Menu

ADRT

Le Pas-de-Calais s’inscrit dans la croissance

Région | publié le : 01.03.2016 | Dernière Mise à jour : 01.03.2016

Auteur

  • Catherine Mautalent

Les groupes? Pas-de-Calais Tourisme en a fait une priorité dès les années 90. Avant que les offices de tourisme prennent la main sur la commercialisation conduisant la structure institutionnelle départementale à ne se concentrer que sur la promotion. Une mission qui va durer jusqu’en 2011, année durant laquelle elle se dote d’une centrale de réservation. Retour donc au point de départ! Mais, avec la satisfaction aujourd’hui de ne pas avoir perdu la main, comme en témoignent les chiffres en croissance continue sur ce marché groupes.

Le département du Pas-de-Calais doit son nom au pas de Calais (sans majuscule à « pas » et sans traits d’union), le détroit qui le sépare de l’Angleterre. S’il ne possède pas de très grandes villes, ni de centre urbain polarisant à lui seul tout l’espace départemental, il dispose néanmoins d’un réseau équilibré de villes moyennes et secondaires dont les principales sont Calais, Boulogne-sur-Mer, Arras et Lens. « Touristiquement parlant, le département a créé trois marques de territoire, annonce Sylvie Bailleul, chargée de promotion groupes au sein de Pas-de-Calais Tourisme. Il s’agit de la « Côte d’Opale* » avec ses 120 km de plages, le fameux site des 2 Caps classé « grand site de France » ou encore Nausicaà à Boulogne-sur-Mer. Vient ensuite « Vallées et Marais », le jardin du département, mais aussi ses producteurs locaux, Saint-Omer… et enfin « autour du Louvre-Lens » avec notamment Arras, le bassin minier et les sites de mémoire ».

Un tourisme de mémoire qui s’est développé autour des sites de Vimy, de la Coupole d’Helfaut et du blockhaus d’Eperlecques. Le Pas-de-Calais compte près de 600 cimetières du Commonwealth (Première et Seconde Guerres mondiales), 19 cimetières militaires allemands et cinq nécropoles nationales dont la plus grande nécropole de France: Notre-Dame-de-Lorette. Et, c’est sans compter avec les six musées dédiés à la Seconde Guerre mondiale.

« L’ouverture du Louvre-Lens et l’inscription du bassin minier au Patrimoine mondial de l’Unesco en 2012 ont donné naissance à la nouvelle destination « ALL » pour « Autour du Louvre-Lens », destination portée par la mission Louvre-Lens, explique Sylvie Bailleul. Et pour promouvoir cette « nouvelle » destination touristique à l’international, est né le projet de « contrat de destination », signé le 25 juin 2015 », poursuit-elle. S’appuyant sur un programme d’actions fondé « sur des thématiques fortes », il s’étendra jusqu’en juin 2018. Ce musée du Louvre-Lens a, bien sûr, « boosté la clientèle touristique sur le territoire. Il a beaucoup apporté à la destination en devenant aujourd’hui un des deux sites majeurs départementaux avec Nausicaà à Boulogne-sur-Mer », reconnaît Sylvie Bailleul, qui rejoindra le comité départemental du tourisme pour créer le Service Loisirs Accueil en 1984, avant de prendre en main le service groupes en 1994.

De la commercialisation à la promotion… à la commercialisation!

L’ex-Service Loisirs Accueil de Pas-de-Calais Tourisme, qui a fusionné il y a huit ans maintenant avec la structure départementale, opérait principalement sur le marché des individuels via la location de gîtes de France, avant de se développer sur la vente de forfaits en collaboration avec Atout France, et notamment auprès de la clientèle belge. « En 1994 a été embauché un commercial groupes afin d’élargir la cible de clientèle. En réponse aussi à des demandes de plus en plus nombreuses de la part des associations comme des autocaristes », se souvient Sylvie Bailleul. Il faut dire aussi qu’à l’époque, les offices de tourisme ne s’étaient pas positionnés sur ce marché. La première brochure dédiée voit le jour cette année-là. Y étaient rassemblées aussi bien des propositions de journées que des séjours, et ce à destination de l’ensemble des prescripteurs de voyages en groupe basés notamment en Seine-Maritime, dans l’Eure, en Picardie, dans la Marne, les Ardennes ou encore le Nord. Promotion (à travers de nombreuses participations à des salons à l’exemple, à l’époque, du Mitcar) et commercialisation, constituaient alors les missions de Sylvie Bailleul. Changement de cap quelques années plus tard – exactement en 2003 – au moment où la direction de Pas-de-Calais Tourisme « incite fortement les offices de tourisme du territoire à commercialiser des offres groupes, qu’ils aient leur propre centrale de réservation », raconte Sylvie Bailleul.

Résultat: la structure institutionnelle arrête la commercialisation, mais continue cependant à éditer une brochure groupes, qui se restreint à la promotion des offres des offices de tourisme comme Arras, Boulogne-sur-Mer ou encore Saint-Omer. Cette dernière « avait d’ailleurs signé une convention avec l’autocariste Inglard pour commercialiser des packages », glisse Sylvie Bailleul, soulignant que durant cette période axée sur une mission de promotion, elle pouvait être amenée à concevoir des programmes plus larges en partenariat avec les offices de tourisme, dès lors que les limites de territoire étaient dépassées… Une période également durant laquelle la brochure groupes ne paraît que tous les deux ans, en alternance avec une brochure dédiée aux groupes scolaires intitulée Groupes enfants. Ici, pas de commercialisation de packages, le document s’attache à lister l’ensemble des prestataires et leurs offres à même de recevoir cette jeune clientèle. La brochure paraît fin janvier, elle est éditée à 3 000 exemplaires.

Mais en 2011, nouveau virage! La nouvelle direction de Pas-de-Calais Tourisme décide de reprendre la commercialisation sur le marché groupes et crée une centrale de réservation (Résa 62). « Une des raisons qui a justifié ce revirement est dûe à la baisse de l’activité sur le marché des individuels avec notamment le développement des résas en ligne », estime Carole Leprêtre, responsable du service réservation individuels et groupes. Par ailleurs, force était de constater des manques en matière d’offres groupes sur certains espaces du territoire. L’agence de développement et de réservation touristiques reprend donc du service en matière de commercialisation. « Les programmes groupes sont commercialisés par Résa 62, nous pouvons être amenés à acheter les produits proposés par les offices de tourisme qui commercialisent leur destination », explique Sylvie Bailleul. Et principalement: Arras, Saint-Omer, Béthune-Bruay et Lens-Lievin. « Calais et Boulogne-sur-Mer pour certaines prestations », ajoute-t-elle. La commission sur les ventes est partagée à 50 % entre l’office de tourisme et l’agence de développement et de réservation touristiques. « Lorsqu’il n’existe pas de service réservation au sein de l’office de tourisme, nous composons nous-mêmes les produits en direct avec les prestataires », précise Sylvie Bailleul. En 2012, Pas-de-Calais Tourisme rejoint le club Destination Groupes de la Rn2D.

Des journées… et des journées à combiner en séjour

En 2011, la brochure groupes prend donc un nouveau virage, elle apparaît dans une nouvelle mouture. Et, cette fois ne mentionne plus les coordonnées des offices de tourisme en tant qu’interlocuteurs des prescripteurs de voyages en groupe.

Des journées et des séjours clé en main y sont proposés. Des séjours qui en 2015 seront présentés différemment. « Nous avons souhaité proposer une palette de journées qu’il suffit ensuite de combiner sur deux, trois, quatre, cinq jours… en fonction des souhaits de chacun, explique Sylvie Bailleul. Cela nous paraissait plus judicieux de laisser le choix d’autant que les séjours clé en main ne sont jamais vendus tels quels ». Il est même suggéré de prolonger ces séjours avec des « découvertes dans les pays voisins, nordistes, picards, belges ou anglais », ajoute-t-elle. Ainsi, par exemple, dans la version 2016, il est proposé quatre programmes « Lille et le centre historique minier de Lewarde », « larguez les amarres en Baie de Somme », « une journée à Bruges » ou encore « Londres » avec une traversée en ferry ou via le tunnel sous la Manche. « Dans le cadre de cette programmation, nous achetons le produit à l’agence de développement et de réservation touristiques concernée en France. A l’étranger, nous nous adressons à un tour-opérateur », explique Sylvie Bailleul.

Désormais annuelle depuis 2011, la brochure est éditée généralement début octobre. Pas moins de 7 500 exemplaires ont été tirés pour la présentation de l’offre 2016. Cette dernière est découpée par rubriques thématiques: « côté mer », « côté culture », « terroir & traditions », « le bassin minier », « côté mémoire » et « côté nature ». S’y ajoute une rubrique consacrée aux cabarets, repas-spectacles, fêtes et manifestations. « Au moins 40 % des programmes proposés sont repris tels quels », glisse Carole Leprêtre, soulignant par ailleurs que « le contenu de la brochure se veut représentatif de l’offre touristique de la destination ». Si on « ne peut pas tout développer, nous glissons différentes options », ajoute-t-elle. Les tarifs mentionnés sont, en général, définis sur la base de 30 pax, avec une gratuité systématique pour le conducteur et une seconde à partir de la 41e personne payante. « De plus, selon les produits, une commission est appliquée aux professionnels, elle varie entre 2 et 5 % », indique Carole Leprêtre.

A noter enfin que cette année a été insérée sur certains forfaits la mention « circuit accessible en minigroupes, sur la base de 15 pax ». Pour répondre « à une demande des associations notamment qui n’arrivent pas à constituer un groupe sur un programme avec un nombre de participants suffisant », justifie simplement Sylvie Bailleul. Sur certains forfaits seulement, car il y a des prestataires « qui ne veulent pas toujours faire du minigroupe », poursuit-elle.

Un site web relooké pour 2017

Pour compléter cette offre packagée, le service groupes propose également – et uniquement sur demande – d’adresser un document dédié aux hôtels et hébergements groupes (établissements classiques, gîtes, villages de vacances, auberges de jeunesse… d’une capacité d’au moins 15 personnes). Cette liste est également accessible via le site internet de Pas-de-Calais Tourisme, en cliquant sur l’onglet « groupes ». Cet espace a particulièrement été retravaillé en 2011 afin d’être plus lisible et surtout plus informatif. « Avec la refonte de notre site généraliste, je vais saisir cette occasion pour faire évoluer notre espace groupes en créant , par exemple, une rubrique dédiée à l’actualité touristique départementale ou encore accentuer l’offre sur des produits plus thématiques comme la randonnée », annonce Sylvie Bailleul. Pour faire connaître son offre, le service groupes de Pas-de-Calais Tourisme reconnaît qu’il participe moins aujourd’hui qu’il ne le faisait à l’origine à des salons, préférant privilégier les manifestations organisées par les autocaristes. Des professionnels qui, à leur demande, peuvent venir découvrir la destination dans le cadre d’éductours. « Nous envoyons également des mailings auprès de fichiers ciblés ou loués par des professionnels du marketing du tourisme de groupe », ajoute Sylvie Bailleul. D’autres opérations de promotion sont également mises en place ponctuellement: e-mailings, insertions publicitaires…

Depuis 2011, année de référence puisque marquée par la reprise de la commercialisation, Carole Lepêtre constate avec satisfaction que « le marché groupes est en constante augmentation », avec notamment un développement sur les formules séjours. 2016 devrait suivre la même tendance au regard des nombreuses demandes engrangées depuis le début de l’année, « avec de belles confirmations de séjours », glisse-t-elle.

En chiffres

• CA 2015: 243 748 euros (217 667 euros en 2014) pour 107 contrats répartis en 95 journées et 12 séjours (105 contrats en 2014 pour 101 journées et 4 séjours).

– L’an passé, 92 contrats ont été réalisés par les associations et les comités d’entreprise et 15 à l’initiative des professionnels du tourisme.

• La première clientèle groupes est issue du Pas-de-Calais, suivie de celle du Nord, puis de Belgique et enfin des Yvelines.

• Le Top 3 des ventes en 2015: le site des 2 Caps, Saint-Omer et le Marais audomarrois, puis la visite du port de Boulogne-sur-Mer en bateau.

Nausicaà va entrer dans une nouvelle dimension

2016 sera marquée par le début des travaux d’extension de Nausicaà, le centre international de la mer, situé à Boulogne-sur-Mer, qui fête cette année son 25e anniversaire. « Le site, qui reçoit plus de 600 000 visiteurs par an va doubler de surface, annonce Amélie Waquet de la Communauté d’Agglomération du Boulonnais. Les travaux débuteront en avril prochain et la livraison de l’équipement est attendue pour le deuxième trimestre 2018. Le site ne fermera pas pour autant ses portes durant cette période d’extension, et les visites se poursuivront ».

L’agrandissement de Nausicaà a pour objectif « d’en faire le plus grand aquarium d’Europe avec notamment la mise en place d’un bassin géant de 9 500 m3, de neuf mètres de profondeur et un amphithéâtre offrant une vue du bassin via une baie de 20 m × 5 m », poursuit Amélie Waquet.

L’équipement proposera de nouvelles rencontres avec des requins marteaux, des tortues géantes, des rais mantas, des morses… « et offrira de nouvelles sensations avec l’utilisation des technologies de l’image et des dispositifs interactifs », précise-t-elle.

En attendant, les visiteurs pourront découvrir cette année un tout nouvel espace inspiré de la forêt tropicale et la diversité des animaux colorés qui la compose. Par ailleurs, les espaces « voyages en mer du Nord », « escales en Méditerranée » et « histoire d’îles » accueilleront de nouveaux pensionnaires à l’exemple de seiches, de poulpes, d’hippocampes…

Les points forts

La Côte d’Opale

Le site des 2 Caps (ensemble paysager qui s’étend sur près de 23 km. Cap-Gris, Cap Blanc-Nez, dune de Slack, Pointe aux Oies…, le site se distingue par la diversité de ses paysages et de ses milieux. Plus de 250 espèces d’oiseaux y sont recensées. Villages de pêcheurs et stations balnéaires à l’exemple du Touquet, de Wimereux…).

Etaples-sur-Mer (maisons de pêcheurs, chapelle, port et calvaire; le centre Maréis et le musée de la Marine perpétuent la tradition en proposant une découverte du métier de marin-pêcheur).

Calais et sa Cité internationale de la Dentelle et de la Mode (un savoir-faire venu d’Angleterre qui a connu son âge d’or à la fin du XIXe siècle, début du XXe siècle).

Boulogne-sur-Mer (citée fortifiée, découverte du port en bateau et Nausicaà avec plus de 36 000 espèces d’animaux et 50 aquariums).

Desvres et son musée de la Céramique (plats, carreaux, animaux, objets miniatures ou monuments, créations contemporaines, le musée présente en quelque 600 pièces plus de 300 ans de production).

Vallées et Marais

Saint-Omer (abbaye Saint-Bertin, motte castrale, Grand’Place, cathédrale Notre-Dame, grandes demeures de styles flamand et classique). Montreuil-sur-Mer (cité fortifiée, rues typiques des scènes décrites par Victor Hugo dans Les Misérables). La Coupole d’Helfaut (gigantesque bunker souterrain conçu pour préparer et lancer les fusées V2, l’arme secrète avec laquelle Hitler comptait détruire Londres). Abbaye de Belval (fin du XIXe siècle, les sœurs trappistes y fabriquaient des fromages. Les dernières religieuses ont quitté le lieu en 2012. Ouverte à la visite, on y produit à nouveau… du fromage). Marais audomarrois (balade en bateau typique – le bâcove – ou à fond plat; rencontre avec un artisan construisant des bâcoves). Cristallerie d’Arques. Distillerie de genièvre. Torréfacteur.

Autour du Louvre-Lens

Le musée Louvre-Lens (bâtiment de verre et d’aluminium situé sur un ancien carreau de mine abritant notamment « la galerie du temps », un parcours à travers 5000 ans d’histoire de l’art). Arras (Grand’Place et place des Héros aux façades de style baroque flamand, hôtel de ville, beffroi, quartier abbatial, musée des Beaux Arts, citadelle militaire construite sur les plans de Vauban…). Bassin minier (terrils, chevalements, corons…, découverte en autocar).

L’Anneau de la Mémoire et Notre-Dame-de-Lorette, la plus grande métropole française de la Première Guerre mondiale. Centre d’interprétation Lens 14-18. Mémorial canadien de Vimy. La carrière Wellington, mémorial de la bataille d’Arras (à 20m de profondeur, le souvenir de milliers de soldats cantonnés sous terre à quelques mètres du front…).

Festif

Fête du Hareng à Etaples-sur-Mer (5 et 6 novembre 2016). Les Ripailles du Camp du Drap d’Or à Guînes (8, 9, 15 et 16 octobre 2016; repas et spectacle historique). Les Misérables de Victor Hugo, spectacle son et lumière dans le cadre de la citadelle avec près de 500 figurants donnant vie aux personnages du roman (29, 30 et 31 juillet, 1er, 5, 6, 7 et 8 août 2016).

Nouveautés 2016

• Après cinq années de réaménagement, la crypte de la basilique Notre-Dame à Boulogne-sur-Mer est de nouveau ouverte au public. Dans un espace entièrement revisité, depuis le sol jusqu’aux fresques restaurées, le parcours met en valeur les collections lapidaires et d’art sacré.

• Au pied de la colline de Notre-Dame-de-Lorette a ouvert le Centre d’interprétation Lens 14-18. Il permet d’appréhender les événements marquants de la Grande Guerre en Flandre française et en Artois.

(*) Le terme « Côte d’Opale » a été inventé en 1911 par Edouard Lévêque, peintre, écrivain, botaniste originaire du Touquet, en référence à sa lumière particulière et changeante.

Div qui contient le message d'alerte

Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire

Mot de passe oublié

Déjà abonné ? Créez vos identifiants

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ? Remplissez les informations et un courriel vous sera envoyé.

Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format