C’est probablement l’un des pays les plus méconnus d’Europe, de ceux auxquels on ne pense pas immédiatement. Un pays aussi mystérieux ne peut que susciter la curiosité. De surprise en révélation, il se livre progressivement. Et la question se pose ouvertement: comment a-t-on pu l’ignorer aussi longtemps? Il y a dans ce coin des Balkans de quoi satisfaire pleinement les touristes aux goûts les plus variés. Culture, nature, traditions, gastronomie remplissent allègrement le voyage, les voyages même, comme en propose Rual Travel autour des thématiques les plus diverses.
De la Bulgarie, les Français ont surtout retenu la recette des yaourts, la chanson La Maritza interprétée par une Sylvie Vartan nostalgique de son enfance et « Le Mystère des voix bulgares », propagé sur toutes les ondes radio dans les années 80. Eventuellement, les passionnés de romans d’espionnage ont peut-être encore en tête le « coup du parapluie bulgare » qui élimina nombre d’opposants au régime communiste réfugiés en Occident. Mais ces souvenirs de plus en plus lointains ne font pas toute une histoire et ne lèvent pas tous les mystères de la Bulgarie. Raisons de plus pour aller voir sur place. Le seul risque à courir: celui de la révélation.
Car les touristes trouveront dans le pays-même encore de quoi se laisser éblouir, y compris ceux qui ont admiré les trésors des rois thraces au Louvre en 2015,. Par ces vestiges précieusement exposés dans les musées d’archéologie, mais aussi par le patrimoine religieux exceptionnel, ces icônes précieuses qui décorent nombre de lieux orthodoxes, ces forteresses qui veillent depuis des siècles à la lisière de l’Orient et de l’Occident, ces festivités qui animent villes et villages au fil des saisons, de la cueillette des roses aux vendanges qui procurent des vins que les Français savent apprécier lors de dégustations, cette gastronomie qui reflète la variété des produits agricoles locaux et aussi ces articles fabriqués par les artisans qui perpétuent des traditions multiséculaires. Tandis que la mer Noire déploie ses plages de sable fin…
Mais la Bulgarie doit aussi s’envisager en circuit, si l’on veut percer tous ses mystères et régaler ses yeux de joyaux antiques, de paysages montagneux intacts et de vestiges historiques qui racontent une histoire compliquée. En ce cas, il devient plus pertinent d’aborder la Bulgarie par Sofia, plutôt que Burgas ou Varna.
Pleine de vitalité, envahie de voitures ou livrée aux piétons qui arpentent ses pavés, Sofia est une capitale de près de 1,5 million d’habitants, avec l’essentiel de ses points d’intérêt concentrés dans le centre-ville dont on fait facilement le tour à pied. Située à 551 m d’altitude, avec un climat continental, la ville est entourée de montagnes qui culminent dans le massif Vitocha à 2 290 m d’altitude, tant et si bien qu’il faut toujours franchir l’un ou l’autre col pour en sortir. Sa situation géographique est à l’image d’un pays largement montagneux, avec un tiers de son territoire à plus de 1 000 m d’altitude. Plus proche de la mer Egée que de la mer Noire, elle peut du coup facilement s’inscrire dans un combiné associant la Macédoine grecque et le pays des Thraces du Nord.
En ville, les styles se mélangent. Le palais de justice, néo-classique, tout imprégné de l’art totalitaire des années 1920-1930 côtoie des constructions plus récentes de verre et d’acier, des églises orthodoxes multi-séculaires aux coupoles dorées à l’or fin ou des palais historiques. En grande partie, la ville s’est développée au début du XXe siècle, et elle porte en elle ces mélanges architecturaux, mariant Belle Epoque, néo-classicisme et éclectisme.
Parmi les plus vieilles villes du monde – les premiers habitats remontent à 7 000 ans! – Sofia doit son nom actuel à la déesse de la Sagesse. Les lointains ancêtres des Turcs ont été si impressionnés par la basilique Sainte Sophie, dit-on, qu’ils en ont repris le nom pour leur église byzantine à Constantinople. Elle a été construite sur le site d’une nécropole romaine, qu’un musée attenant permet d’approcher. Sous l’occupation ottomane, elle a été transformée en mosquée, mais un tremblement de terre a mis à bas un minaret et quelques décennies plus tard un second minaret s’est effondré, tuant les deux fils de l’imam d’alors. Du coup, ils n’ont jamais été reconstruits. Elle a été complètement rénovée et conserve un style dépouillé plus proche de ses origines..
Autre grand édifice religieux: la cathédrale Nievski, église gréco-bulgare de style néo-byzantin, tout en coupoles et en arcs. Celle qui domine l’édifice à 45 m de hauteur est entièrement dorée à l’or fin. De nombreuses fresques décorent l’intérieur de la cathédrale où siège le patriarche de Bulgarie. Le sol est en marbre de Carrare. Mosquée et synagogue, parmi les plus grandes des Balkans, complètent l’offre d’édifices religieux. Mais Sofia reste un des berceaux du christianisme, comme en témoigne la « Sainte montagne » qui domine la capitale au nord et a pu compter jusqu’à 300 monastères.
L’ancien centre historique est avant tout un quartier administratif, où parlement et ministères sont implantés. Le Palais des congrès date de 1981. Il a été construit pour marquer les 3 000 ans de l’État bulgare. Le palais royal abrite aujourd’hui la Galerie nationale des Beaux-Arts et le musée national d’Ethnographie. Des expositions thématiques y sont organisées.
Dans un parc qui s’immisce jusqu’en centre-ville, un monument à l’armée soviétique rappelle la dette éternelle que lui vouent les Bulgares. Devant le Parlement, une sculpture dédiée à Alexandre II de Russie en témoigne également. Non loin de ce monument au Tsar Libérateur, comme il est surnommé localement, le pont aux aigles est un symbole de l’histoire de la capitale. Il se souvient des exilés bulgares qui sont revenus à Sofia après la libération du pays du joug ottoman et a servi de point d’ancrage aux manifestants qui ont renversé le pouvoir communiste en 1989/1990
Tout ce qui fait une capitale moderne se trouve à Sofia, mais la ville réserve en plus quelques surprises. Comme devant ces vestiges romains cachés dans les fondations de l’hôtel Arena Sebarica sur une petite hauteur en plein cœur de la ville. L’immense vestibule a intégré ces ruines et les met en valeur. Peu de capitales peuvent également s’enorgueillir d’avoir une quarantaine de sources d’eau thermale. A Sofia, où les thermes ne sont pas accessibles aujourd’hui, il est des fontaines où les habitants viennent prélever de cette eau bienfaisante. A l’écart du centre-ville, le quartier de Boyana réserve quelques merveilles à ses visiteurs. Le musée national d’Histoire occupe le pavillon de la résidence présidentielle construit dans les années1970. De ce décor qui témoigne des fastes du communisme et de son goût pour les grands volumes, l’État bulgare continue d’en faire une vitrine du pays. Les visiteurs peuvent, eux, apprécier les collections, parmi les plus riches des Balkans, et avoir un large aperçu des principaux monuments historiques du pays. Les trésors de Panyagurichté, liés au roi thrace Seuthès, éblouissent autant par l’or dont ils sont faits que le design des objets. Et dire que cela remonte au IVe siècle av. J.C.! Beaucoup plus intime, l’église de Boyana a été classée par l’Unesco au patrimoine mondial de l’Humanité. Et pour cause. L’ensemble architectural, simple d’apparence et d’inspiration byzantine, cache en son sein des fresques remarquables qui remontent au XIIIe siècle. Elles sont l’œuvre d’un maître inconnu mais durablement important, comme un précurseur de la Renaissance, avec des portraits réalistes et une extrême diversité de couleurs qui ne sont pas sans rappeler Giotto, avec quelques années d’avance. Dans l’une de ces fresques, on a relevé jusqu’à 30 nuances de jaune! Les groupes ne peuvent y accéder que sur réservation, et neuf personnes à la fois, pas plus. Juste parfait pour apprécier la spiritualité du lieu. Et encore plus quand y est organisé un concert de chants religieux portés par les voix graves d’un chœur monacal.
Des fresques, il n’en manque pas en Bulgarie, comme au monastère de Rila, classé lui aussi par l’Unesco, à 126 km au sud de Sofia. C’est le plus grand monastère orthodoxe des Balkans, non loin de la station de sports d’hiver de Borovets.
La religion, marginalisée sous le communisme, a fait profil bas pendant longtemps et reprend un peu de vigueur aujourd’hui. La séparation de l’Eglise et de l’État remonte à la Constitution de 1879, dont on nous dit qu’il s’agissait d’une copie de la constitution belge de 1830. Toujours est-il que les biens de l’Eglise n’ont pas été saccagés, même s’il fallait se contenter des quelques subsides de l’État, les monastères ont conservé toutes leurs richesses, leurs icônes et leurs ors. En 1990, la loi de restitution des biens à l’Eglise a remis en selle le monastère de Rila, qui possède 200 000 hectares de terre et des biens immobiliers en ville. Aujourd’hui encore, il y a 14 moins qui y vivent à demeure.
Malgré les vicissitudes de l’histoire, le monastère fondé par saint Iean Rilski en 925, puis établi à son emplacement actuel au XIVe siècle demeure un ensemble architectural étonnant. L’église resplendit de toutes ses peintures. On compte pas moins de 3 600 scènes peintes sur ses murs! Elle détient aussi bon nombre de sculptures sur bois. Et son trésor est bien gardé: il faut cinq clés pour l’atteindre, chacune confiée à un moine différent.
Depuis Sofia, il est aisé de filer vers Plovdiv, la deuxième ville du pays, à 145 km à l’ouest de la capitale. On fera l’impasse sur ses faubourgs pour découvrir avec entrain le centre de la cité longtemps en concurrence avec Sofia pour diriger le pays. Plovdiv se rattrapera en 2019 en devenant capitale européenne de la culture.
La cité aux sept collines arrosée par la Maritza qui s’écoule vers la mer Egée, a été fondée par les Thraces au VIe siècle av. J.C. De fait, des ruines apparaissent sitôt la Maritza franchie. Une rue piétonne bordée de commerces animés conduit vers la vieille ville toute en pente. De là, on aperçoit des églises de style Renaissance dont les icônes ont fait la réputation de la ville, notamment celles en bois sculpté du temple de Sainte Nédélia. La Gallerie d’art de la ville en expose aussi des ribambelles.
Mais c’est en se promenant dans les rues pavées qui partent à l’assaut des collines que les surprises guettent les visiteurs. Des maisons ornées, dont les étages se trouvent souvent en encorbellement au dessus du rez-de-chaussée s’enchaînent, entourées de verdure. Maison symétrique, maison Guéorguiadi, maison Kouumdjiéva qualifiée de royale parfois, maison Balabanova, où des événements littéraires sont régulièrement organisés, maison Lamartine aussi, en mémoire du poète français qui, de retour d’Orient, a fait étape ici, quelques jours seulement mais suffisamment pour qu’il en garde un souvenir puissant. En cours de route, dans l’une de ces demeures, une halte s’impose au musée d’Ethnographie. Dans la maison d’un ancien propriétaire de 200 000 moutons, riche donc, ce sont les coutumes ancestrales, la vie dans les campagnes qui sont présentées de manière vivante. On y apprend par exemple que la cornemuse est un des instruments typiques de la montagne environnant Plovdiv et cela depuis les invasions celtes au IVe siècle. De curieux masques ornent un coin de ce musée, rappelant que dans les villages de montagne, en février mars, la tradition du Kukeri demeure très vivace. De même à Pernik, près de Sofia.
Mais la promenade dans Plovdiv d’antan conduit inévitablement aux ruines de Philippe, avec l’Odéon, le forum et l’agora dont on aperçoit les ruines au bas de la cité. Epousant la colline, le théâtre antique est admirablement conservé. Découvert dans les années 60, il est aujourd’hui emblématique du passé de Plovdiv. Des spectacles y sont régulièrement organisés, notamment en juin avec des opéras de Verdi. La musique et les arts sont à la fête à Plovdiv tout au long de l’année, contribuant à l’ériger en capitale culturelle de la Bulgarie.
Un peu au nord de Plovdiv, il est une capitale d’un autre style: Kazanlak. La cité, jumelée avec Saint-Herblain, près de Nantes, est sans conteste la capitale de la rose. Il n’est donc pas étonnant que la production de cosmétiques soit une des spécialités de la ville, qui a aussi acquis une réputation pour sa production de soie grège et le savoir-faire de ses luthiers.
La ville se situe dans la vallée des roses. Dans les roseraies des environs, on peut assister, fin mai et juin, à la cueillette de ces fleurs oléagineuses. Le 1er juin, la ville s’emplit de fêtards pour le festival de la rose et le carnaval joyeux qui l’accompagne. La réputation de la rose oléifère de Kazanlak dépasse largement les frontières de la Bulgarie. Des extraits de ses huiles essentielles sont notamment utilisés en Provence pour la fabrication des parfums.
L’autre grand trésor de la ville est moins saisonnier et tient à son riche passé. De nombreux tumulus de la région abritaient des tombeaux thraces. Une de ces nécropoles antiques se visite à Kazanlak même, en gravissant une coline verdoyante qui surplombe la cité. Le tombeau thrace de Kazanlak se dresse dans un verger. Circulaire et protégé, il présente les uniques fresques thraces jamais conservées. Une copie se visite, où l’on aperçoit les restes d’un homme, d’une femme et d’un cheval. Selon les coutumes d’alors, l’homme qui mourait choisissait sa femme préférée qui était alors tuée et pouvait dès lors reposer avec lui dans la tombe. Le cheval aussi était sacrifié. Il faut préciser que les conceptions de l’époque se situent à l’opposé de ce que l’on conçoit aujourd’hui, généralement. A la naissance d’un enfant, on pleurait et portait le deuil et l’on s’arrachait les cheveux, pour plaindre le nouveau-né qu’une vie de misère guettait. En revanche, la mort, avec les promesses de l’au-delà était une fête. Autant y convier dans ce cas femme et cheval!
L’exploration de ce riche passé se poursuit au musée d’Histoire et d’Ethnologie de Kazanlak. Il abrite de précieuses collections provenant des tombeaux de la région, 90 % des tumulus ayant été dévalisés, ce que le musée à pu recueillir n’en est que plus précieux. Le masque du roi Thérès, 780 grammes d’or tout de même, et des bijoux de 24 carats, des monnaies anciennes, des trésors, notamment ceux de Rogozen, s’accumulent de vitrine en vitrine au musée, témoignant de l’excellence de l’orfèvrerie des Thraces. Au passage, on se souviendra aussi que « Les Thraces étaient forts, blonds, souvent gladiateurs dans l’Empire romain », explique le guide dans son excellent français. Et pas toujours faciles à manœuvrer manifestement puisque Spartacus était lui-même Thrace. En prenant la direction du nord, sur la route qui conduit à Bucarest, on ne quitte pas complètement ce peuple antique. Veliko Tarnovo, perchée sur qutre collines dans les boucles de la Yantra qui s’épanche vers le Danube a aussi été fondée par les Thraces, mais ce sont les Romains qui ont laissé leur empreinte en y implantant un fort, et plus encore les Byzantins qui ont dressé là une imposante forteresse. La situation hautement stratégique de la ville où a été proclamée l’indépendance de la Bulgarie libérée du joug ottoman a d’ailleurs pourvu d’enceintes à peu près toutes ses collines. Y compris Sveta Ora et sa quarantaine de monastères d’alors, où est installée aujourd’hui l’université.
Mais les touristes se rendent en priorité sur la colline des Rois, Roievets, en franchissant grâce à un pont de pierre un ravin vertigineux. La promenade à travers les ruines du palais royal conduit naturellement à une église de pierre, qui a surtout fait parler d’elle pour ses fresques contemporaines terminées en 1981 et dont les représentations stylisées n’ont pas été du goût de tous les Bulgares. Il est vrai qu’elles tranchent par leur originalité avec les icônes traditionnelles qui remplissent les églises orthodoxes de Bulgarie. Raison de plus pour s’y attarder.
Veliko Tarnovo exploite aujourd’hui sa situation exceptionnelle au bénéfice des touristes. Les vues sur l’une ou l’autre des collines demeurent fascinantes, tout comme ces maisons empilées qui dégringolent depuis le centre-ville jusqu’au bord de la rivière. Un son et lumière est projeté sur l’une des collines, illuminant la forteresse et ses chemins parmi les ruines et la verdure de couleurs vivantes au son d’une musique de circonstance, donnant à entendre un peu de l’histoire du site. La ville se pare aussi de violet, durant ces jours de fête qui semblent avoir attiré tout le pays ou presque!
A proximité de Veliko Tarnovo, une petite excursion jusqu’à Arbanaczi permet de s’immerger dans la culture et l’histoire des campagnes bulgares. On y visite notamment une maison typique de riches paysans ou commerçants ottomans, aujourd’hui transformée en musée.
Sa conception témoigne aussi de la nécessité de se garder de son époque, avec la chambre principale entièrement intérieure, éclairée grâce à des astuces qui permettaient à la lumière d’y pénétrer et d’autres trouvailles pour se protéger des bandits, conserver les aliments et autres produits précieux à l’abri des convoitises.
On vous le dit, la Bulgarie, c’est tout une histoire, avec des trésors à dénicher partout!
Environ 300 000 touristes français visitent chaque année la Bulgarie, attirante par ses nombreux atouts et ses tarifs abordables. A la chute du régime communiste, en 1989, le pays recevait plus de dix millions de touristes par an. En 2014, il a reçu plus de huit millions de visiteurs. Le secteur représente 17 % du PIB. C’est dire s’il est pris au sérieux et développé. Pays de l’Est le plus méridional, la Bulgarie avait été dévolue par les communistes aux vacances.
Développé sur le modèle espagnol des années 1960 sur la côte, l’offre touristique tend à se remettre au goût du jour. Sur la côte, la capacité atteint 1,250 million de lits et attire beaucoup d’Allemands, d’Autrichiens, de Russes… Mais aussi des Français qui trouvent un excellent rapport qualité-prix au soleil bulgare. Parallèlement, les sports d’hiver ont trouvé en Bulgarie une autre patrie. Les progrès constants apportés aux stations et équipements positionnent le pays comme une alternative aux stations d’Europe de l’Ouest, avec des tarifs très compétitifs: Borovets, Pomporova, Barsko. Le tourisme de bien-être et de Spas est en plein essor. Le tourisme culturel, qu’affectionnent particulièrement Français et Britanniques se développe aussi, mais peut par endroits buter sur un manque d’infrastructures. D’où l’intérêt de s’en remettre à un réceptif.
Sur 111 000 km2 vivent 7,250 millions de Bulgares. Le pays le moins densément peuplé d’Europe, Scandinavie exceptée, est aussi en déclin démographique prononcé. On ne fait plus guère que 1,2 enfant par femme depuis belle lurette. Avec un taux de fécondité aussi bas, depuis trente ans, la population décroît et elle vieillit, les jeunes partant facilement à l’étranger trouver du travail. Après la Seconde Guerre mondiale, les trois-quarts des habitants vivaient encore à la campagne. Aujourd’hui, moins de 18 % des Bulgares sont installés dans les zones rurales. Ce qui n’empêche pas un farouche attachement aux traditions populaires du pays.
Il reste encore une agriculture importante, notamment de tournesols, dont il est le premier producteur d’Europe. Moins connu, et pourtant, la Bulgarie est aussi le sixième exportateur de vins en Europe. Elle exporte aussi des cerises et des fruits des bois, ainsi que du miel. Toutes saveurs dont il ne faut pas se priver lors d’un séjour sur place.
Dans les forêts, qui couvrent encore une bonne partie du territoire, on y rencontre la plus grande population d’ours d’Europe, estimée à 800. Sur les clochers, cheminées et autres points perchés, quelque 4 500 cigognes ont établi domicile.
Le point le plus au nord du pays est à la latitude de Bayonne. De fait les Bulgares, coincés entre Grecs et Turcs au sud, Roumains au nord, sont des méridionaux. Le pays est riche en métaux de couleur, comme le cuivre, dont il est le deuxième producteur européen, ou l’or où il se classe premier en Europe.
Hébergements
• Sofia
Le Ramada**** propose 600 chambres rénovées étage par étage. Il se trouve à une quinzaine de minutes à pied du centre-ville. Une très grande piscine, un centre de bien-être, des commerces ouverts jusqu’à 21 h, un casino complètent sur place l’offre hôtelière.
• Veliko Tarnovo
Bien situé, l’hôtel Premier****, avec centre de bien-être, propose ses 35 chambres ou huit appartements au confort irréprochable.
• A 50 km au nord de Sofia
le Riu Pravets Resort s’étire comme un palais moderne le long d’un lac que l’on admire depuis une terrasse panoramique donnant aussi sur la campagne et la montagne. Les golfeurs sont particulièrement bien servis avec un terrain de 18 trous, par 72, tout autour de l’étendue d’eau. Côté hébergement: 242 chambres luxueuses ou suites. Côté service: restaurant, café, boutiques, centre de fitness, Spa…
Aérien
La desserte aérienne est assurée par trois compagnies: Bulgaria Air, Air France et Wizzair depuis Beauvais. Des vols charters desservent Varna et Burgas durant l’été.