quatre canaux, poursuit le syndicat. Il y a, bien sûr, la vente directe, mais aussi les agences de voyages en ligne (OTA), les tour-opérateurs et les réseaux institutionnels ». Si les familles constituent le plus gros des troupes des résidences de tourisme, celle des retraités, par exemple, est de 13 % (elle est particulièrement présente sur le littoral). Tous clients confondus, un tiers d’entre eux sont fidèles à une même résidence, et ce quel que soit l’espace. Autre révélation d’une enquête menée sur le secteur par Atout France*: les deux tiers des séjours sont réalisés dans un cadre touristique et plus de la moitié des logements loués sont des studios. D’autre part, 44 % des séjours sont courts, soit d’une à trois nuits. Enfin, pourquoi choisit-on la formule résidence de tourisme? Atout France met en avant quatre principaux motifs: l’indépendance que les clients peuvent avoir, la localisation, la possibilité de cuisiner et le niveau de prix, « inférieur de 20 à 40 % au coût d’un séjour hôtelier de qualité équivalente, repas compris », tient à préciser le syndicat national des résidences de tourisme.

« La résidence de tourisme est un établissement commercial d’hébergement classé, faisant l’objet d’une exploitation permanente ou saisonnière. Elle est constituée d’un ou plusieurs bâtiments d’habitation individuels ou collectifs regroupant un ensemble homogène, des locaux d’habitation meublés et des locaux à usage collectif. Les locaux d’habitation meublés sont proposés à une clientèle touristique pour une occupation à la journée, à la semaine ou au mois. Elle est dotée d’un minimum d’équipements et de services communs… »

Décret du 6 juillet 2010, article 1.

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