Menu

Georges Colson: acte III

Question d’actualité | publié le : 01.06.2011 | Dernière Mise à jour : 01.06.2011

Auteur

  • Catherine Mautalent

Georges Colson a été réélu à la présidence du Snav fin avril, sans surprise, car il était le seul candidat en lice. Bilan et focus sur les dossiers actuels et à venir.

Pouvez-vous faire un rapide bilan de vos six années passées à la présidence du Snav?

→ J’ai été amené à mieux connaître ce que je pensais connaître… Ma volonté première était de maintenir l’union de la profession, alors que se dessinait un projet d’une séparation avec les tour-opérateurs… Cela est passé par la réforme des statuts du Snav, entraînant la disparition de son conseil national. Ce dernier était trop important en nombre de membres (54, ndrl), le rendant de fait peu efficace. Par ailleurs, la famille des réceptifs a intégré le collège des producteurs, et les régions ont été mises en avant. Durant ces années, la loi de 1992 a laissé place à la loi Novelli de juillet 2009. Cela m’a permis à la fois de mieux connaître le monde politique (et l’obligation de faire du lobbying) et surtout de défendre cette profession alors très inquiète face à ces changements majeurs. On a obtenu une nouvelle loi qui, dans l’ensemble, a donné satisfaction (malgré le problème non résolu des distributeurs de coffrets cadeaux, ndrl). Il y a eu également un travail intense dans le domaine social. Nous avons revu les qualifications professionnelles de nos métiers, mis en place un accord salarial sur trois ans et refondu en écriture notre convention collective (un dernier chantier qui reste à finir, ndlr). Parallèlement, la profession a dû faire face à différentes crises: économique, sanitaire, météorologique et géopolitique. Nous avons été – et sommes encore aujourd’hui – en veille permanente pour apporter un soutien à nos adhérents. Nous avons eu beaucoup à faire dans le domaine des litiges, en collaboration avec l’APST. Sans oublier l’accord signé avec UFC-Que Choisir suite à l’affaire du volcan islandais. La formation de nos adhérents a aussi constitué un dossier important, concrétisé par la création cette année d’un Centre de formation professionnel du tourisme en partenariat avec l’APST. Nous avons, enfin, fait en sorte que tous les postes offerts au Snav dans l’organisation européenne du tourisme soient occupés.

Quelques mots sur la Fédération des industries du tourisme. Quelle est votre position sur le sujet?

→ Mon objectif est de maintenir l’union la plus étroite possible dans la profession, et le Snav doit rester son élément représentatif. Je bannis tout esprit de division de mon esprit. J’imagine plus la création d’un “club” qui réunirait les immatriculés pour débattre sur des sujets communs, sans nécessairement aller jusqu’à une fédération, voire une usine à gaz… Mettre en place une fédération qui rassemble tous les acteurs du tourisme (Ceto, Fnam, Umih, Udiv, Level.com, ndlr) ne doit en aucun cas réduire le rôle du Snav. Il me paraît par ailleurs difficile d’arriver à s’unir sur des sujets qui se veulent transversaux et des métiers qui se veulent totalement différents.

Quelle est la place des groupistes au sein du syndicat?

→ Les groupistes font partie du conseil exécutif des producteurs au sein d’un collège “voyages de groupe” (avec un minimum de 1 000 pax par an, ndlr). Une cinquantaine d’entre eux opère uniquement sur ce marché. Pour les autres, le groupe constitue une activité complémentaire représentant entre 20 à 25 % du chiffre d’affaires. Cette activité se maintient aujourd’hui. Mais elle repose sur une plus grande prise de risque et doit faire face à une concurrence d’une telle férocité qu’il peut y avoir des conséquences lourdes, comme on a pu le voir récemment avec les dépôts de bilan de Vision du Globe et de Vertycal Voyages.

Quels sont les grands dossiers actuels et à venir?

→ Ils sont nombreux. Parmi eux, la communication, tant auprès de nos adhérents que du grand public. On a un savoir-faire, il faut le faire savoir… En cette période de crise, il s’agit aussi de trouver auprès des pouvoirs publics comme des organismes financiers une oreille attentive (et des solutions) permettant aux entreprises de faire face. Il faut poursuivre dans le domaine de la formation, et notamment dans les nouvelles technologies. À cela s’ajoutent les prochaines négociations salariales, comme celles avec les fournisseurs. Autre dossier, celui de l’Europe et son projet de nouvelle directive européenne. Un chantier majeur car les orientations voulues entre les différents pays ne sont pas les mêmes. Enfin, le projet d’un médiateur “tourisme” est toujours d’actualité. Ce sera un médiateur de “branche” choisi par le Ceto, la Fnam, le Snav, et appuyé par le Medef.

Div qui contient le message d'alerte

Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire

Mot de passe oublié

Déjà abonné ? Créez vos identifiants

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ? Remplissez les informations et un courriel vous sera envoyé.

Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format