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Des producteurs sauvés par la recette unitaire

Rendez-vous | publié le : 01.11.2015 | Dernière Mise à jour : 01.11.2015

La conférence de presse annuelle du Seto s’est révélée moins pessimiste cette année que l’an dernier. L’été 2015 n’a pas été si mauvais et l’automne-hiver 2015-2016 s’engage sous de bons auspices.

On ne s’en sort pas trop mal », lâche comme soulagé René-Marc Chikli, président du Syndicat des entreprises du tour-operating (Seto). L’été a contribué à stabiliser le volume d’affaires de la profession qui s’affiche à 1,823 milliard d’euros, soit un fléchissement de 0,5 % pour la période du 1er mai au 31 août 2015. Le nombre de voyages à forfait commercialisés par les TO est toutefois plus franchement en baisse, de 2,5 % à 1, 891 821 million de clients. Une fois de plus, c’est la recette unitaire qui permet de compenser ce recul. En s’établissant à 964 euros en moyenne, elle s’est redressée de 2 % sur la période considérée. « Les clients sont moins nombreux mais se sont tournés vers des destinations plus chères », relève le président du Seto. Sauf en juillet, le trafic de l’été est « déficitaire par rapport à l’an dernier », mais août, qui avait été exceptionnel l’an dernier, est demeuré à un haut niveau quand même. C’est moins vrai pour l’avant-saison qui a pesé sur les résultats d’ensemble. « En juin, précise René-Marc Chikli, les groupes nous ont fait défaut sur le bassin méditerranéen ». En s’intéressant à l’après-saison, René-Marc Chikli retrouve une forme d’enthousiasme: « Pour octobre, les signaux sont bons, le marché est en train de rejaillir ». L’Asie, par exemple, qui a fléchi durant l’été « semble bien repartir ». Concernant la saison hiver 2015-16, « les premiers résultats sont globalement encourageants avec une hausse de 5,8 % du trafic ».

Faits marquants

Trois faits marquants sont à relever pour cet été 2015, dont on peut d’ailleurs penser qu’ils se prolongeront au delà de la saison écoulée: « une évolution négative qui perdure pour l’ensemble des destinations de la région Afrique du Nord et Moyen-Orient », et qui s’est même accentuée du fait des attentats de mars et juin en Tunisie, une hausse importante des trafics vers la plupart des grandes destinations de l’Europe du Sud, « une évolution des taux de change impactant des destinations facturant en dollar ».

L’été dernier a largement profité, côté moyen-courrier, au Portugal continental (+ 34 %), aux îles Canaries (+ 31 %), à la Grèce continentale (+ 21 %), à la Sardaigne (+ 18 %) et, sous d’autres latitudes, à l’Islande (+ 17 %). Si l’Italie a bien fonctionné, elle n’a pas capté avec autant de succès que la Grèce les flux supplémentaires engendrés par les reculs du Maroc (– 30 %) ou encore de la Turquie (– 36 %) et de la Tunisie (– 55 %). Le Seto range aussi parmi ses flops la Bulgarie (– 17 %) et l’Autriche (– 14 %), deux pays où, pourtant, le rapport qualité/prix dans des registres différents est compétitif.

En long-courrier, les tour-opérateurs sont satisfaits des envolées enregistrées par Cuba (+ 81 %), le Japon (+ 39 %), le Canada (+ 25 %) et le Pérou (+ 23 %). Dans l’océan Indien, les Seychelles ont passé un bel été (+ 20 %) alors que les Maldives (– 19 %) préfèreront l’oublier. L’Indonésie est également en recul (– 19 %) alors que la Thaïlande effectue un retour très remarqué (+ 18 %) sur le marché français. La délivrance compliquée des visas, qui est aujourd’hui retournée à davantage de simplicité, l’a néanmoins sérieusement pénalisée (– 19 %). Mais la Chine et le Mexique figurent aussi parmi les flops de l’été, avec chacun un retrait de 10 % de trafic par rapport à l’an dernier à la même époque. Quant aux Antilles françaises, alors qu’elles auraient dû profiter de « tarifs qui n’ont jamais été aussi bas », selon René-Marc Chikli, elles ont en fait perdu 19 % de visiteurs à forfait. « Il y manque de l’accueil, de la qualité de service, de la capacité hôtelière », explique le président du Seto.

Part en baisse des voyages de groupe

Au delà du choix de la destination, le Seto s’est aussi intéressé aux produits à forfait sélectionnés par les touristes français. Le voyage de groupe, qui représente 12 % du total sur la période allant du 1er mai au 31 août 2015, a perdu du terrain par rapport à l’an dernier. Son recul sur le marché est de trois points. Les circuits, qui représentent 7 % des voyages à forfait, ont aussi lâché du lest, de l’ordre d’un point de moins par rapport à l’été 2014. Pour les séjours, le recul est plus marqué, de 12 points pour un produit qui représente 35 % du total à l’été 2015. Les clubs et les voyages à la carte ont en revanche gagné des parts.

Quant aux canaux de distribution des TO, ils restent majoritairement orientés vers les agences de voyages qui assurent 70 % des ventes à forfait, avec une légère prédominance des agences tiers (38 % des ventes) sur les agences en propre (32 %) dont la part gonfle plus rapidement. Les ventes « groupes directs » gagnent deux points par rapport à l’an dernier, mais ne représentent que 6 % des ventes de voyages à forfait des TO. Les sites internet des TO ont en revanche été moins sollicités cet été que l’an dernier, et la part représentée par ce canal de vente a reculé de cinq points à 13 %. Les centres d’appel aussi affichent une perte de vitesse et n’assurent que 10 % des ventes. Un été en somme qui bouscule quelque peu les évidences.

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