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Portugal, nouvelle destination fétiche

Destination | publié le : 01.05.2016 | Dernière Mise à jour : 01.05.2016

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Evolution de la fréquentation internationale hôtelière au Portugal en 2015

Crédit photo Jean-François Bélanger

Auteur

  • Jean-François Bélanger

L’histoire d’amour que vit le tourisme français au Portugal semble avoir encore de beaux jours devant elle. Les exercices se succèdent et la croissance de la fréquentation française se poursuit à un rythme toujours aussi soutenu. A tel point que la France est passée devant l’Allemagne en nombre de clients hôteliers. Restent aux professionnels du tourisme à en tirer profit.

Les exercices se suivent et se ressemblent. L’édition 2016 de la Bourse du Tourisme de Lisbonne (BTL), qui s’est tenue en mars dernier, affichait des indicateurs dans le vert foncé, profitant de la forte croissance de la destination.

Le Portugal a accueilli plus de dix millions de visiteurs internationaux en 2015, enregistrant une hausse de 9,7 % par rapport à 2014. Et la France y contribue grandement. Avec 1,140 million de visiteurs en 2015, elle signe une augmentation de 14,1 % par rapport à 2014, et en profite pour chiper la troisième marche du podium à l’Allemagne, derrière le Royaume-Uni et l’Espagne. « Nous pensons que le marché français va encore augmenter son trafic, à destination du Portugal de 15 % cette année par rapport à 2015 », confie, optimiste, Jean-Pierre Pinheiro, directeur de Visit Portugal, pour la France. C’est-à-dire reconduire la performance de 2015. « Nous sommes dans le Top 5 des destinations vendues par les agences de voyages françaises et parmi celles qui enregistrent les plus forts taux de progression », se réjouit-il. Le secteur Mice, pour les groupes affaires, n’est pas en reste. Ses indicateurs sont, eux aussi, dans le vert. Grâce à ses vertus de service, de sécurité et d’un bon rapport qualité/prix, le Portugal a accédé à la 15e place mondiale au classement de l’International Congress and Convention Association (ICCA). « Si Lisbonne accapare la moitié des 230 organisations internationales qui se sont tenues dans le pays en 2015, les régions de Porto ou de l’Algarve sont en progrès », confirme Jean-Pierre Pinheiro. Mais cette croissance de l’activité, qu’elle soit de loisirs ou d’affaires, attire parallèlement de nouveaux opérateurs opportunistes.

Un retour à IFTM Top Resa en 2016

« Airbnb nous a indiqué que, sur le Portugal, elle avait enregistré un million de clients, en 2015 et elle considère qu’environ un quart de ceux-ci était en provenance de France, avance Jean-Pierre Pinheiro. Avec l’ensemble des autres sociétés engagées dans ces nouvelles formes de réservations, j’estime que cela peut représenter jusqu’à 500 000 clients français supplémentaires par rapport à ceux de l’hôtellerie classique ». Des nouveaux comportements qui touchent l’ensemble des prestataires de la chaîne touristique. Pour autant, Visit Portugal, à Paris, ne relâchera pas ses efforts vis-à-vis des professionnels.

En France, un budget de deux millions d’euros sera engagé cette année pour la promotion, avec notamment un nouveau workshop Mice au début de l’été prochain, et le retour du Portugal au salon IFTM Top Resa de septembre prochain. Mais incontestablement, la consommation collaborative, ici comme ailleurs, prend sa place et impacte le secteur de la distribution.

Les professionnels invités par Tap Portugal, présents à la dernière BTL, ne peuvent se contenter d’engranger les effets induits du report de clientèle et doivent se démarquer de la concurrence. « Effectivement, depuis les problèmes rencontrés par les pays du Maghreb et du Moyen-Orient, le Portugal est sur une pente ascendante. Mais nous sommes loin de connaître un accroissement aussi conséquent de nos ventes. La concurrence est beaucoup plus forte qu’il y a certain temps », reconnait Joaquim Damasceno, directeur de l’agence Paradiso, à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne).

Pour continuer à progresser, il y a donc nécessité à faire preuve d’originalité et d’opportunité: « nous devons jouer sur les effets de mode. Aujourd’hui, les petits groupes sur l’archipel des Açores sont plutôt demandés », ajoute-t-il.

Pour Jean-Paul Costa, directeur de l’agence Luso Voyages, dans le XVe arrondissement de Paris: « internet est un excellent outil pour qui souhaite trouver par soi-même la meilleure solution au prix le plus bas. C’est la facilité pour des prestations simples. Je ne souhaite pas m’engager sur ce chemin pour ne rien gagner après la réalisation de tels dossiers. Mon agence est très impliquée sur la clientèle portugaise qui vit en France. Parmi elle, j’ai de nombreux clients qui gagnent très bien leur vie, souhaitant des programmes complexes, qui nécessitent l’assistance de professionnels et qui nous permettent de valoriser nos prestations ».

Une nouvelle vie pour Tap Portugal

L’arrivée d’un nouvel actionnaire opérationnel fin 2015 – la compagnie brésilienne Azul – va accélérer la mutation de la compagnie aérienne nationale Tap Portugal, en dépit de la remontée au capital de l’État, à hauteur de 50 %, décidée courant février par le gouvernement. Déjà, Azul apporte à Tap Portugal un formidable maillage du territoire brésilien qu’il va falloir harmoniser avec les dessertes que Tap Portugal opère déjà. D’autre part sont prévus un accroissement et un rajeunissement de la flotte. Dans un premier temps, un nouvel Airbus A330 doit arriver l’année prochaine, avant sans doute un second ultérieurement. A compter du 11 juin prochain, la compagnie va ouvrir deux nouvelles routes quotidiennes depuis Lisbonne, vers les États-Unis, à destination de New-York JFK et de Boston. Elles s’ajouteront à celles déjà opérées par Tap Portugal vers New-York Newark et Miami. A la même date, en court-courrier, grâce à de nouveaux ATR, Tap Portugal va organiser un véritable pont aérien entre Lisbonne et Porto, avec 18 vols par jour.

Entre France et Portugal, pour faire face à la concurrence de plus en plus vive (on dénombre plus de 400 vols par semaine), Tap Portugal, qui en compte à elle seule plus de 160, va accroître son offre de 53 %. Non pas avec des augmentations de fréquences, mais par un accroissement de ses capacités, grâce au remplacement progressif des Embraer 45 et des Fokker par des Embraer 90 de plus grande taille. Ainsi, depuis ce mois d’avril, les liaisons jusqu’alors assurées au départ de Lyon, Nice, Marseille, Toulouse, Bordeaux et Nantes vers Lisbonne, sous le pavillon Portugalia, le sont dorénavant sous la nouvelle appellation Tap Express. « De bonnes nouvelles pour le marché des groupes pour lequel nous avions des difficultés de capacités », apprécie Carlos Correia, directeur des ventes pour la France, le Benelux et la Pologne. Et aussi de bonnes nouvelles pour la rentabilité de l’entreprise. Car ces nouveaux appareils sont plus économes en matière d’exploitation, et doivent contribuer à l’amélioration de la situation d’endettement de Tap Portugal.

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