Les Français sont comme des poissons dans l’eau devant le spectacle du monde sous-marin. Et le nombre des années n’altère pas la curiosité et la découverte (même si les groupes scolaires constituent souvent le gros des troupes). Seuls, les centres d’intérêt changent. Et tout cas, qu’ils soient gigantesques, modestes ou spécialisés, tous les aquariums poursuivent le même objectif: faire partager au public la passion des poissons et de la vie aquatique en général. Instruire aussi, tout comme responsabiliser.
Le premier aquarium qui a ouvert ses portes au public n’est pas français, mais britannique! C’était en 1853 à Londres. Il faudra patienter encore six ans, soit en 1859, pour que l’Hexagone se dote d’une telle structure.
C’était le Marinarium à Concarneau. Et il existe toujours! Il a d’ailleurs été entièrement rénové et raconte aux visiteurs d’aujourd’hui quelques aspects marquants de la vie marine, illustrée par des aquariums dont un grand bassin de 120 000 litres, des murs d’images et des vidéos. Le site finistérien propose également plusieurs animations à destination des groupes scolaires.
La plupart des aquariums sont situés près de l’océan, pour un approvisionnement en eau de mer naturelle, et sont souvent affiliés avec des établissements océanographiques de recherches ou conduisent leurs propres recherches. Et en tant qu’institutions scientifiques, leur histoire est concomitante de la création des stations sous-marines durant la seconde moitié du XIXe siècle et le tout début du XXe siècle.
On peut ainsi considérer que l’Institut Océanographique de Monaco, ouvert en 1910 et fondé par le Prince Albert 1er, est le premier aquarium scientifique moderne. Son musée Océanographique, accroché au flanc de la falaise abrupte du Rocher à plus de 85 m de haut depuis le niveau de la mer, accueille chaque année environ 670 000 visiteurs. S’il présente une riche collection liée à l’histoire naturelle, il s’est aussi doté d’un vaste aquarium (une centaine de bassins dont la taille varie de 100 à 450 000 litres) rassemblant plus de 6 000 spécimens évoluant dans leur milieu naturel reconstitué.
C’est l’Exposition coloniale de 1931 qui verra apparaître l’un des plus célèbres aquariums français: l’aquarium tropical du musée des Arts africains et océaniens à Paris. Il s’agissait alors de montrer au public la faune aquatique des colonies. En 1985, une rénovation complète du site est entreprise, toutes les installations antérieures à 1968 ont été intégralement refaites avec les techniques actuelles, mais dans la volonté de préserver l’aspect historique du lieu. Les aménagements ont permis une nouvelle politique d’acquisition d’animaux aux exigences très spécifiques quant à la qualité de l’eau. Aujourd’hui, baptisé l’Aquarium tropical de la Porte Dorée, il abrite environ 5 000 animaux et 300 espèces.
L’aquarium tropical de la Porte Dorée n’est pas le seul aquarium parisien, deux autres sont également installés dans la capitale. A commencer par l’Aquarium de la Cité des Sciences et de l’Industrie. Scindé en trois bassins de 40 000, 10 000 et 80 000 litres d’eau, il donne un aperçu du paysage marin qu’un plongeur peut découvrir en allant jusqu’à 50m de profondeur, sans s’éloigner du rivage. Et ce, à travers trois bassins: « au bord de l’eau », « zones portuaires » et « eaux profondes ». Près d’eux: une signalétique lumineuse où chaque espèce est dessinée et nommée permettant de se repérer pour découvrir cette faune marine. D’autres panneaux renseignent sur l’état de la Méditerranée, sa protection, sa gestion environnementale. Quittons le XIXe arrondissement de Paris, pour nous rendre cette fois dans le XVIe , là où s’est installé l’Aquarium de Paris (ou Cineaqua), sous la colline de Chaillot, entre le Trocadéro et la Seine. Construit en 1867, fermé en 1985 pour raison de vétusté, il n’a réouvert ses portes qu’en 2006. Plus de 10 000 spécimens sont présentés dans 43 bassins, un voyage à travers tous les littoraux français de Métropole et d’Outre-mer. Depuis février dernier, le site a inauguré son « Medusarium » dédié aux… méduses, un animal apparu il y a 600 millions d’années. Spectacles, films, ateliers, expositions et animations pédagogiques viennent agrémenter la découverte du lieu. A savoir: l’aquarium de Paris édite une brochure groupes.
Proche de Paris, et plus précisément en Seine-et-Marne, citons l’Aquarium Sea Life installé dans le centre commercial Val d’Euope, non loin des parcs Disney. Avec plus de 350 espèces, soit près de 5000 individus, le site a souhaité représenter le plus fidèlement possible les environnements marins les plus emblématiques. Des côtes rocheuses aux profondeurs océaniques, des récifs coralliens aux embouchures des plus grands fleuves du monde. Parmi les espèces présentées: les requins, les raies, les hippocampes, les poissons d’Amazonie, des poissons chirurgiens, ballons ou encore papillons, un dragon de mer… et bien d’autres encore! Sans oublier les nouveaux pensionnaires comme l’araignée de mer géante du Japon, une murène léopard, une rascasse volante, des perches du Canada…
Enfin, la Maison de la Pêche et de la Nature à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), créée en 1993, abrite un Musée-aquarium. Ce dernier invite à une découverte pédagogique, scientifique et ludique des poissons de nos rivières, du milieu aquatique en général. Un bassin tactile permet de caresser et de nourrir des poissons comme la carpe et l’esturgeon, l’atelier-nurserie est l’occasion d’observer la microfaune des rivières, libellules, plancton et crevettes d’eau douce, tandis que son bassin de mille litres héberge la silure, poisson à moustache de la Seine. Enfin, l’aquarama de Seine à 360° avec ses 18 aquariums présente, de la source à l’estuaire, les poissons du fleuve parisien. Six ateliers thématiques ont été conçus pour les groupes scolaires.
Trois espaces sont à découvrir au sein de l’Aquarium de Vannes dans le Morbihan: les « eaux de mers tempérées » (espèces de l’Atlantique et notamment celles du Golfe du Morbihan), « mers chaudes & tropicales » et enfin « eaux douces chaudes » (fleuves d’Amérique latine ou d’Amazonie). Au total, le site propose une découverte de plus de 250 espèces aquatiques. Pour les groupes a été conçue une visite guidée d’une heure trente environ en compagnie d’un animateur biologiste.
L’Aquarium marin de Trégastel en Côtes d’Armor a la particularité d’être niché dans des grottes de rochers roses. Après avoir abrité une chapelle, un dépôt de munitions pendant la guerre, des habitations, et même un musée Préhistorique! Aujourd’hui, l’aquarium se visite au rythme de trois univers que sont « la zone des embruns » (lichens, littorine bleue, ligie… à ciel ouvert), « la zone des marées » (dorades, bars, hippocampes, homards, coquilles St Jacques, ormeaux…) et « la zone des profondeurs » (royaume des invertébrés comme les anémones, les éponges, mais aussi des gros poissons à l’exemple des roussettes, des raies ou encore des congres). La découverte du lieu est complétée par des expositions temporaires: « quand le réchauffement climatique jette un froid sur la planète « (jusqu’au 14 novembre), « laisse de mer, source de vie » (jusqu’au 18 décembre), « la coquille Saint-Jacques » (du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017). L’an passé, 360 000 visiteurs ont franchi les portes du Grand Aquarium de Saint-Malo. Ils ont notamment pu découvrir la toute dernière attraction du site: Abyssal Descender; un simulateur d’ascenseur à destination des abysses. Durant deux minutes, un groupe de 20 personnes quitte la surface du lagon pour s’enfoncer dans l’immensité de l’océan à la rencontre du monde du silence. Composé de huit écrans vidéo latéraux (65 pouces) et d’un écran (également de 65 pouces) au niveau du plafond, l’ascenseur permet à chacun de profiter de la descente et du spectacle, avec passages et danses de poissons, décors et rochers à la découverte des grands fonds marins. Sinon, le Grand Aquarium de Saint-Malo offre aussi à la curiosité de ses visiteurs et dans ses huit salles une faune multicolore et variée, des mers froides aux mers chaudes à travers plus de 600 espèces. Le site s’est également doté d’un sous-marin, le Nautibus, d’un anneau des mers à 360° ainsi que d’un bassin tactile. Et pour en savoir plus sur l’accueil des groupes, le Grand Aquarium de Saint-Malo édite une brochure dédiée.
Océanopolis est le centre de culture scientifique et technique de la mer situé face à la rade de Brest dans le Finistère. Le site, qui renferme 68 aquariums, est composé de trois pavillons. Le premier baptisé « tempéré » invite à la découverte de la faune et de la flore des côtes bretonnes (phoques, lieux jaunes, coquettes, forêts) et offre l’occasion d’observer les phénomènes océanographiques (marées, courants). Le deuxième, le pavillon polaire, présente quant à lui deux écosystèmes, l’Arctique et l’Antarctique. Les visiteurs peuvent observer trois espèces de phoques évoluant sur une vraie banquise et une quarantaine de manchots. Enfin, le pavillon tropical abrite 700 espèces de poissons et d’invertébrés dont six sortes de requins, un vrai récif corallien de 13 m de long ainsi qu’une multitude de poissons tropicaux. Chaque année, Océanopolis propose de grandes expositions, au côté de programmes d’animations.
Basé à Octeville-sur-Mer dans le département de la Seine-Maritime et situé en pied de falaise de la côte d’Albâtre, Aquacaux est entièrement tourné vers le milieu marin, le littoral et les espaces naturels. Ici, l’objectif est de présenter au public les différents stades de développement d’espèces d’animaux de la Manche. On peut ainsi suivre l’élevage du turbot, de l’œuf à l’adulte. La chaîne alimentaire marine est expliquée avec la visite du laboratoire où sont cultivées toute l’année des espèces de phyto et zooplancton. La visite se poursuit avec l’observation d’espèces locales de poissons, de crustacés, de mollusques et d’invertébrés. Le tout rassemblé dans une ferme marine installée dans une ancienne base de l’Otan et au travers de plusieurs dizaines d’aquariums abritant une cinquantaine d’espèces locales.
Si La Cité de la Mer à Cherbourg propose à la visite son sous-marin Le Redoutable, son espace Titanic ou encore son attraction « on a marché sous la mer », le site normand dispose également d’un pôle océan. Ici s’est installé un Aquarium Abyssal, « le plus profond d’Europe », relève La Cité de la Mer, avec ses 11 m de haut dans lequel virevolte une myriade de 1 000 poissons et invertébrés dans 350 000 litres d’eau de mer. Il offre trois niveaux d’observation différents.
Sans oublier ses 16 autres bassins. Chacun d’entre eux a sa spécificité: un mode de déplacement, une cohabitation surprenante, un comportement unique ou encore une espèce emblématique comme le Nautile, un crustacé préhistorique dont les ballasts se vident et se remplissent selon qu’il cherche à monter ou descendre.
Les visiteurs peuvent croiser également des limules, des rascasses volantes…, et s’arrêter au bassin tactile pour caresser les raies et autres poissons dociles comme des requins émissoles.
A Granville, le Roc des Harmonies, dont l’ouverture date de 1960, entraîne les visiteurs dans l’ambiance du Nautilus. Otaries, hippocampes, murènes, piranhas, poissons-anges, poissons-papillons et autres espèces aux couleurs éclatantes invitent à un voyage aquatique. Et nouveauté pour les groupes adultes en cette année 2016: la mise en place d’une visite guidée agrémentée d’une dégustation d’huîtres. Deux projets sont également dans les cartons: l’ouverture d’un nouvel espace d’exposition sur la vie maritime de la Baie du Mont Saint-Michel et la création d’un espace cinématographique. Il est aussi question de modifier les décors afin d’accentuer l’ambiance de Vingt mille lieux sous les mers dans l’aquarium.
Nausicaà, le centre international de la mer situé à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) voit plus grand. 2016 sera en effet marquée par le début des travaux d’extension du site qui fête cette année son 25e anniversaire. “Nausicaà, qui reçoit plus de 600 000 visiteurs par an va doubler de surface, annonce ainsi Amélie Waquet de la communauté d’Agglomération du Boulonais. Les travaux ont débuté depuis avril dernier et la livraison de l’équipement est attendue pour le deuxième trimestre 2018. Le site ne fermera pas pour autant ses portes durant cette période d’extension, et les visites se poursuivront”. L’agrandissement de Nausicaà a pour objectif “d’en faire le plus grand aquarium d’Europe avec notamment la mise en place d’un bassin géant de 9 500 m3, de neuf mètres de profondeur et d’un amphithéâtre offrant une vue sur ce bassin via une baie de 20 m × 5 m”, poursuit Amélie Waquet. L’équipement proposera de nouvelles rencontres avec des requins marteaux, des tortues géantes, des raies mantas, des morses…, “et offrira de nouvelles sensations avec l’utilisation des technologies de l’image et des dispositifs interactifs”, conclut-elle. En attendant, les visiteurs peuvent découvrir cette année un tout nouveau lieu inspiré de la forêt tropicale et la diversité des animaux colorés qui la compose. Par ailleurs, les espaces “voyages en mer du Nord”, “escales en Méditerranée” et “histoire d’îles” accueillent de nouveaux pensionnaires à l’exemple de seiches, de poulpes, d’hippocampes…
Né d’une passion familiale pour le monde marin, l’Aquarium La Rochelle accueille chaque année environ 800 000 visiteurs. Premier site touristique de la Charente-Maritime, il renferme 83 aquariums dont neuf de très grand volume, invitant à explorer les fonds marins de la planète. Le début du voyage commence par le « tunnel à 360° des méduses », se poursuit par les eaux tempérées de l’Atlantique (seiches, raies, turbots, langoustines…), avant d’explorer la Méditerranée avec ses poissons cardinaux, ses castagnoles, ses rascasses… jusqu’à la pieuvre. Du côté de l’espace océanique, le spectacle est donné par des carangues, des raies guitare, de petits requins marteaux ou encore des barracudas. Pour ne citer qu’eux. Avec les Caraîbes, l’harmonie des couleurs donne le ton entre poissons anges, chirurgiens, coffres, perroquets mais aussi murènes et balistes, tandis qu’une « évasion » indo-pacifique est l’occasion de découvrir à la fois la richesse des paysages coralliens ainsi que des poissons multicolores (poissons ballon, pinocchio, napoléon, clown…). Sans oublier les théâtre des requins où le duo des requins taureau se partage le rôle titre, ainsi que l’espace des tortues marines. Depuis février dernier, l’Aquarium La Rochelle a ouvert un tout nouvel espace: « la galerie des lumières », un voyage dans les grandes profondeurs. Ici, dans la pénombre, les espèces marines s’illuminent comme le poisson trépied, le poulpe dumbo, le dragon noir, le grangousier, le poisson lanterne ou encore le revenant. A découvrir à bord d’un vaisseau…
Une plongée au cœur de l’Atlantique, de l’océan Indien, du Pacifique et de la Méditerranée, c’est ce que propose l’Océarium du Croisic. Plusieurs escales sont proposées aux visiteurs: le lagon et ses poissons aux mille couleurs, les requins d’Australie (une vingtaine), les Cyclades avec ses mérous et ses murènes farouches, Belle-île (hippocampes, anémones…), l’île d’Yeu (langoustines, soles, étoiles de mer, vives…), les manchots du cap, l’île Vancouver (un espace dédié au Canada) ou encore le tunnel habité par 200 spécimens à l’exemple de raies et squales, entre autres… Sans oublier la nurserie. L’Océarium du Croisic met en place tous les jours des animations assurées par des soigneurs, comme le repas des manchots ou encore des plongeurs dans le tunnel. Chaque année, plus de 250 000 visiteurs sont accueillis.
En petite camargue et à 50m de la plage, le Seaquarium du Grau du Roi est un espace muséo-ludique de 2 500 m2 où les requins sont rois à travers 25 espèces se partageant six bassins géants du requinarium. A leurs côtés, d’autres habitants de la Méditerranée comme la rascasse rouge, le poulpe, le mérou brun, la murène… Sans oublier les oursins, les anémones ou encore les étoiles de mer. L’espace tropical, lui, est l’occasion de rencontrer des poissons chirurgien, des poissons vache, des poissons crapaud, des chevaux de mer… Le Seaquarium propose également de plonger dans l’imaginaire marin à la découverte des cités englouties et de monstres marins. Tandis que l’amphithéâtre et observatoire des mammifères marins permet de s’immiscer dans l’univers des phoques et des otaries.
L’Aquarium Mare Nostrum de Montpellier invite à la découverte de plus de 400 espèces et pas moins de 30 000 animaux marins! Point de départ de l’exploration: les richesses méditerranéennes, avant de prendre la direction de l’océan atlantique, l’Afrique du Sud avec ses manchots, puis les profondeurs abyssales de l’océan Indien, le ballet des raies et des requins dans l’immensité océanique, les poissons multicolores d’un lagon corallien ou encore la végétation luxuriante de la forêt amazonienne. Et depuis février dernier, les visiteurs peuvent rencontrer un nouveau pensionnaire: la pieuvre géante! Frissons garantis…
En une trentaine d’aquariums d’eau de mer naturelle, l’Aquarium marin du Cap d’Agde convie à une découverte de la faune et de la flore des mers du globe. Il se divise en quatre espaces distincts: la Méditerranée (méduses, murènes, poulpe, langoustes, dorades), les mers tropicales et leurs récifs de coraux (poissons clown, chirurgiens, crevettes…), un aquarium de poissons vénimeux ainsi que le grand bac des requins et de la tortue, et enfin un bassin ouvert avec des raies de la Méditerranée.
Installé au sein du « petit arsenal » depuis 1975, l’Aquarium du museum de la Citadelle de Vauban de Besançon renferme plus de 30 espèces locales réparties au sein de différents espaces: une salle voûtée, une cour extérieure et un bâtiment annexe nommé « la ferme quacole ». L’aquarium « n’est pas une simple exposition de poissons, nous précise-t-on. Il s’inscrit totalement dans la démarche du muséum en présentant les menaces pesant sur certaines espèces de nos régions et en sensibilisant la conservation ».
A l’intérieur de la salle voûtée: un écosystème des eaux courantes illustré par une reconstitution schématique de la rivière Doubs en coupe. Les visiteurs y découvrent des truites, des vairons, des perches, des carpes, des silures… Dans la cour extérieure, place est donnée aux milieux aquatiques d’eaux stagnantes avec des zones humides riches en végétation et un bassin tactile. Quelques espèces de tortues et de plantes invasives y sont également présentées. Enfin, dans la « ferme aquacole » se sont installées des espèces aquatiques menacées et emblématiques de la région. Ainsi, les visiteurs peuvent apprendre quelques anecdotes sur la vie et la reproduction de l’apron du Rhône et observer les écrevisses autochtones telles que l’écrevisse à pieds blancs et celle à pattes rouges.
C’est à Brioude dans l’Allier que se trouve l’aquarium La maison du Saumon et de la Rivière. Et c’est sous la conduite d’un petit auvergnat au nom de Plampougnit, que les visiteurs découvrent au fil des aquariums près de 800 poissons représentant plus de 35 espèces différentes: truite, ombre, barbeau, silure, saumon… Un bassin tactile, nouveauté de cette année 2016, vient désormais ponctuer le parcours de visite.
Le Domaine de Vendresse (Ardennes) abrite 20 aquariums d’eau douce rassemblant 50 espèces de poissons des rivières ardennaises. On y trouve aussi un bassin tactile, tandis qu’une exposition ludique vient compléter la découverte du lieu.
Le Muséum-Aquarium de Nancy est un lieu de culture scientifique et technique. Son premier étage, entièrement rénové, est peuplé de plus de 600 animaux exposés dans une mise en scène pédagogique. Au rez-de-chaussée, ce sont 57 aquariums répartis en 23 aquariums d’eau douce tropicale, 29 aquariums d’eau de mer tropicale, un aquarium d’eau de mer tempérée et un aquarium d’eau saumâtre. Sont présentées environ 80 espèces de vertébrés d’eau douce appartenant à 35 familles, 110 espèces de vertébrés d’eau de mer appartenant à 30 familles ainsi que de nombreux non vertébrés (échinodermes, mollusques, crustacés…). Toutes les espèces sont issues de lacs et de cours d’eaux d’Amérique tropicale, d’Asie tropicale, d’Afrique tropicale et de Madagascar, des côtes du Pacifique de l’Asie tropicale; ainsi que des récifs coralliens de mer Rouge, des Caraïbes ou d’Indo-Pacifique.
Après un changement de propriétaire et deux ans de travaux acharnés, beaucoup d’huile de coude et une motivation à toute épreuve, l’Aquarium Les 3 Vagues (son nouveau nom après s’ être appelé les Naïades) à Ottrott, dans le Bas-Rhin, a rouvert ses portes en juin 2015. Sur deux hectares sont présentées 170 espèces animales, et plus de 2 000 m2 couverts pour la partie aquarium. Il renferme 150 000 litres d’eau de mer et 41 bassins, chacun représentant un biotope précis. On y trouve ainsi des poissons cavernicoles aveugles, des piranhas, des requins…
Avec plus de trois millions de litres d’eau, l’Aquarium du Périgord Noir (Le bugue/Vézère) se présente comme « le plus grand aquarium privé d’eau douce ». Les visiteurs peuvent y découvrir 30 bassins où évoluent pas moins de 6 000 poissons dans leur milieu naturel et verdoyant: brochets, silures, esturgeons. Et les visiteurs assistent aux nourrissages des poissons. De plus, d’avril à septembre est proposé le spectacle du plongeur au milieu des esturgeons.
A l’Aquarium de Lyon, les visiteurs sont entraînés des fleuves européens jusqu’à l’océan Indien, de l’Atlantique au Pacifique, en passant par les lacs africains. S’y côtoient pas moins de 5 000 poissons, 47 aquariums pour près de 300 espèces venues des eaux douces et salées de toute la planète. Chaque bassin invite à la découverte d’un écosystème, reproduit au plus proche du milieu naturel, à travers la biodiversité de nombreux milieux aquatiques. Ne pas manquer: la fosse aux requins (450 000 litres d’eau, un décor de huit mètres de haut derrière 100 m2 de vitrage). Bébés requins australiens, requins pointe noire, requin léopard, requin zèbre….
Aux côtés des requins sont proposées d’autres salles: eaux douces tempérées, eaux douces tropicales, eaux de mer ou encore « salle des 5 sens ». Différentes animations ponctuent le parcours de visite..
Les trois quarts des aquariums marins se situent le long des côtes métropolitaines et ultramarines. La carte de localisation fait ainsi apparaître des concentrations sur le littoral breton et le littoral languedocien, mais aussi une rareté sur le littoral aquitain et corse. A l’intérieur du territoire, les métropoles de Paris et Lyon possèdent des aquariums marins, alors que Marseille en est dépourvue malgré sa situation littorale, mais un aquarium géant est au stade de projet depuis 2013. « Nous voulons qu’il soit l’un des plus beaux du monde, voire le plus beau, ce qui ne veut pas dire le plus grand, indique Gérard Chenoz, adjoint au maire en charge des grands projets d’attractivité. Nous voulons nous inspirer de ce qui a été fait aux États-Unis, en Australie et au Japon. Nous hésitons encore entre un aquarium à vocation scientifique et un aquarium grand public qui permettrait de plonger au milieu des animaux ou les observer sous un tunnel transparent. Mais un tel aquarium ne sera viable que s’il parvient à attirer entre 1,5 et 2 millions de visiteurs par an et… surtout des investisseurs privés. Il faudra également déterminer son emplacement. Nous pensons le localiser entre le Mucem et le Silo, mais sa construction qui durera entre 24 à 36 mois, nécessitera de pouvoir disposer d’au moins 10 000 à 150 00 m2 de surface au sol ».