Même si des signes d’essoufflement sont apparus l’an dernier comme dans les autres économies des pays émergents, le Brésil parie sur un effet bénéfique immédiat et à long terme des Jeux olympiques. A deux ans d’intervalle, il aura accueilli les deux événements les plus populaires du monde: la Coupe du monde de football en 2014 et en août prochain, du 5 au 21, les Jeux olympiques, qui se prolongeront même en septembre, avec du 7 au 18, la quinzième édition des jeux paralympiques.
Pour 2016, le gouvernement brésilien s’attend à une augmentation des touristes étrangers de 11 % par rapport à l’an passé. Il estime à 380 000 leur nombre qui viendront dans le pays durant la quinzaine olympique.
Les 14,4 milliards de dollars (13,2 milliards d’euros) d’investissement dans le projet olympique devraient générer selon Brasilia un revenu de 51,1 milliards de dollars (46,8 milliards d’euros). Compte tenu de la vitrine médiatique que représente un potentiel de cinq milliards de téléspectateurs dans le monde, le retour sur investissement devrait être plus marqué dans la décennie qui suivra les Jeux olympiques de Rio de Janeiro qu’avant. L’exemple de Londres porte à le croire.
En 2014, la France s’est hissée au premier rang des marchés émetteurs européens vers le Brésil. Effet Coupe du monde de football? Peut-être, mais force est de constater que la progression des arrivées depuis la France est régulière depuis plus de cinq ans. Les chiffres de 2015 n’ont pas encore été compilés par le bureau statistique brésilien. Toujours est-il que la France métropolitaine est devenue le cinquième marché émetteur pour le tourisme brésilien, le premier hors d’Amérique. Les visiteurs arrivant de la Guyane française sont recensés à part. Le volume s’établit bon an mal an entre 9 000 et 12 000 passages de la frontière. Sauf en 2014, où les visiteurs arrivant de la Guyane française voisine n’ont guère dépassé 5 000 entrées.
En 2014, plus de 282 000 Français se sont rendus au Brésil, bien plus que les Allemands (265 500), premiers visiteurs européens de 2011 à 2013, et que les Italiens (229 000), encore premiers européens en 2010, deuxièmes de 2011 à 2013.