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Entreprise

Perraud: résolument tourné vers l’avenir

Producteur | publié le : 01.02.2016 | Dernière Mise à jour : 01.02.2016

Auteur

  • Catherine Mautalent

Menacé d’une « sortie de route », le groupe Perraud a retrouvé sa voie, un 9 janvier 2014, avec au volant 23 autocaristes et six investisseurs. Ils se sont impliqués dans le rachat de l’entreprise iséroise. Depuis, l’activité est entrée dans une phase de croissance « mesurée » en se concentrant sur son cœur de métier: le transport (Autocars Perraud) et le tourisme (Perraud Voyages). Une dernière activité, sans agence de voyages « vitrine », mais avec une équipe dédiée aux groupes constitués (adultes et scolaires) et aux GIR.

Voilà une histoire bien singulière que celle du groupe isérois Perraud, dont le siège est basé à Tullins, à une vingtaine de kilomètres de Grenoble. Fondée en 1945 à Roybon par Jean Perraud, l’entreprise est placée en procédure de sauvegarde en juin 2012 par le tribunal de commerce avec une période d’observation de dix-huit mois. Jusqu’alors, la société de transport familiale avait connu plusieurs phases de croissance externe via le rachat d’entreprises: Voyages Radicini, ABB, Médialpes, une partie des Autocars de Chartreuse, Autocars Glénat, Janin Tourisme… et la dernière acquise fin juillet 2011, le groupe Eyraud (Eyraud Autocars, Brun Voyages, Autocars Ville, Voyages Gouy, Lazier Voyages et Autocars Rouard), qui la conduira « à une sortie de route ». Et qui a bien failli lui être fatale.

Un combat de longue haleine

Sans l’élan de soutien de confrères autocaristes qui se sont retroussé les manches, le groupe Perraud, profondément fragilisé par les dettes et les pertes d’exploitation des entreprises du groupe Eyraud, aurait eu bien du mal à sortir de son plan de sauvegarde un 17 décembre 2013, date à laquelle la liquidation pure et simple de l’entreprise pouvait être prononcée. La vente de ses trois agences de voyages de Grenoble, Saint Marcellin et Lyon (spécialisée dans les croisières, cette agence – Ocea – avait été rachetée par Perraud Voyages en 2010), la fermeture de celle de Beaurepaire, la liquidation de cinq des entreprises du groupe Eyraud (seule Autocars Ville a été conservée), la liquidation et la cession encore de l’activité de transports sanitaires, n’ont pas conduit à favoriser une hypothétique relance de l’entreprise septuagénaire. « Le groupe Perraud est passé de 400 salariés dans les années 2000 à 700 en 2012 avec un chiffre d’affaires d’une trentaine de millions d’euros, évoque Frédéric Pinet, qui préside aujourd’hui le groupe Perraud. Il y a eu des erreurs stratégiques, le groupe s’est développé trop vite avec des foyers de pertes importants. Avec le rachat du groupe Eyraud, la situation est devenue critique, voire catastrophique, avec à la clé un épuisement de trésorerie ». Le passif s’accumule: dettes bancaires, dettes en crédits-bails*… Soit un total de 16 millions d’euros. « C’était la panique », glisse-t-il. Avant le début d’un compte à rebours qui va jalonner la reprise du groupe isérois. « Le groupe Perraud faisait partie du groupement Réunir, on ne pouvait pas le laisser tomber », dit simplement Frédéric Pinet, qui persuadera Alain-Jean Berthelet (Autocars Berthelet à Crémieu), Yves Plessis (Courriers Rhodaniens à Saint-Peray) et Philippe Borini (Autocars Borini à Combloux) de s’intéresser à la situation du groupe isérois. « Sans connaître alors précisément l’ampleur du déficit, reconnaît Frédéric Pinet, sinon « qu’il nous fallait trouver quatre millions pour prolonger l’activité de l’entreprise ». Quatorze autres membres de Réunir sont alors approchés, chacun va apporter entre 70 000 et 450 000 euros pour enclencher cette reprise. En novembre 2013, il restait encore un million à trouver. Quatre autres membres « basés à Lille, Brest, Angoulême et Bayonne », glisse Frédéric Pinet, rejoignent Easynove, la nouvelle société anonyme créée par le groupement et portée par 23 autocaristes et six autres investisseurs. Quatre millions et demi d’euros seront collectés (des capitaux qui sont bloqués sur sept ans). Mais, la bataille n’est pas gagnée pour autant. « Ils nous fallaient convaincre les banquiers d’abandonner 75 % de leurs créances, et en échange nous leur versions immédiatement en cash 25 % », poursuit-il. Avec la promesse de garder l’ensemble des salariés. De réunion en réunion, « compliquées, très compliquées », le deal aboutit. Easynove – seul candidat en lice – présente son offre au tribunal de commerce un 11 décembre, six jours plus tard, la décision est rendue. Le groupe Perraud sort de son plan de sauvegarde, repris par Easynove à hauteur de 80 %. Serge Perraud, fils du fondateur, conservant 20 % des actions et devenant président du conseil de surveillance. Le 9 janvier 2014, l’entreprise familiale iséroise tournait une nouvelle page de son histoire. Forte de 340 cartes grises et 450 salariés. Affichant alors 30 millions d’euros de chiffre d’affaires (25 millions d’euros en 2015). Et un directoire composé de Frédéric Pinet (Pinet Tourisme à Rosans), de Philippe Borini, d’Yves Plessis, d’Alain Bosson (SAT à Montmélian) et de Gilles Pernaton (cabinet Pokka à Lyon).

Se concentrer sur le cœur du métier

Via le rachat du groupe Perraud par Easynove, « l’objectif était bel et bien de conserver des PME dans ce métier, indique Frédéric Pinet. On n’a pas fait cette opération contre les groupes, on n’a de bonnes relations avec eux. Mais, d’un autre côté, la pensée unique ne peut pas exister ». Easynove est d’ailleurs actuellement en cours de rachat de trois autres entreprises (Frédéric Pinet ne nous en dira pas plus), des choix réfléchis sur des sociétés qui œuvrent d’abord et surtout dans le transport public avec des perspectives éventuelles de développement, mais qui font aussi du tourisme, un dernier secteur intéressant peu les grands groupes. « De 2012 à 2014, il n’y a pas eu de rupture dans l’activité du groupe Perraud, poursuit Frédéric Pinet. Quand on a officiellement repris en janvier 2014, nous avons réuni tous les salariés en leur disant que notre objectif était de sauvegarder cette entreprise, de la remettre en phase de développement sur tous les métiers. On leur a dit aussi que l’on était convalescent pour quelque temps encore ». Mais, en décembre 2013, dans la foulée de la décision du tribunal, l’activité transport de marchandises du groupe Perraud a été vendue (« les conducteurs ayant été repris aux mêmes conditions », assure Frédéric Pinet). Avec un objectif clairement affiché pour l’entreprise iséroise de se concentrer sur le transport de voyageurs, le transport PMR et le tourisme. Et ce à travers quatre sociétés: Autocars Perraud, Autocars Ville et Société Grenobloise de Voyages et Excursions (SGVE) pour le tourisme, qui a pour nom commercial Perraud Voyages.

Une concentration qui a nécessité parallèlement l’achat de nouveaux véhicules. C’est ainsi qu’en 2014, après avoir remporté un marché concernant des lignes régulières et scolaires de la Semitag et du conseil général de l’Isère, ce sont 34 véhicules dédiés au transport public qui ont été achetés via le soutien financier des autocaristes associés. Puis, début 2015, deux autocars ont rejoint le parc: un Iveco Magelys de 40 sièges destiné à l’équipe de rugby de Grenoble, le FCG, dont l’autocariste isérois est le transporteur officiel depuis 2004, un autre de tourisme de marque Van Hool. En 2015 toujours, six autocars de Grand Tourisme Setra 516 HD ont été commandés et livrés le 18 décembre dernier. Trois de ces véhicules sont équipés PMR. « Avec l’arrivée de ces derniers autocars, nous en avons profité pour créer un nouveau graphisme », indique Frédéric Pinet. Quant à la flotte des Magelys (12 en tout, « Iveco nous les a loués pendant que nous étions en difficulté », glisse Frédéric Pinet) qui composaient jusqu’alors la flotte Grand Tourisme vont être conservés, mais désormais positionnés sur du Tourisme… tout court.

Notons ici que le groupe Perraud dispose de dix dépôts, « relativement bien répartis sur le département », souligne le président du Directoire. Ce qui a d’ailleurs incité Frédéric Pinet à « décentraliser les différents services de l’entreprise » plutôt que de concentrer l’activité au siège à Tullins (sauf pour l’administratif). Casser en quelque sorte « le mythe de la grosse boîte » et plutôt dispatcher en PME afin « que la relation avec les clients comme avec les conducteurs soit la plus proche possible des secteurs géographiques où est implantée la marque Perraud ». Il en sera ainsi, par exemple, pour les six nouveaux autocars Grand Tourisme qui viennent d’arriver. L’occasion, parallèlement, de permettre à l’activité touristique de Perraud Voyages de se redéployer, et « d’entrer dans une nouvelle phase de croissance », annonce Frédéric Pinet.

Rassurer les décideurs groupes

Et qu’en a-t-il été de l’activité tourisme pour Perraud Voyages durant ces deux années transitoires? « Lorsque des responsables de groupe apprennent par voie de presse qu’une entreprise doit faire face à des difficultés, et même s’ils n’ont pas à redire sur notre savoir-faire et notre expérience, ce n’est évidemment pas toujours facile à gérer, explique Corinne Bonnaffoux, directrice du service groupes. Nous avons dû faire face à une réelle frilosité de leur part, une peur de s’engager financièrement, de prendre des risques pour tout un groupe de 40 personnes, ce que nous pouvions comprendre. Certains nous ont lâchés, mais beaucoup d’autres sont restés. Nous avons toujours fait en sorte d’être à leur disposition pour leur expliquer la situation ». La clarifier surtout en précisant bien les deux notions distinctes que sont un plan de sauvegarde et un dépôt de bilan. « Beaucoup de clients ont fait l’amalgame, poursuit-elle. Hors, pour le groupe Perraud, il s’agissait bel et bien d’un plan de sauvegarde, ce qui signifiait que l’entreprise avait une viabilité et qu’il était possible de la maintenir tout en corrigeant, bien sûr, les erreurs de gestion que nous avions pu faire dans le passé. Si nous avions un plan de sauvegarde, nous avions de bonnes raisons de penser que nous étions capables d’en sortir ». A cette époque, d’ailleurs, Corinne Bonnaffoux sollicite Serge Perraud, fondateur du groupe éponyme, pour aller lui-même à la rencontre des responsables de groupe. Pour les informer. Les rassurer aussi. En leur proposant, par exemple, de verser des acomptes différés, de payer après leur retour. « Nous avons été plus compréhensifs en matière de trésorerie pour ne pas perdre nos groupes et aucun d’entre eux n’est revenu sur ses engagements, tous sont partis comme prévu », dit Corinne Bonnaffoux, avant d’ajouter: « durant ces deux années difficiles, nous n’avons pas eu de réelle rupture quant à notre activité tourisme, sinon celle liée à l’évolution de ce marché groupes. Nous avons redonné confiance à nos clients, parce que de son côté, l’entreprise a elle aussi retrouvé confiance ». Aujourd’hui, cette activité « se porte bien », poursuit-elle, même si à l’instar de ses confrères, Corinne Bonnaffoux, constate elle aussi « une diminution tant des groupes constitués que du nombre de participants ». Une situation à laquelle le service groupes de Perraud Voyages (composé de quatre technico-commerciales) s’adapte en s’appuyant sur sa production GIR, et développe parallèlement une offre d’excursions à la journée et de séjours pour les groupes.

Journées clé-en-main, séjours sur-mesure

Après avoir, à l’instar de confrères autocaristes, débuté l’activité tourisme par les pèlerinages, puis par une production d’excursions à la journée, de circuits, de séjours en autocar. Sans brochure à l’origine, il s’agissait de répondre à des demandes ponctuelles. « C’est en 1987 qu’est créée la première agence de voyages, baptisée Passeport Loisirs, à Beaurepaire, raconte Corinne Bonnaffoux, en association avec deux autres confrères (Autocars Lazier et Autocars Pinet, ndlr), et été éditée une brochure GIR commune ». S’enchaîneront alors d’autres ouvertures d’agences Passeport Loisirs à Saint Marcellin (1988, avant d’être fermée puis rouverte en 2003 dans un centre commercial sous le nom de Perraud Voyages), à Gap (1989, elle fermera en 1998) et à Grenoble (1990). Mais, c’est véritablement en 1992 avec le rachat de Voyages Radicini à Renage que l’activité tourisme estampillée Perraud Voyages prend véritablement son essor. Dans la corbeille: deux agences de voyages, l’une basée à Grenoble (elle viendra remplacer l’ex-Passeport Loisirs et de fait Radicini pour être rebaptisée Perraud Voyages), l’autre à Voiron (cette dernière fermera en 1999). Aujourd’hui, il n’y a pas d’agences de voyages « vitrine », « seul reste le centre de production de Tullins, qui de fait est devenu l’agence de voyages du groupe », indique Corinne Bonnaffoux.

C’est en 1992 également que paraît la première brochure groupes, France et étranger, destinée aux clubs, aux associations mais aussi aux comités d’entreprise. Basés dans le pays voironnais, dans la région de Saint-Marcellin, à Grenoble… La brochure paraissait chaque année. « En 1997, nous avons lancé une production GIR en brochure, poursuit Corinne Bonnaffoux, tandis que parallèlement existait déjà une forte activité sur les voyages pédagogiques au sein de l’entreprise ». Ce qui est toujours le cas aujourd’hui à travers une brochure annuelle dédiée d’une cinquantaine de pages (Séjours pédagogiques) destinée aux écoles maternelles et élémentaires. « Un service spécifique composé de trois personnes conçoit et commercialise des voyages et sorties en autocar et en avion dans le respect des programmes pédagogiques de l’Education nationale », précise-t-elle.

En 2003 est rachetée l’entreprise Janin Tourisme à Tullins, (elle a été englobée depuis dans le Groupe Perraud), là où choisira de s’installer six ans plus tard le Groupe Perraud sur un site de 30 000 m2 comprenant 1 500 m2 d’ateliers et 1 200 m2 de bureaux. « Cette entreprise avait une forte activité GIR, ce qui va nous conduire à étoffer notre production sur ce segment dans une brochure plus conséquente », indique Corinne Bonnaffoux.

En parallèle à l’édition toujours d’une autre dédiée aux groupes constitués composée d’offres d’excursions à la journée et de séjours (2 500 exemplaires). Sauf « qu’au fil du temps, les groupes constitués diminuaient sur l’offre séjour et que nous faisions de plus en plus de sur-mesure, relève la directrice du service groupes. Nous avons donc fait le choix de ne plus en proposer, mais conserver uniquement en brochure des sorties à la journée et de courts séjours, deux formules qui fonctionnent bien auprès de cette clientèle ». C’était en 2012. « Le rythme de parution de cette brochure a également été modifié puisqu’elle est éditée depuis cette date que tous les deux ans », poursuit-elle. La version 2014/2015, éditée à 5 000 exemplaires, rassemblait pas moins d’une centaine de forfaits journées (dont une vingtaine de nouveaux produits), et une trentaine sur une formule deux jours qui a fait son entrée dans la dernière édition.

Des offres rubriquées par territoires: Lyonnais/Ain, Loire/Allier, Ardèche/Drôme/Hautes-Alpes, Isère, le Sud de la France, Savoie/ Haute Savoie/Suisse ou encore Côte d’Or/Jura/Saône-et-Loire. Sans oublier une rubrique « les festives/détente ». Et dès les premières pages est fait mention de la brochure Voyages & séjours dont les « programmes sont adaptables et modulables pour les groupes constitués », une information complétée par une autre concernant les minigroupes à qui sont proposés des avantages à partir de dix pax… Cette brochure groupes, Journées & courts séjours, est adressée par courrier aux clients et prospects (environ 1 500 à 1 800 exemplaires), et dont certains d’entre eux sont aussi destinataires d’e-mailings à l’occasion d’une offre spéciale sur un voyage. Chaque année sont aussi proposées des « journées retrouvailles » fin novembre, début décembre. L’occasion de se voir offrir une dinde – une vraie! – en cadeau (900 distribuées en 2014!). « C’est difficile de savoir ce que les clients veulent faire d’une année sur l’autre d’où la nécessité de leur proposer une offre suffisamment variée, estime Corinne Bonnaffoux. Ils regardent d’abord un prix, et ne vont pas dans le détail du contenu ». La nouvelle production 2016/2017 s’étoffe – pour la première fois – de programmes axés sur la randonnée.

Hausse de 20 % sur le GIR

Quant à la brochure GIR annuelle (une production à 80 % autocar – avec des offres de sorties à la journée – et 20 % aérien), elle est également adressée aux décideurs groupes. Une brochure GIR qui fait l’objet de deux parutions dans l’année: « celle éditée en décembre, forte d’une cinquantaine de pages, est consacrée aux voyages de février à octobre de l’année suivante, celle de mai – une quinzaine de pages – est axée sur les voyages automne/hiver à venir avec des rappels sur les départs proposés en période estivale », détaille Corinne Bonnaffoux. Pas moins de 5 000 exemplaires sont envoyés par courrier, tandis qu’à leur sortie, elles font l’objet d’un encart dans le TV Mag du Dauphiné Libéré (soit 57 000 exemplaires) et d’un envoi « toutes boîtes ciblées » (celles qui ne sont pas touchées par Le Dauphiné Libéré), soit 30 000 exemplaires. Auxquels viennent se greffer les trois à quatre encarts publicitaires passés tout au long de l’année, toujours dans Le Dauphiné Libéré, pour assurer le remplissage des autocars. La communication auprès des clients ne s’arrête pas là puisque Perraud Voyages organise également un « salon des voyages » sur une journée. Le premier a eu lieu en 2009 au moment de l’inauguration des nouveaux locaux à Tullins rassemblant une vingtaine de fournisseurs et 150 décideurs groupes, le second en février… 2014, dans le cadre du stade Lesdiguières à Grenoble où 90 fournisseurs et 200 responsables étaient au rendez-vous, cette fois sur une après-midi. « C’était important pour l’entreprise de renouveler ce type d’opération peu de temps après le rachat », glisse Corinne Bonnaffoux. Perraud Voyages récidive en janvier 2015 au sein d’Alpexpo à Grenoble, sur une journée « avec ouverture privative aux décideurs groupes le matin, et accueil du grand public l’après-midi », poursuit-elle. Une édition qui a reçu 1 500 visiteurs « et 50 000 euros réalisés sur des ventes GIR, sans compter de nombreux nouveaux clients », glisse Corinne Bonnaffoux. Et à l’heure où nous mettions sous presse, le quatrième « salon des voyages » avait lieu (c’était le 21 janvier dernier), à nouveau dans le cadre d’Alpexpo. Avec une ouverture réservée aux responsables de groupes de 9h à 11h. Cette édition réunissait 60 fournisseurs, représentatifs de multiples destinations, des plus proches aux plus lointaines. Parallèlement étaient organisées quatre conférences sur le Pérou, le monde des croisières fluviales, le Vietnam et les Cyclades. Clients et prospects y ont été conviés (plus de 90 000 invitations distribuées dans la brochure 2016 parue en décembre 2015, près de 2000 responsables de groupe sollicités, des e-mailings envoyés à 10 000 adresses à partir du fichier clients, deux encarts parus dans le gratuit grenoblois Grenews en janvier…). « L’ensemble de nos opérations de communication, presse, salon des voyages, encarts publicitaires… représente environ un budget de 70 000 euros », révèle Corinne Bonnaffoux.

« Depuis deux ans, nous avons augmenté de 20 % notre clientèle GIR », se félicite la directrice du service groupes, et ce malgré un contexte touristique plutôt morose. Les attentats du 13 novembre 2015 à Paris n’ont pas eu d’impacts sur la clientèle groupe adultes (mais il n’y a pas eu d’inscriptions supplémentaires), quelques annulations ont cependant été enregistrées du côté des scolaires. Les marchés de Noël réservés ont été maintenus, mais la Fête des Lumières à Lyon annulée (« 200 pax de perdus », chiffre Corinne Bonnaffoux). Des aléas qui font partie du quotidien d’une entreprise comme une autre. Qu’elle soit singulière ou pas.

Groupe Perraud – Transport

– CA 2015: 25 millions d’euros dont 52 % réalisés sur les lignes scolaires et régulières et 48 % en transport occasionnel

– 200 véhicules auxquels s’ajoutent 70 autres affectés au transport de PMR, 21 autocars Tourisme et Grand Tourisme de marques Iveco, Van Hool et Setra (dont 6 Setra 516 HD arrivés le 18 décembre 2015)

– 115 lignes scolaires en Isère, 5 dans la Drôme et 3 en Savoie

– 15 lignes urbaines et interurbaines en Isère

– 17 lignes régulières en Isère

– 398 salariés dont 237 conducteurs

– Dix dépôts: Tullins, St Just de Claix, Beaurepaire, Roybon, Pont de Claix, Bourg d’Oisans, Autrans, Goncelin, Clelles et La Mure.

– Membre du réseau de PME indépendantes Réunir

Groupe Perraud Tourisme – Perraud Voyages

– Volume d’affaires: 4,228 millions d’euros pour 19 129 clients

– Groupes constitués: 1,725 million d’euros pour 7 888 pax (83 % du volume d’affaires est réalisé sur des séjours – 17 % sur des excursions à la journée – 5 436 pax sur des excursions à la journée, 2 452 pax en séjours – associations, clubs et amicales constituent les principaux clients).

– GIR: 1,198 million d’euros pour 4 285 pax (2 650 clients en séjours, 1 635 en excursions à la journée)

– Groupes scolaires: 1,305 million d’euros pour 6 956 élèves (collèges, écoles et lycées)

– Production: 80 % autocar et 20 % aérien

– Les groupes sont principalement issus de l’Isère

– 8 salariés sur le centre de production de Tullins: 5 sur l’agence et 3 sur le département pédagogique

– La France, l’Italie et l’Espagne sont les destinations privilégiées.

Ces crédits-bails ont été depuis rallongés de trois ans.

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