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La nouvelle moisson annuelle de l’Unesco

Programmation | Tour de France | publié le : 01.09.2015 | Dernière Mise à jour : 01.09.2015

Réuni à Bonn, en Allemagne, début juillet, le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco a sélectionné 24 nouveaux sites parmi 36 candidats pour compléter sa liste des lieux exceptionnels à travers le monde. L’Europe et l’Asie se taillent la part du lion. L’Amérique, du Nord au Sud, a aussi reçu sa part. Pas l’Afrique, malgré deux candidatures proposées par le Kenya et l’Ouganda. En revanche, France, Iran et Turquie ont été doublement récompensés. Voyage en images avant la 40e session qui aura lieu du 10 au 20 juillet 2016 à Istanbul pour une nouvelle moisson.

Palerme arabo-normande et les cathédrales de Cefalú et Monreale (Italie)

Deux palais, trois églises, une cathédrale et même un pont témoignent à Palerme de l’édification du royaume normand de Sicile qui, de 1130 à 1194, a permis aux cultures byzantine, islamique et occidentale de coexister dans l’architecture comme dans la vie sociale.

Christiansfeld, une colonie de l’Eglise morave (Danemark)

La congrégation luthérienne de l’Eglise morave, basée en Saxe allemande, a planifié en 1773 le développement d’une cité exemplaire dans le Jutland du Sud. L’organisation de ce village témoigne d’un urbanisme humaniste où les questions sociales et les idées d’égalité s’impriment dans l’espace et les bâtisses.

Paysage de chasse de Zélande du Nord (Danemark)

Entre le Moyen-Age et la fin du XVIe siècle, les rois du Danemark et leur cour s’adonnaient à la chasse à courre dans les forêts de Zélande, à 30 km au nord-est de Copenhague. Les paysages de Store Dyrehave, Gribskov et Jaegersborg ont conservé pavillons de chasse, bornages et de multiples traces de l’organisation spatiale de ces activités.

Art rupestre de la région de Hail (Arabie saoudite)

Dans les zones aujourd’hui désertiques du djebel Umm Sinman à Jubbah et des djebels al-Manjor et Raat à Shuwaymis, les ancêtres des populations arabes ont laissé des traces de leur présence au bord d’un lac d’eau douce à présent disparu sous forme de peintures rupestres et d’inscriptions qui couvrent près de 10 000 ans d’histoire humaine.

La viticulture française à l’honneur

La Bourgogne pour «les climats du vignoble» de la côte des Nuits et de Beaune ainsi que la Champagne pour les coteaux historiques d’Hautvilliers, Aÿ et Mareuil-sur-Aÿ, les maisons et caves d’Epernay et de Reims ont permis à la France de porter à 41 le nombre de ses sites classés par l’Unesco. Seules l’Italie (51), la Chine (48) et l’Espagne (44) en comptent davantage.

Paysage culturel de Maymand (République islamique d’Iran)

Les habitants semi-nomades des montagnes de Maymand, dans le centre de l’Iran, ont développé un mode original d’agro-pastoralisme, qui s’adapte aux saisons, notamment durant l’hiver où ils descendent se réfugier dans des maisons troglodytiques creusées dans le tuf.

Suse (République islamique d’Iran)

Des fouilles archéologiques de part et d’autre de la rivièvre Chaour dans les monts Zagros ont mis à jour plusieurs couches de développement urbain qui s’étalent du Ve millénaire av. J.-C. au XIIIe siècle de notre ère et témoignent de l’organisation des cultures élamite, perse et parthe dans l’ancienne cité de Suse.

Nécropole de Bet She’arim, haut lieu du renouveau juif (Israël)

Principal lieu de sépulture juif qui s’est développé à partir du IIe siècle ap. J.C., la nécropole composée d’une série de catacombes situées au sud-est d’Haïfa constitue un trésor d’œuvres d’art et d’inscriptions en grec, araméen et hébreu.

Site du baptême «Béthanie au-delà du Jourdain» (Al-Maghtas – Jordanie)

A une dizaine de kilomètres au nord de la mer Morte, côté jordanien, le site archéologique de la colline d’Elie et la zone des églises Saint-Jean-Baptiste près du Jourdain sont d’une grande importance pour la chrétienté qui situe là le baptême de Jésus-Christ et d’une manière plus large pour la vie religieuse.

Ephèse (Turquie)

La cité historique d’Ephèse, qui présente encore quelques vestiges du temple d’Artémis, une des «sept merveilles du monde» antique, compte bien d’autres richesses témoignant de la civilisation romaine et de l’essor du christianisme dans un estuaire propice au développement d’une vie portuaire d’importance.

Paysage culturel de la forteresse de Diyarbakır et des jardins de l’Hevsel (Turquie)

Hellène, romaine, sassanide, byzantine, ottomane et islamique, les civilisations les plus importantes de l’histoire se sont succédé sur les bords du Tigre comme en témoigne la ville fortifiée de Diyarbakır à l’abri de près de six kilomètres de remparts et le paysage champêtre environnant.

Grande montagne Burkhan Khaldun et son paysage sacré environnant (Mongolie)

Lieu de naissance et de sépulture de l’intrépide Gengis Khan, la chaîne des monts Khentii, à la limite des steppes de Mongolie et des forêts sibériennes a servi de décor à un culte empruntant à la fois au boudhisme et au chamanisme, vénérant rivières, montagnes et «ovoos», ces monuments sacrés que les voyageurs édifient en ajoutant chacun leur pierre en signe de gratitude.

Aires historiques de Baekje (République de Corée)

Un vaste ensemble de palais, tombes royales, forteresses, remparts et bâtiments administratifs dans le sud-ouest de la Corée ont été édifiés entre 475 et 660 ap. J.-C. autour des anciennes capitales Ungjin et Sabi (actuelles Gongju et Buyeo) et témoignent des échanges technologiques et culturels entre les civilisations d’Extrême-Orient.

Jardin botanique de Singapour (Singapour)

Créé par les Britanniques en 1859 en plein cœur de Singapour, le jardin botanique s’est transformé au fil du temps en un précieux établissement éducatif et scientifique de conservation de la flore tropicale tout agrémenté d’édifices historiques de style colonial.

Sites du tusi (Chine)

Grâce au système de gouvernance mis en place par le gouvernement central entre le XIIIe et le début du XXe siècle, les traditions des minorités ethniques installées dans les régions montagneuses autour du fleuve Lingi, au sud-ouest de la Chine, ont pu se maintenir, apportant jusqu’à aujourd’hui un témoignage inscrit dans le patrimoine.

Missions de San Antonio (États-Unis)

Les avant-postes religieux de part et d’autre de la rivière San Antonio au sud du Texas, ainsi qu’un ranch à 37 km de là, témoignent tout autant de la gestion des territoires d’évangélisation par les missionnaires franciscains que de l’imbrication des cultures espagnole et indigène, notamment à travers l’architecture et la décoration des églises construites au XVIIIe siècle.

Système hydraulique de l’aqueduc de Padre Tembleque (Mexique)

Sur le plateau central mexicain, un réseau de canaux, de réservoirs, de ponts à arcades formant un aqueduc exceptionnel par la hauteur de ses arches a été édifié au XVIe siècle par le père franciscain Tembleque avec l’appui des Amérindiens, chacun apportant sa science à l’autre.

Montagnes bleues et monts John Crow (Jamaïque)

Site classé à la fois pour sa biodiversité, comptant nombre de plantes endémiques, comme les mousses et lichens, et pour sa valeur historique, les montagnes bleues et les monts John Crow ont servi de refuge aux esclaves «maroons» et témoignent de leur résistance au système colonial.

Le patrimoine économique et industriel se distingue

La Speicherstadt et le quartier Kontorhaus avec la Chilehaus (Allemagne) s’étendent sur cinq hectares en plein centre de Hambourg. Ils témoignent, par leur architecture et leur étendue, de la croissance rapide des échanges mondiaux entre la fin du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle, notamment à travers le développement des activités portuaires.

Le pont du Forth (Royaume-Uni) qui enjambe le fleuve écossais du même nom constitue non seulement un jalon important de la Révolution industrielle et du développement des chemins de fer, mais fait aussi appel à des techniques innovantes avec ce souci esthétique original propre de la fin du XIXe siècle.

Les sites de la révolution industrielle de l’époque Meiji au Japon rappellent les transferts technologiques de l’Occident vers l’Orient à partir de la moitié du XIXe siècle, permettant au Japon féodal de développer sidérurgie, construction navale et extraction houillère tout en préservant ses traditions culturelles.

Le site du patrimoine industriel de Rjukan-Notodden (Norvège) combine chutes d’eau, centrales électriques, usines sidérurgiques dans un paysage rural et montagneux qui témoigne aussi de l’organisation sociale de l’économie au début du XXe siècle.

Le paysage culturel industriel de Fray Bentos (Uruguay) rappelle que cette terre d’élevage a aussi développé une industrie de transformation de la viande comme sur cette pointe de terre sur le fleuve Uruguay où la compagnie Liebig a, à partir de la moitié du XIXe siècle, notamment produit du corned beef destiné au marché européen.

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