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La Tunisie à la relance

Destination | publié le : 01.06.2011 | Dernière Mise à jour : 01.06.2011

Auteur

  • Jean-François Bélanger

Reprise L’activité touristique tunisienne a été fortement impactée, à la fois par la Révolution du Jasmin et aussi par ses turbulents voisins libyens. La nouvelle équipe au pouvoir en Tunisie vient de déclencher, en France, son plan stratégique de relance du tourisme.

UN ENJEU capital, aussi bien du côté tunisien que français. En Tunisie, le tourisme représente plus 7 % de la production intérieure brute, et plus de 11 % de la population active en emplois directs. En France, son premier marché émetteur, le produit tunisien figure dans le haut du panier des agents de voyages comme des plus importants producteurs généralistes. D’autant que l’année dernière avait enregistré un score de référence, avec 1 380 000 clients. Les récents événements touchent de plein fouet la fréquentation touristique de ce début d’année: “Sur le premier trimestre, l’activité est en baisse de 30 % et les prises de commandes de 50 %”, admet Ferid Fetni, directeur central de la promotion à l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), à Tunis. Le premier indicateur peut être relativisé: le premier trimestre ne représente, en effet, que 12 % de l’activité annuelle. Mais le deuxième est bien plus inquiétant. C’est justement pour favoriser et accélérer le phénomène de reprise ou, tout au moins, minorer les baisses de trafic, que le gouvernement a décidé d’un plan stratégique de relance. Un temps différé du fait des événements libyens, aux portes du pays, il vient d’entrer en vigueur depuis le début du mois de mai et durera jusqu’à fin juin.

Des aides au transport

Cette campagne multicanal s’engage dans trois domaines: une communication sur l’image institutionnelle du pays, un soutien à la commercialisation et à l’organisation d’opérations de relations publiques”, déclare Amel Hachani, directrice de l’ONTT pour la France. Elle vise autant le consommateur final que les prescripteurs de voyages. La Fédération tunisienne de l’hôtellerie et la Fédération tunisienne des agences de voyages ont mis la main à la poche aux côtés des moyens gouvernementaux pour remonter la pente. “Ce qui fait que les moyens financiers engagés cette année représentent le double de ceux engagés une année classique, précise Ferid Fetni. Il est prévu une vaste opération de trois semaines où des professionnels tunisiens iront à la rencontre des professionnels français.” Par ailleurs, à l’attention des prescripteurs de voyages, les éductours, les voyages de promotion, de familiarisation vont être multipliés avant l’été pour consolider la connaissance de la destination et stimuler les ventes de dernière minute. En matière de transport aérien, le ministre tunisien du tourisme, Mehdi Houas, vient de signer avec Tunisair et Nouvelair un accord qui prévoit le déblocage d’un fonds de 5 millions d’euros, pour subventionner à hauteur de 50 % les sièges vides des charters. Histoire de maintenir l’offre. Ces mesures pourraient s’appliquer aussi aux compagnies étrangères. Parallèlement, pour donner un coup de fouet à la relance, la nouvelle équipe au pouvoir souhaite accélérer l’ouverture du ciel tunisien. Elle vient d’adresser une lettre dans ce sens à la communauté européenne. Une décision qui a déjà fait réagir la compagnie nationale Tunisair. Dans un contexte pourtant difficile, la compagnie n’a pas hésité à ajouter de nouvelles fréquences au départ de France, un marché qui représente plus du tiers de son activité. Au total, ce sont 122 fréquences hebdomadaires, contre 102 l’année dernière, qui relieront les aéroports français aux aéroports tunisiens. La compagnie s’est engagée pour trois ans avec le voyagiste Fram. Une façon d’anticiper la concurrence, de prendre des positions et (surtout) les meilleurs horaires.

Le directeur de l’Ontt France-Sud fait les frais de la Révolution

Borhane Ben Ali vient d’être démis de ses fonctions de directeur pour la France-Sud de l’Ontt, fin avril. Trois mois après l’exil de son petit-cousin, le président Zine el-Abidine Ben Ali, il paie son appartenance au clan. Et ce, en dépit d’une reconnaissance que le milieu professionnel lui accordait. C’est en tout cas le sentiment, tant du côté tunisien que du côté français, des journalistes qui l’ont accompagné dans le cadre d’un voyage de presse destiné à la relance de la destination, deux jours avant l’annonce de son départ. En poste depuis dix-neuf ans, à Lyon, marié à une Française et père de famille, Borhane Ben Ali reste motivé pour servir le tourisme tunisien et envisage de rester en France, à la recherche d’une opportunité.

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