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Stratégie

Standing Euro Tours change de mains

Bon plan | publié le : 01.05.2016 | Dernière Mise à jour : 01.05.2016

Auteur

  • Pierre Cossard

Le 23 février dernier, la société Standing Euro Tours (SET), spécialiste du transport de luxe en Ile-de-France, a officiellement changé de propriétaire.

Le groupe Salaün poursuit sa stratégie de recentrage sur son activité de tour-opérateur, comme le prouve la cession de sa filiale francilienne Standing Euro Tours (SET) le 23 février dernier. Acquise en 2001 (le 12 septembre très exactement), l’entreprise semble n’avoir jamais trouvé sa place dans le périmètre de l’entité bretonne. « SET a toujours été autonome dans son fonctionnement, confirme Michel Salaün, Pdg du groupe éponyme. Mais en 2001, nous étions seuls sur le marché du transport de luxe en Ile-de-France, alors qu’il y a aujourd’hui une dizaine d’opérateurs concurrents. A l’époque, mon objectif consistait à développer du groupe constitué sur la région capitale, mais on ne s’est pas vraiment donné les moyens de cette ambition. Au final, nous n’avons sans doute pas suffisamment investi dans le matériel et dans les hommes, d’où mon envie de me séparer de cette société ». Contacté par les deux repreneurs dès 2012, Michel Salaün considère alors qu’il n’est pas prêt. Mais l’idée fait son chemin, et s’est tout naturellement qu’il se tourne vers Chaouki Sidhoum, président des Cars Nedroma (Athis-Mons, 91), et Selçuk Sinan, dirigeant de Coach Limousine Service (CLS) et ancien directeur commercial de SET. Dès lors, l’affaire est rondement menée.

Un pari maîtrisé

Les deux jeunes chefs d’entreprise se sont associés à titre personnel, et sans endettement, pour répondre aux attentes du groupe Salaün. Bien implanté géographiquement (l’entreprise Cars Nedroma est aujourd’hui la deuxième PME de transport d’Ile-de-France) et maîtrisant depuis longtemps le marché du luxe sur la capitale à travers CLS, les deux protagonistes semblent disposer des atouts nécessaires à la réussite d’une stratégie visant pour l’essentiel « à confirmer la place de leader de SET dans la paysage », indique Selçuk Sinan, aujourd’hui directeur opérationnel de la SET. « Notre premier objectif sera de reconquérir une clientèle qui s’est un peu diluée avec le temps, poursuit-il. Et pour ce faire, nous avons commencé à communiquer sur les nouveaux matériels en commande (20 véhicules neufs doivent intégrer le parc avant la fin mai, ndlr), sur les qualités de nos prestations et la formation de nos conducteurs ». Un premier courrier a déjà été envoyé à la clientèle de SET pour présenter les nouveaux acteurs, rappeler aussi que cette entreprise est totalement spécialisée dans cette activité.

Enfin, il s’agit aussi de mobiliser les équipes en place autour de ce nouveau projet. D’ores et déjà, les deux associés ont lancé d’importants travaux dans les locaux de SET, et travaillent activement à la mutualisation des matériels CLS et SET. Un détail qui ne trompe pas: les nouveaux véhicules commandés par CLS sont acquis dans une livrée noire (couleurs traditionnelle de la SET), contrairement au gris métallisé de la CLS…

Un vrai plan de reconquête

Pour Chaouki Sidhoum, les travaux en cours participent d’un travail à la fois plus global et plus profond, qui consistera « à restructurer le fonctionnement de l’entreprise afin de remettre les équipes en mouvement autour d’un projet commun, en accord avec l’ensemble du personnel et les représentations syndicales ». Et Selçuk Sinan d’ajouter: « Nous devons retrouver les clients qui sont partis ces dernières années, notamment les grands hôtels. Pour ce faire, il nous faut adapter la structure et le parc à leurs besoins. Tout cela implique un gros travail commercial. Nous pensons pouvoir apporter notre touche à un marché qui est totalement saisonnier, et qui oblige à jongler entre des mois difficiles en termes d’occupation, et une haute saison pendant laquelle il est parfois difficile de répondre à toutes les demandes. A ce jour, le ratio CA/véhicule de la SET est plutôt bon (voir encadré), mais il faudra clairement réadapter la structure existante pour l’améliorer ».

« Stratégiquement, nous pensons être dès septembre prochain en ordre de marche pour notre plan de reconquête, complète Chaouki Sidhoum, et nous visons un retour à l’équilibre dans deux exercices ».

Une année 2016 pourtant bien compliquée

Le pari est cependant audacieux dans le contexte touristique du moment. « Le marché parisien est effectivement difficile, concède Selçuk Sinan, surtout après les attentats du 13 novembre. En février par exemple, la clientèle japonaise qui se rend traditionnellement dans la capitale à cette période, a accusé une baisse de 40 à 60 %. Face à cette situation, nous fondons beaucoup d’espoirs sur les retombées de l’Euro 2016 pour inverser la tendance… ». Un enjeu qui ne fait pas peur au jeune dirigeant, il est confiant. « Du fait de notre parcours et de l’expérience accumulée, nous sommes peut-être ceux qui avons le plus de chance de réussir un tel rétablissement pour Standing Euro Tours ».

Un point de vue certainement partagé par Michel Salaün lorsqu’il lui a fallu choisir un repreneur pour cette société.

En chiffres

STANDING EURO TOURS a réalisé un chiffre d’affaires de 4,6 millions d’euros sur le dernier exercice, clôt le 30 septembre 2015. Elle emploie 30 personnes, dont une vingtaine de conducteurs, et exploite 29 véhicules.

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