OT Porte d’entrée du Jura et ancienne capitale de la Franche-Comté, Dole offre à la curiosité de ses visiteurs un vaste patrimoine, à commencer par son centre ancien, où il faut prendre le temps de pousser les portes de nombre d’édifices. On y suit les traces de Louis Pasteur ou de Marcel Aymé. On y embarque aussi par voie fluviale ou ferroviaire, histoire de découvrir les alentours. Autant d’échappées que l’office de tourisme est à même de combiner à la carte pour la clientèle groupes.
Accrochée aux flancs d’un mamelon calcaire bordé de canaux, Dole fut capitale du comté de Bourgogne avant d’être intégrée au Royaume de France en 1678. De cette période fastueuse, elle a conservé de nombreux édifices à l’ordonnance inspirée de la Renaissance et de foisonnants décors de pierres polychromes. Depuis près de deux cents ans, le clocher de la collégiale Notre-Dame, le plus haut édifice religieux de Franche-Comté (73 m), domine fièrement le centre historique. « Un secteur sauvegardé depuis 1967 totalisant 160 hectares », glisse Stéphane Triboulet, directeur de l’office de tourisme du Pays de Dole, dont 30 000 visiteurs franchissent la porte chaque année. La cité, forte d’une quarantaine de monuments historiques, a été labellisée « Ville d’Art et d’Histoire » en 1982. « Un patrimoine fort qui surprend d’ailleurs nos visiteurs, plus enclins à trouver chez nous un paysage nature qui caractérise le département du Jura », relève Stéphane Triboulet. En revanche, ils associent plus facilement la ville, surnommée « la petite Venise », à l’un de ses plus illustres enfants du pays, Louis Pasteur, scientifique, chimiste, physicien, pionnier de la microbiologie et connu pour avoir mis au point un vaccin contre la rage, qui y vit le jour en 1822. Sa maison natale a été transformée en musée en 1923 où vies privée et professionnelle se racontent. Mais, malgré ces deux atouts – patrimoine et célébrité – « Dole souffre d’un déficit de notoriété touristique, reconnaît Stéphane Triboulet. Mais, avec la mise en place en place des grandes régions en 2016 qui verra la fusion de la Franche-Comté et de la Bourgogne (voir encadré « Grande région », ndlr), cela devrait ouvrir de nouvelles opportunités touristiques, qui amèneront sans doute à travailler notre destination en lien avec Besançon et Dijon ». D’ailleurs, lors d’une consultation publique sur la réforme territoriale lancée en septembre 2014, les Jurassiens ont majoritairement souhaité cette future grande région…
En attendant, c’est pour l’instant à l’échelle d’une ville et de ses alentours que l’office de tourisme du Pays de Dole
Ce marché groupes, l’office de tourisme le travaille depuis 1998, après avoir « absorbé » Jura Vert, une structure associative commercialisant des produits individuels et groupes, plus particulièrement axés sur les activités de loisirs (randonnées, vélos) et les visites. « Jusqu’à cette date, nous avions essentiellement pour mission l’accueil et la promotion de notre territoire, explique Stéphane Triboulet. Nous répondions à des demandes, mais n’avions aucune activité sur ce segment groupes ». Jura Vert lui ouvrira donc la voie, et ce tant en terme de promotion que de commercialisation. Dans la foulée est éditée une brochure à la fois destinée aux individuels et aux groupes, « il nous fallait une vitrine », poursuit-il. Editée alors entre 500 et 600 exemplaires, annuelle (elle paraissait en novembre), « elle était uniquement envoyée aux autocaristes basés en Alsace, en Bourgogne, en Rhône-Alpes ou encore en Ile-de-France, indique Aline Martin, chargée de Promotion et de Commercialisation groupes. Nous mettions essentiellement en avant des formules journées et d’autres de deux jours. Parallèlement, nous participions au Mitcar ». Pour les associations, clubs ou comités d’entreprise, « il n’y avait pas d’envoi de brochure, nous l’adressions uniquement si on nous en faisait la demande », ajoute-t-elle.
Mais, en 2012, changement de cap! Il est décidé de ne plus éditer de support papier, l’offre bascule sur le web. « Par souci d’économie », justifie simplement Stéphane Triboulet. Parce qu’aussi « 90 % de notre travail a toujours constitué à faire du sur-mesure », ajoute Aline Martin. Quatre à cinq produits y sont alors répertoriés, « avant qu’ils ne s’étoffent à une dizaine de programmes aujourd’hui, toujours sur des formules journée et de deux jours », précise la chargée de Promotion et de Commercialisation groupes. Avec la mise en avant d’un « coup de cœur » à l’exemple d’un produit « Pays de Dole: l’essentiel », ou sous l’angle thématique avec une « découverte nature & bio », « sur les pas des bâtisseurs », « les vieux métiers », « de jardins en jardins », « saveurs locales »… et même un « itinéraire croisé Jura-Bourgogne » sur le thème des grands vins en deux jours. « Tous les ans, nous nous attachons à insérer une nouvelle offre », ajoute Aline Martin, précisant par ailleurs que « sur demande, toutes ces offres peuvent être envoyées sous forme de fiches rassemblées dans une pochette ». Sinon, elles font l’objet d’un envoi systématique par e-mailings sur la base d’un fichier qualifié de près de 300 autocaristes. Les tarifs définis sur la base de 20 pax « sont les mêmes pour tous les prescripteurs de voyages en groupe, qu’ils soient professionnels ou non », indique Aline Martin. La gratuité est appliquée pour le conducteur, « et une gratuité supplémentaire peut se négocier », poursuit-elle. Mais, aucun avantage spécifique (remise, commissionnement) n’est mis en place pour les professionnels. Et encore moins pour les associations, clubs et autres prescripteurs de voyages en groupe.
Cependant, les professionnels ont fait l’objet d’une attention particulière en 2014 à travers « une démarche commerciale plus offensive concrétisée par des envois d’e-mailings dédiés et des contacts téléphoniques particulièrement ciblés », souligne Aline Martin. Auprès d’autocaristes ayant déjà programmé Dole et « auprès d’entreprises de transport en autocar importantes », ajoute-t-elle. Depuis la fin de l’année dernière aussi, les professionnels sont également destinataires d’une newsletter (également envoyée au grand public), en janvier, en avril, en juillet et en octobre. Une newsletter qui existait déjà, mais qui était jusqu’à l’an passé « diffusée de manière plus restreinte, explique Aline Martin. Nous n’avions pas d’outils de Gestion Relation Client. Ce qui n’est plus le cas depuis fin 2014 ». Objectif: « maintenir le contact et susciter l’envie de (re) venir sur Dole », glisse Aline Martin. Produits, événements, actualités… en constituent le contenu. « Force est de reconnaître que les autocaristes ne pensent pas systématiquement à insérer la ville dans leur programmation, regrette Stéphane Triboulet. Dole n’est pas une destination « naturelle » pour la clientèle groupes ». Conscient qu’il « reste encore beaucoup à faire ». Mais, la volonté d’affirmer (et de confirmer) le positionnement de l’office de tourisme sur ce segment groupes est bien là. Encouragé en cela par les bons chiffres enregistrés depuis le début de cette année, et ce jusqu’à fin septembre qui affichent une courbe ascendante.
(*) Le Pays de Dole rassemble cinq collectivités territoriales, dont deux financent l’office de tourisme.
St Aignan-sur-Cher
Il est classé parmi les 15 plus beaux zoos du monde et fête ses 35 ans cette année, le ZooParc de Beauval rassemble 5700 animaux, représentant 600 espèces répartis sur 32 hectares. En janvier 2012, les pandas Huan Huan et Yan Zi font une entrée très remarquée dans le parc, où ils seront locataires jusqu’en 2022…
Malaisie
Au large de la Malaisie, l’île de Langkawi offre autant d’attraits pour les adeptes du balnéaire que pour les férus de nature. La faune et la flore tropicales, mais aussi des incursions dans la vie locale et ses traditions, complètent un séjour dédié à la détente.
• CA 2014: 91 300 euros répartis pour 78 900 euros sur les packages et 12 400 euros pour les visites guidées. Du 1er janvier au 30 septembre 2015: 100 000 euros pour les packages, et 11 000 euros pour les visites guidées
• L’an passé, 40 journées ont été vendues (pour 1 430 personnes), et 110 visites guidées (2 550 pax).
• Du 1er janvier au 30 septembre 2015, plus de 100 groupes ont été accueillis, soit plus de 2 200 pax; une cinquantaine de journées packagées vendues totalisant 1 500 pax.
• 70 % des groupes sont amenés par des non professionnels, 30 % par les pros.
• Les groupes sont issus principalement de la Côte d’Or, du Doubs et de Saône-et-Loire.
• Le Top 3 des sites les plus demandés: le Centre ancien de Dole intégrant la visite de la collégiale, la Maison natale de Pasteur /le musée des Beaux-Arts, les Baraques du 14/la Saline Royale d’Arc et Senans.
Centre historique (hôtels particuliers; couvents; escaliers, cours et jardins, fontaines…); collégiale Notre-Dame (construite au XVIe siècle, clocher-porche haut de 73 m, orgue aux 3 500 tuyaux. Panorama en hauteur sur une plateforme aménagée … après avoir monté 250 marches et limité à 18 personnes à chaque montée); Hôtel-Dieu (érigé au XVIIe siècle, monument-palais inspiré par la Renaissance). Visites nocturnes de la ville aux flambeaux.
Beaux-Arts (archéologie, peintures et sculptures anciennes des XVe au XIXe siècles, art contemporain).
Louis Pasteur (maison natale transformée en musée permettant de découvrir l’homme, son œuvre artistique et scientifique mais aussi et surtout sa postériorité); visite thématique sur les pas de personnages célèbres, comme Pasteur, mais aussi Marcel Aymé (il s’est inspiré de l’ambiance de la ville et de la campagne aux alentours pour les romans La Vouivre et Le Moulin de la Sourdine), Jules Grévy (il a fait ses études à Dole, avant d’en être élu député en 1868, puis Président de la République de 1879 à 1887), Charles Nodier (écrivain, romancier et académicien français, il a vécu à Dole de 1806 à 1809, il s’y maria aussi…)
Bateau Vagabondo (navigue de Dole à Saint-Jean-de-Losne, ou inversement, au fil du canal du Rhône au Rhin, de mai à septembre en croisière-déjeuner).
La Ligne des Hirondelles (elle traverse le Jura de part en part, reliant Dole à Saint-Claude, soit environ deux heures trente de cheminement à travers la Forêt de Chaux, les vignobles de l’Arbois, les vastes plateaux du Grandvaux, la vallée de la Bienne… En hiver, le train aux vitres panoramiques ne va que jusqu’à Morez, en deux heures).
Festival Cirque et fanfares dans le centre-ville de Dole (14 et 15 mai 2016); Week-end gourmand du chat perché réunissant des producteurs locaux (les dates 2016 n’ont pas encore été définies…).
Les Baraques du 14 à La Vieille Loye (à 15 km de Dole. Dernier habitat sylvestre des bûcherons et charbonniers peuplant autrefois la forêt de Chaux, baraques en terre crue dont l’une date de 1537); Moulin du Val d’Amour à Vaudrey (à 15 km de Dole. Seul moulin bio en activité dans le Jura); la Saline royale d’Arc-et-Senans (à 25 km de Dole dans le Doubs. Chef-d’œuvre de Claude-Nicolas Ledoux, architecte visionnaire du Siècle des Lumières. Manufacture destinée à la production du sel créée à la demande de Louis XV et construite entre 1775 et 1779); Pesmes (à 25 km de Dole. Petite cité comtoise de caractère classée parmi « les plus beaux villages de France »).
Cherbourg
Le 10 avril 1912, le Titanic faisait escale à Cherbourg… Cent ans plus tard, jour pour jour, La Cité de la Mer ouvre un espace de 2 500 m2 pour faire revivre la traversée du célèbre paquebot depuis sa seule escale française. Le long de la coque, en empruntant les coursives, en écoutant des témoignages, en découvrant une cabine reconstituée…
Au début de cet automne 2015, les comités régionaux du tourisme de Bourgogne et de Franche-Comté ont publié les grandes tendances des deux régions. Sur presque tous les plans, la première semble avoir beaucoup d’avance sur la seconde. En matière de lits touristiques, comme en matière d’emplois, par exemple, c’est un rapport du simple au double entre les deux régions. Ainsi, la Bourgogne aligne 510 000 lits touristiques contre 246 000 pour la Franche-Comté. Ce sont aussi 28 300 emplois liés au tourisme en Bourgogne contre 13 770 en Franche-Comté. L’écart est plus net en matière de fréquentation de sites touristiques. Seuls quatre sites francs-comtois figurent dans le Top 20 de la future Grande région. La Citadelle de Besançon pointe à la cinquième place avec 299 000 visiteurs par an, loin derrière les 848 000 de la Basilique de Vézelay. En matière de dépenses, les touristes sont quatre fois plus généreux en Bourgogne avec 2,6 milliards d’euros dépensés, contre 670 millions en Franche-Comté. Seul chiffre où cette dernière région prend l’ascendant sur sa voisine, même s’il est secondaire, c’est sur le taux de satisfaction des professionnels par rapport à la saison actuelle. Il est de 76 % en Franche-Comté contre 69 % en Bourgogne. Passée cette comparaison chiffrée, la Franche-Comté a donc tout à gagner à intégrer le nouvel ensemble tiré par la marque Bourgogne à laquelle devrait être adossée celle de « Montagne du Jura »…