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Réinventer le produit

Rendez-vous | publié le : 01.11.2015 | Dernière Mise à jour : 01.11.2015

Auteur

  • Jean-François Bélanger

« Dépoussiérer le voyage de groupe »… Incontestablement ce thème a mobilisé les visiteurs du dernier salon MAP Pro puisque plus d’une centaine de participants, dont certains n’ont pas pu trouver de sièges, étaient présents à la conférence animée par la rédactrice en chef adjointe de Bus et Car Tourisme de groupe.

A l’heure où la loi Macron remet sur nos routes le mode de transport par autocar, pour les relations interurbaines, principalement à l’attention des individuels. A un moment où les compagnies aériennes low cost, la multiplication des liaisons aériennes de point à point et les prix promotionnels rendent attractif le transport aérien pour la clientèle individuelle, il n’est pas saugrenu de s’interroger sur l’avenir du tourisme en groupe.

D’autant que les attitudes individualistes restent l’une des tendances actuelles de notre société. L’évolution de l’environnement concurrentiel impacte forcément les comportements, que ce soit au niveau de la nature du produit touristique ou que ce soit au niveau de sa commercialisation

Trouver de nouvelles voies

Sur ce dernier point, la généralisation d’internet a induit de nouveaux systèmes de vente, y compris pour les groupes. Ainsi, Nicolas d’Hyèvres, directeur du nouveau TO en ligne Evasion et Découverte, propose depuis cet été un système jusqu’alors inédit: « j’ai créé Evasion et Découverte, un site btob, qui permet à une agence engagée par exemple sur un groupe de 40 personnes et qui n’a concrétisé que 30 ventes de proposer à d’autres groupistes le contingent restant », explique-til. Une façon de mutualiser les ventes tout en s’exonérant des frais versés aux fournisseurs pour n’avoir pas rempli ses engagements. « Ainsi, nous passons du système de vente traditionnelle au système de vente numérisé, tout en respectant le modèle btob », ajoute Nicolas d’Hyèvres, par ailleurs patron de Géovisions, agence de voyages basée à Amiens. Une façon d’opérer assez proche de celle suggérée par Anne-Sophie Lecarpentier, directrice générale de Périer Voyages: « sur le même fonctionnement des individuels regroupés, on pourrait inventer des petits groupes regroupés ». S’organiser pour se renforcer, c’est la solution retenue par Sylvain Lament, co-fondateur du tout nouveau Cercle économique des agences groupistes (CEAG) et directeur de Syltours: « les groupistes ne sont pas suffisamment reconnus par les syndicats professionnels, par les fournisseurs, par les pouvoirs publics… », dit-il. Ils sont à ce jour neuf groupistes. Un groupement appelé à s’élargir: « l’adhésion de nouveaux membres se fera par cooptation d’au minimum les deux tiers des membres fondateurs pour des sociétés réalisant au minimum 50 % de leur chiffre d’affaires dans les voyages de groupe », complète Sylvain Lament, qui n’exclut pas y accueillir des autocaristes. Trouver de nouvelles formes de commerce, s’organiser pour être plus fort et s’adapter à la clientèle avec de nouvelles propositions, tels sont les mots d’ordre.

« Le comité d’entreprise devient assez volatile. Les groupes affinitaires non organisés prennent de plus en plus le pas sur les classiques associations du type loi 1901 », observe Anne-Sophie Lecarpentier. D’où l’idée de coller aux attentes de ces tribus, même si le troisième âge constitue toujours la force du marché. Il faut aller au devant de la nouvelle génération: « fournir de l’indépendance aux participants, des temps libres pour le shopping, donner du sens aux voyages », ajoute la directrice générale de Périer Voyages. Nicolas d’Hyèvres va dans le même sens: « ne plus survoler une destination mais aller la fouiller en organisant des rencontres avec des interlocuteurs originaux, qui ont une histoire, une légitimité ». Une idée qui fait son chemin et qui pourrait bien être reprise, y compris par les hôteliers.

C’est la stratégie avancée par Stéphane Barrand, directeur général de la Société Européenne d’Hôtellerie (SEH), qui regroupe environ 500 établissements en France: « pour les hôteliers qui disposent de l’habilitation tourisme, nombreux sont ceux qui proposent des packages touristiques de court séjour, dans leurs périodes creuses, avec leurs prestataires de proximité », annonce-t-il.

Des débats qui reportent le choix du mode de transport, autocar ou avion, au second plan: « l’essentiel est d’avoir une réponse pertinente pour chacun des deux modes », conviennent l’ensemble des intervenants.

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