Un attrait naturel et un environnement préservés sont – entre autres – une force pour la Corse, qui accueille chaque année plus de trois millions de touristes. De par son insularité, il faut emprunter le bateau ou l’avion pour l’atteindre.Et puis, sur place, moult découvertes et activités sont à envisager, une offre à même d’être conçue par les réceptifs ou par des tour-opérateurs basés sur le continent. Panorama de l’actualité des acteurs qui opèrent vers et sur l’île de Beauté.
La baie de Porto-Vecchio, les plages de Bonifacio, l’Ile Rousse… autant de destinations qui font rêver près de trois millions de touristes qui se rendent chaque année en Corse. De la Réserve naturelle de Scandola classée au patrimoine mondial de l’Unesco, aux villages historiques reculés sur les collines, l’île de Beauté regorge de spectaculaires points d’intérêt.
Si elle ne peut pas se vanter d’avoir autant de stations balnéaires qu’en Sardaigne ou encore en Côte d’Azur, l’île possède néanmoins plus de 1 000 km de côtes à explorer.
Mais l’autre atout de la Corse est son héritage culturel. Il suffit de s’arrêter à Ajaccio, Port-Vecchio, Sartène, Calvi, Saint-Florent, Ota, Bastia, Corte, Cargèse ou encore Bonifacio pour en prendre toute la mesure.
Calvi sera desservie par ASL Airlines au départ de Roissy-Charles de Gaulle deux fois par semaine du 17 juin au 18 septembre prochain, les vendredis et dimanches. Et pour être plus précis, du 17 juin au 28 août, départ de Roissy-CDG à 17 h 30, arrivée à Calvi à 19 h 10; départ de Calvi à 20 h, arrivée à Paris à 21 h 40; puis du 2 au 18 septembre, départ de Paris à 17 h, arrivée à Calvi à 18 h 40; départ de Calvi à 19 h 30, arrivée à Paris à 21 h 10. Cette nouvelle ligne vient étoffer l’offre de transport aérien sur la Balagne.
Déjà 11 compagnies sont positionnées sur la destination en période touristique, en provenance de toute l’Europe.
Mi-février dernier, HOP! Air France annonçait « une offre en augmentation sur la Corse dès l’été prochain ». Des vols de et vers Roissy-CDG sont proposés au départ de quatre aéroports corses: Ajaccio, Figari, Bastia et Calvi. « Les liaisons de et vers Roissy offrent des jours d’opération plus variés avec l’introduction de jours de semaine sur certaines routes et des saison allongées, en particulier sur Figari opéré d’avril à octobre », indique la compagnie.
Au total, plus de 43 000 sièges sont disponibles entre la Corse et Roissy-CDG (au global, la hausse est de 96 % par rapport à l’été 2015). Et 80 000 sièges au départ des aéroports de province, dont en nouveauté Aurillac/Ajaccio à partir du 25 juin jusqu’au 3 septembre (soit une hausse de 45 % par rapport à l’été 2015).
L’an passé, HOP! Air France a enregistré une augmentation de 9 % en nombre de passagers transportés vers Ajaccio, 37 % vers Bastia. En revanche, à destination de Calvi et de Figari, les chiffres ont affiché une baisse, elle est respectivement de 6 % et 2 %.
Les escales régionales de Corse seront durement touchées par le plan social d’Air France. Fin février, la direction a officialisé les détails de son plan de départs volontaires qui sera mis en œuvre à l’été prochain. Au total, ce sont 1 405 postes au sol et 200 en cabines qui doivent être supprimés. La direction d’Air France a précisé que l’aéroport d’Orly ainsi que plusieurs escales en région, à l’image de Marseille et de la Corse, seraient parmi les plus touchées.
Sur ces sites, pas moins de 448 emplois seraient amenés à disparaître. Des représentants de la direction d’Air France, en déplacement en Corse, avaient notamment précisé, pour Bastia, qu’il fallait dégager près de cinq millions d’euros d’économie.
A partir du 28 mai prochain, Air Corsica mettra à disposition 3 600 sièges à destination de la Corse. Début février, la compagnie a dit adieu à son Airbus A320, qui sort de la flotte après vingt cinq ans de bons et loyaux services. L’A320 de 180 places a effectué le 7 février son dernier voyage pour le compte d’Air Corsica, reliant l’aéroport de Grenade-Federico Garcia Lopez à sa base d’Ajaccio-Napoléon Bonaparte. L’avion était entré en service chez Air Inter en octobre 1990, puis avait été transféré à la flotte d’Air France en septembre 1997 suite à leur fusion. Air Corsica l’avait officiellement reçu en mars 2013. Cette dernière précise qu’il sera « prochainement » remplacé par un autre A320, entré en service en décembre 2007 chez TAM Airlines. Outre quatre A320, Air Corsica opère cinq ATR 72-200.
La low cost Volotea ajoute une fréquence hebdomadaire supplémentaire entre Caen et Ajaccio, son offre entre la Normandie et la Corse étant augmentée de + 26 % par rapport à 2015. La compagnie met environ 41 000 sièges entre l’aéroport de Caen-Carpiquet et l’île de Beauté. Ajaccio est desservie depuis le 26 mars dernier avec quatre vols par semaine, les mardis, jeudis, samedis et dimanches, soit un vol supplémentaire par rapport à 2015. Volotea reliera Caen à Bastia à compter du 2 avril, avec deux vols par semaine les samedis et dimanches. Face au succès rencontré par deux lignes à destination de la Corse depuis leur lancement en avril 2014 (pour Ajaccio) et avril 2015 (pour Bastia), Volotea a donc fait le choix de continuer sur cette lancée corse.
Après des années de grèves à répétition à l’ex-SNCM, la Corse entend reprendre en main la desserte maritime avec le continent, avec le désir affiché de l’assurer en partie par elle-même. En février dernier, l’assemblée de Corse a adopté deux délibérations proposées par l’exécutif régional. L’une réduit les subventions versées aux deux compagnies assurant la continuité territoriale, la CMN et l’ex-SNCM, rebaptisée Maritima Ferries.
L’autre crée un comité de pilotage pour étudier la faisabilité d’une compagnie maritime corse, sous trois mois. Pour « stabiliser et maîtriser le système », la collectivité territoriale de Corse souhaite créer à Ajaccio deux sociétés d’économie mixte (SEM) dont elle détiendrait 51 % aux côtés d’acteurs privés, pour posséder les navires et exploiter les lignes.
Les trois mois à venir détermineront le périmètre de la compagnie qui officierait sous pavillon français, ou sous pavillon corse qu’envisagent de créer les nationalistes. La Corsica Linea et La Méridionale ont répondu favorablement quant à ce projet de création, de même que le syndicat des travailleurs corses et la CFDT de Corse..
A partir du 31 mai prochain, la compagnie Corsica Ferries larguera les amarres à Porto-Vecchio, au départ de Toulon et de Nice. Une nouvelle desserte, qui sera opérée deux fois par semaine au départ de Toulon, et trois fois de Nice. Sa mise en place est liée à l’arrivée du Mega Andrea, permettant à la compagnie de desservir la Sardaigne au départ de la France (Porto Torres depuis Toulon, Golfo Aranci depuis Nice).
Le nouveau bateau, Mega Andrea, accueillera à son bord 550 véhicules. La ligne Port-Vecchio devrait être prolongée hors saison touristique avec deux rotations supplémentaires hebdomadaires depuis Nice et Toulon, avec une ouverture vers le port italien de Savone, « dans une logique multi-destinations », a indiqué Pierre Mantéi, Président du directoire de Lola Maritime.
En 2015, l’activité de la compagnie a représenté 77 % des parts de marché du trafic passagers vers l’île de Beauté, et ce depuis la France et l’Italie, avec environ neuf millions de clients transportés.
Après une seule année d’exploitation entre Toulon et Bastia en 2010 (et 140 000 passagers transportés), Moby Lines a fait son retour sur le marché français en ce début d’année 2016, en commercialisant des traversées Nice/Bastia/Nice, qui seront opérées à partir du 1er juin prochain et jusqu’au 25 septembre. Dans le détail: Nice/Bastia, service proposé jusqu’au 14 août, avec un départ à 22 h 30 et une arrivée à 07 h 30 – du 16 août au 25 septembre, départ à 11 h, arrivée à 18 h 30; en sens inverse: départ de Bastia à 11 h, arrivée à Nice à 18 h 30 du 1er juin au 14 août – départ à 22 h 30, arrivée à 07 h 30 du 16 août au 25 septembre.
La filiale de Moby Group « entend ainsi remplir son rôle de challenger sur la desserte maritime corse avec un objectif annoncé de 150 000 clients sur cette première année d’exploitation 2016 », indique la compagnie. A partir du 28 septembre prochain, la nouvelle desserte sera effectuée deux fois par semaine (le mercredi et vendredi, de nuit uniquement).
Les traversées seront effectuées à bord du Moby Zazà, un nouveau bateau de 152 m de long et 25 m de large. Il disposera d’environ 300 cabines, de restaurants à la carte, pizzéria, snack et self-service, pubs, boutiques, points de vente de produits corses et salles de jeux. Sa capacité est de 1 500 passagers et 500 véhicules.
Depuis 1985, les bateaux de la compagnie réalisent plus de 30 000 départs par an, de jour comme de nuit, vers la Sardaigne, la Corse, l’île d’Elbe au départ de Gênes, Livourne, Citavecchia et Piombino.
L’ex-compagnie SNCM devait voir son actionnariat évoluer dès avril 2015, suite au souhait du désengagement de Transdev, mais le processus de reprise de la compagnie a pris beaucoup de retard et la SNCM n’a finalement pu être attribuée à son repreneur Patrick Rocca que le 20 novembre 2015. Son nom commercial, Maritima Ferries, a été dévoilé le 21 janvier dernier. Comme pour la saison 2015, compte tenu de ses difficultés, Maritima Ferries a ouvert en plusieurs temps ses réservations: d’abord pour les seules traversées relevant de la délégation de service public entre Marseille et la Corse, puis pour ses traversées en ferries sur la Corse en période de pointe. A la mi-janvier, elle avait également positionné quelques traversées de son navire Danielle Casanova sur la ligne Marseille/Corse vers Bastia, Ajaccio ou Propriano selon les jours, les week-ends d’été.
La commande de quatre nouveaux navires est finalement tombée à l’eau suite au changement de l’équipe dirigeante intervenu en mai 2014 à la demande de l’actionnaire majoritaire (Transdev) qui s’opposait à la ligne suivie par le président du directoire, Marc Dufour, remplacé alors par Olivier Diehl.
Pendant la saison 2015, plus aucun navire de la SNCM n’a fait escale à Toulon et Nice, ses rotations étant désormais concentrées sur Marseille vers la Corse et le Maghreb. Aucune rotation sur ces ports n’est assurée en cette année 2016. Selon l’observatoire régional des transports de la Corse, la compagnie a enregistré une chute de son trafic passagers sur la Corse de -53 % de mai à août 2015.
Enfin, en janvier dernier, Maritima Ferries annonçait son projet de rapprochement avec Corsica Maritima, qui s’était aussi positionnée en tant que repreneur de la SNCM, prévoyant notamment d’ouvrir 49 % du capital à des investisseurs extérieurs.
Un mois plus tard, Patrick Rocca rejoignait le conseil d’administration de Corsica Maritima. Mais, le projet de fusion doit toutefois encore être validé par le tribunal de commerce de Marseille.
Reconduite jusqu’en 2023 aux côtés alors de la SNCM dans le cadre de la délégation de service public entre Marseille et les ports corses, La Méridionale ne prévoyait a priori pas de nouvelle entrée en flotte avant cette date, année au cours de laquelle devait être remplacé le Kalliste.
Toutefois, la remise en cause en justice de la délégation de service public maritime Marseille/Corse à compter d’octobre prochain pourrait rebattre les cartes dès l’issue de la saison 2016.
En attendant, on retrouve donc, comme les années passées, le Piana principalement affecté sur la ligne Marseille/Bastia, le Kalliste sur Marseille/Propriano et le Girolata sur la liaisons Marseille/Ajaccio. En plus des rotations prévues par la délégation de service public, quelques traversées de jour sur Marseille/Propriano avec le Kalliste sont de nouveau programmées cette année en périodes de pointe (départ de Marseille à 10 h, arrivée à Propriano à 20 h; retour en traversée de nuit).
Basé à Corte, le réceptif Destination Corse a fait paraître sa brochure Spécial Groupes et autocaristes 2016, circuits et séjours. Au sommaire: des circuits de huit jours et sept nuits, des courts séjours et extensions (à l’île d’Elbe, en Sardaigne, mais aussi à Marseille, Cassis et Bandol), des séjours classiques et/ou club avec animations, dont l’hôtel Club*** à Porticcio, totalement rénové. Des réductions spéciales « minigroupes » sont appliquées: 3 % de huit à 11 pax, 4 % de 12 à 15 et 6 % de 16 à 25. « Pour cette année 2016, nous avons enrichi nos offres d’extension en Sardaigne car les clients sont de plus en plus demandeurs de combiné entre les deux îles, Corse et Sardaigne, indique Florence Burnel Hathroubi, responsable de production. Nous avons également développé nos produits « découvertes authentiques » avec des visites de producteurs et d’artisans. Ces circuits à thème sont particulièrement adaptés aux minigroupes de 20 à 25 pax maximum ». Des offres, détaille la responsable de production, qui permettent de découvrir « un autre visage de la Corse », des « adresses cachées », des hébergements dans de petits hôtels de villages…
Destination Corse, qui fête ses 20 ans cette année, proposera tout au long de la saison « des prix anniversaire », et ce « principalement sur nos GIR au départ de toute la France », précise Florence Burnel Hathroubi, avant d’ajouter: « nous sommes également en train de préparer une opération spéciale pour fin septembre/ début octobre… ». Nous n’en saurons pas plus. Par ailleurs, la responsable de production annonce « une année 2015 très satisfaisante » sur le marché groupes, avec sur le podium des produits les plus demandés les grands tours de Corse classiques, les combinés Haute Corse et Corse du Sud, ainsi que l’offre à la carte dédiés aux minigroupes.
Dans sa brochure 2016 réservée aux professionnels du tourisme, le partenaire des autocaristes Solotour (installé à Aubagne dans le Sud de la France) enrichit son offre sur la Corse. Quatre nouveaux programmes font ainsi leur entrée. Citons-les pêle-mêle: « Terra Corsa – Grand Tour! » en huit jours au départ de Marseille (Propriano, Ajaccio, Porto, Calvi, Ile Rousse, St Florent, Cap Corse, Bastia, Aleria, Corte, Les Etangs, Bavella, Sartène…); « Corsica Era una Volta » en sept jours au départ de Marseille (Bastia, Cap Corse, Calvi, Porto, Ajaccio, terroir corse, Corte, Porto-Vecchio, Bonifacio, Sartène, Propriano…); « Corsica Apperlamanu » en six jours au départ de Marseille (Ajaccio, Porto, Girolata, Calvi, Ile Rousse, St Florent, Cap corse, Bastia, Porto-Vecchio, Bonifacio, Sartène, Propriano…); « Corsica Bella » en huit jours par avion (Ajaccio, Porto, Route des Merveilles, Corte, Ile Rousse, Calvi, La Balagne, Cap corse, Bastia, Bavella, Porto-Vecchio, Bonifacio).
« Nous avons réalisé une année 2015 moyenne sur la Corse, avec un nombre de participants par groupe d’environ 40 pax », annonce Jean-François Guieu, directeur de Solotour, relevant par ailleurs « un démarrage correct » en cette année 2016. « La tendance semble bonne », martèle-t-il, au regard « de groupes déjà confirmés et d’autres en cours d’inscription. Et nous avons encore des demandes pour septembre et l’automne ». Toujours l’an passé, poursuit-il, « les groupes ont notamment privilégié les circuits permettant de découvrir une grande partie de l’île ». Avant de poursuivre: « la clientèle qui fait appel à nous recherche avant tout la qualité, c’est-à-dire un produit complet et équilibré avec guide diplômé, repas typiques, thématiques… Nous ne dérogeons pas à ces attentes-là, et ne souhaitons pas rentrer dans la regrettable guerre des prix observée depuis quelque temps (au détriment de la qualité dommageable nous semble-t-il, comme partout ailleurs), à la destination ». Quant aux déboires de la SNCM, Jean-François Guieu révèle avoir de fait « moins travaillé avec elle », tout en indiquant que « la situation a fait que les les groupes ont souhaité passer fort logiquement par d’autres compagnies », avec pour conséquence « une augmentation des tarifs significative sur certaines dates ». Engendrant des « problèmes de disponibilités pour les groupes ». Quant à Maritima Ferries (ex-SNCM), « aucune approche commerciale n’a été effectuée de sa part auprès de Solotour, nous n’avons donc aucun groupe réservé sur cette compagnie pour cette année 2016 ». Sans compter que parallèlement, « nous avons également de plus en plus de demandes en aérien », conclut Jean-François Guieu.
Après une année 2014 en demi-teinte, plombée par la grève de la SNCM, Corsicatours a terminé l’année 2015 avec un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros pour 20 000 clients réalisés. Soit en progression d’environ 9 %.
« Pour se différencier de ses concurrents », Corsicatours n’hésite pas à s’engager sur l’aérien avec plus de 14 000 sièges cette année. « Un des points forts de notre service groupe repose sur la visibilité des stocks aériens avec des vols 100 % Corsicatours (avec en nouveauté cette année un Deauville/Figari tous les samedis du 21 mai au 24 septembre, aux côtés de Tours, Chateauroux et Angoulême vers Figari, même jour, même période ndlr), et des blocs sièges régionaux au départ de Nantes, Bordeaux et d’Orly à destination d’Ajaccio, tous les samedis du 14 mai au 24 septembre, confirme ainsi Elisa Manfredi, directrice commerciale. Et, bien sûr, nous proposons des départs de toutes les villes, en régulier, charter ou low cost, et notamment de Caen, Rennes, Brest, Quimper et La Rochelle ». Corsicatours peut également s’appuyer sur du stock terrestre via les hôtels du groupe Ettori, sa maison-mère (hôtel-club Marina Viva, hôtel Campo Dell’Oro, hôtel Roi Théodore, résidences Campo di Mare et Royal Palm).
Par ailleurs, « nous avons fait le choix cette année de ne plus éditer notre brochure Groupes-séminaires-incentives, ajoute Elisa Manfredi. Nous proposons désormais un simple dépliant reprenant une sélection de différents produits pour donner un aperçu sur ce que nous sommes en mesure de réaliser ». On y trouve d’ailleurs une offre « spécial autocariste », en huit jours.
« La saison 2015 a confirmé la dynamique groupe enregistrée l’année précédente, avec une demande croissante de notre formule séjour tout inclus au sein du Club Marina Viva proche d’Ajaccio », conclut Elisa Manfredi. Avec une année 2016 qui s’annonce sous de bons auspices, poursuivant cette courbe ascendante, selon la directrice commerciale.
Ollandini Voyages a fait paraître en fin d’année dernière sa brochure Groupes 2016, avec pour fil conducteur « faire découvrir la Corse hors des sentiers battus », expliquait à l’occasion dede cette parution à Tourisme de groupe, Dominique Malpelli, assistante vente et commercial au service groupes.
Une brochure Groupes 2016 qui fait la part belle aux nouveautés, et notamment à travers deux séjours et un circuit entre culture et nature.
Ont également fait leur entrée d’autres nouveaux produits, à l’exemple d’un « Corse en liberté », « Escales en Corse », un « combiné Ajaccio/Sud Corse », un « Grand tour de Sardaigne » ou encore un séjour-découverte à Castell’Verde à Santa Giulia (hôtel de catégorie trois étoiles). « Nous avons beaucoup innové sur cette nouvelle production en cherchant à apporter un autre regard sur la Corse à travers des produits inédits, nous précisait Dominique Malpelli. La clientèle groupe évolue, elle est de plus en plus exigeante, à nous de faire en sorte d’apporter de la valeur ajoutée dans la conception de nos produits, c’est nécessaire et encore plus aujourd’hui ».
Concernant l’activité groupes en 2015, « la tendance a été à la baisse, d’environ dix points, révèle de son côté Jean-Louis Franceschini à la direction Voyages, la baisse la plus importante se situant sur la partie « circuits à la carte ». En revanche, ce sont les circuits thématiques qui ont été le plus plébiscités ». Pour cette année 2016, « la demande concernant ces circuits thématiques se confirme, notamment culturels et sportifs, avec alternance de découvertes, de randonnées ou d’activités nature accessibles au plus grand nombre, ainsi que des circuits combinés Corse/Sardaigne ». Soulignant par ailleurs qu’au niveau des séjours, « nous avons des tarifs très intéressants avec notre quatre étoiles « maison », le Radisson Porticcio, combiné à des excursions en étoiles »…
Des excursions au départ des régions de Bastia, de Calvi, d’Ajaccio et de Porto, un programme de huit jours « la Corse entre terre et mer », la « Corse du Nord au Sud », un « Grand Tour de Corse », des randonnées « au Nord de l’île de beauté », « sur les sentiers de l’île de beauté » ou encore à travers « les plus beaux paysages corses », sans oublier des séjours en hôtels, club et résidence constituent l’offre 2016/2017 de Travel Europe. Rappelons que le tour-opérateur autrichien avait racheté en 2012 les activités tour-operating et réceptif de Corse Voyages. Lors de la première saison, Travel Europe avait totalisé 17 000 clients sur la destination, dont 70 % étaient Français. En 2015, « nous avons enregistré une baisse d’environ 10 % », nous confiait en septembre dernier lors d’IFTM Top Resa Helmut Gschwenter, co-dirigeant avec son frère Anton du TO. Mais, l’année 2016 s’annonce meilleure, « avec un prévisionnel en augmentation, révèle Muriel Bougeard, directrice commerciale. La Corse reste une destination qui attire nombre de nos clients groupistes, et particulièrement sur deux circuits que sont le « Grand tour de Corse » et la « Corse du Nord au Sud ». Notre plan de vol et les offres en compagnies régulières ou low cost nous permettent de répondre à de nombreuses demandes pour la partie aérienne. Pour les voyages réalisés totalement en autocar, nous avons également la possibilité d’organiser le passage en bateau ». En nouveauté cette année, Travel Europe met gratuitement à disposition des audioguides pour les circuits, et rappelle qu’il dispose d’un bureau à Biguglia, près de Bastia.
La Corse forme une collectivité territoriale à statut particulier: la collectivité territoriale de Corse. A la différence des autres régions, le pouvoir exécutif n’est pas détenu par le président du Parlement régional, mais par un conseil exécutif élu par l’Assemblée, composé d’un président et de huit membres. Depuis les élections régionales de décembre 2015, le président de l’exécutif est le nationaliste Gilles Simeoni. Le président de l’Assemblée de Corse est l’indépendantiste Jean-Guy Talamoni. L’Assemblée de Corse a de nombreuses compétences, parmi lesquelles les transports, dont la continuité territoriale avec le continent.
Carma Sport et Amaury Sport Organisation (l’organisateur du Tour de France) ont créé « Explore Corsica by le Tour de France », la première croisière cyclosportive sur les routes corses. Elle sera programmée du mercredi 24 au lundi 27 mai 2017. Il s’agira d’effectuer un tour de de l’île de beauté en quatre étapes (de 88 à 132 km par jour). Les inscriptions sont ouvertes depuis mi-mars dernier. « Plusieurs formules permettent aux participants individuels, en couple ou en famille ainsi qu’aux groupes de préparer leur programme à la carte », est-il précisé.