A l’approche de l’automne, Ralph Sommer, directeur de RS Tours, réceptif et tour-opérateur installé à Bâle, met la dernière main aux propositions qu’il fera pour 2016 et 2017 aux professionnels du tourisme de groupe français. Assidu au MAP Pro, il travaille de plus en plus avec des demandes sur-mesure, ce qui n’empêche pas RS Tours de présenter sur son site web des dizaines de forfaits, circuits ou séjours.
La Suisse souffre depuis le choc de janvier qui a mis le franc à parité avec l’euro. Mais les Français ont été très fidèles, et nous n’avons pour ainsi dire pas enregistré d’annulations. S’agissant plus particulièrement des groupes, qui sont notre marché, tout ce qui avait été réservé a été maintenu. Les réservations pour la suite ont cependant accusé une baisse, et nous avons eu moins de demandes sur le printemps. Le premier choc passé, les réservations ont commencé à repartir de l’avant. Et nous avons actuellement de belles demandes concernant les groupes français. Mais, il est certain que globalement le tourisme ne sera pas au même niveau cette année que l’an dernier.
Chacun a fait des efforts pour amortir le choc. Aucun maillon de la chaîne ne pouvait absorber tout seul une telle hausse. Les fournisseurs, les réceptifs et les agences de voyages dans la zone euro ont chacun rogné leurs marges. Mais heureusement, il y a aussi des groupes qui sont prêts à payer un peu plus pour venir en Suisse!
Les fêtes et traditions populaires connaissent un succès croissant. Les carnavals, comme celui de Bâle en février, restent de grandes fêtes populaires en Suisse. Au moment des fêtes de fin d’année, la demande pour les marchés de Noël – celui de Bâle est vraiment magnifique – et les réveillons est également très importante. Le plus long réveillon de la Suisse se tient à Interlaken, dans l’Oberland bernois, où il dure trois jours consécutifs, du 31 décembre au 2 janvier! Les traditions paysannes ont aussi un grand succès, notamment les descentes des troupeaux des alpages, comme à Gruyères, dans le canton de Fribourg. Le tourisme agricole est d’ailleurs très vivace. Nous répondons à des demandes sur mesure pour emmener des groupes visiter des exploitations agricoles, des fromageries ou des écoles d’agriculture de haut niveau.
La Suisse se prête très bien à ce tourisme de court séjour. Je reçois notamment des demandes pour Zurich, Berne et Bâle, de plus en plus nombreuses. Dans les villes où l’activité économique est importante durant la semaine, l’hôtellerie dispose de disponibilités et d’offres très intéressantes durant le week-end. C’est par exemple le cas à Bâle qui a aussi l’avantage d’être une grande destination culturelle avec de nombreux événements et de grandes institutions d’envergure internationale tout au long de l’année. Le Basel Tattoo, le deuxième en importance après celui d’Edimbourg, qui réunit des ensembles folkloriques, des fanfares avec des instruments à vent et des cornemuses, est de plus en plus couru durant la troisième semaine de juillet. Art Basel aussi attire, juste après la mi-juin, tous les passionnés d’art contemporain. La ville a vraiment développé une offre culturelle conséquente. Mais je reçois aussi des demandes pour Zurich et Berne de plus en plus nombreuses.
Oui, les trains touristiques suisses, qui emmènent leurs passagers à travers des paysages grandioses, restent un produit exceptionnel et recherché. C’est un des principaux moteurs du tourisme helvétique avec des offres complètes qui prennent en compte tous les aspects du voyage. Mais, on observe aussi une demande croissante pour les trains à vapeur, notamment dans le centre de la Suisse. Là, c’est le côté historique qui est privilégié.
Une des régions que j’aimerais bien pousser est la Suisse orientale, notamment autour d’Appenzell. Les coutumes et traditions y sont encore très vivantes et font vraiment partie de la vie du pays. Il y a également de très belles randonnées à y faire, à pied ou à vélo. C’est une région historique, très nature, au sud du lac de Constance, proche aussi de l’Autriche et du Liechtenstein.