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Tours se prépare à célébrer Saint-Martin

Bon plan | publié le : 01.09.2015 | Dernière Mise à jour : 01.09.2015

Auteur

  • Xavier Renard

Indre-et-Loire Icône mondialement connue, la figure de Saint-Martin, ancien évêque de Tours, sera à l’honneur du 11 novembre 2015 au 4 juillet 2016.

La figure de Martin est importante et très actuelle. Partout à travers le monde, les gens connaissent Martin de Tours ». En décembre 2014, l’archevêque de Tours Mgr Bernard-Nicolas Aubertin semblait tout heureux de présenter les contours de l’organisation de l’année martinienne, qui se déroulera du 11 novembre 2015 au 4 juillet 2016 pour célébrer le 1 700e anniversaire de la naissance de Saint-Martin. Cet événement pour commémorer la mémoire de l’ancien évêque de Tours, né en 316 à Szombathely (Hongrie), qui traversa l’Europe à pied par divination de Saint-Hilaire de Poitiers, devrait faire venir en Touraine plusieurs dizaines de milliers de pèlerins de France, d’Europe et du monde, mais aussi des touristes intéressés par cette grande figure du partage et de la charité, rendue célèbre par l’épisode glorifié du manteau donné au pauvre. A l’Agence départementale du tourisme de Touraine (ADT Touraine), cet événement, qui prend la suite des festivités autour de François 1er et du 500e anniversaire de son sacre, l’aubaine était trop belle pour promouvoir la destination par-delà les frontières et dynamiser le tourisme en Val de Loire: « Nous avons pris contact avec le diocèse qui s’adresse à un public de pèlerins, différent de nos cibles habituelles. Le diocèse s’occupe de la partie cultuel, mais il y a aussi une démarche culturelle car Saint-Martin peut intéresser d’autres types de visiteurs », explique Francis Matteo de l’ADT Touraine. De nombreux autocaristes, notamment allemands en raison de la très grande popularité de Saint-Martin outre-Rhin, ont déjà établi des circuits pour des groupes de pèlerins. Sont aussi attendus des afficionados venant d’Espagne ou d’Amérique du Sud. « Saint Martin est presque plus connu à l’étranger qu’en France. Alors que son image est associée à Tours partout dans le monde, ce n’est pas systématique ici », observe le Père Christophe Raimbault, chargé « de l’accompagnement de l’Année martinienne » avec Alain Chachay, secrétaire général du diocèse.

Charte d’accueil

L’afflux de touristes a imposé aux professionnels du tourisme d’Indre-et-Loire à renforcer leurs offres, et à améliorer les conditions d’accueil. Une charte a été établie par l’ADT Touraine à destination des lieux d’hébergement (hôtels, chambres d’hôtes, campings) et des restaurants. A ce jour, 55 établissements départementaux (parmi eux 50 % d’hôtels) se sont engagés à remplir les conditions imposées par cette charte. Les hôteliers mettront, par exemple, à disposition une pièce pour les groupes « non pas comme espace de prière, mais parce que le diocèse nous a indiqué qu’ils aimaient bien se réunir le soir avant de passer à table pour échanger sur ce qu’ils avaient vécu au cours de la journée », précise Francis Matteo. Des restaurateurs préparent des menus « martiniens », peu coûteux, et qui devront valoriser la diversité gastronomique de ses terroirs. « Chaque établissement signataire aura des outils pour faire reconnaître ce « label » qui n’en est pas un, à proprement parler », poursuit-il. Des formulaires recensant les différentes manifestations seront édités et disponibles dans ces hôtels ou restaurants participant à l’opération.

De nombreux événements

Pour l’heure, la liste de ces événements n’est pas encore définitive. On sait déjà qu’une reconstitution de la remontée du corps de Saint-Martin, de Candes-Saint-Martin, où l’ancien évêque de Tours a trouvé la mort le 8 novembre 397, jusqu’à Tours sera organisé du 8 au 11 novembre 2016 avec l’aide des batelleries tourangelles. Par ailleurs, un défilé réunissant 1 700 personnes – pour faire écho au 1 700e anniversaire de la naissance de Saint-Martin – venant de 25 pays différents se déroulera le 4 juillet 2016. La ville de Tours et le Centre culturel européen Saint-Martin concoctent d’autres temps forts. En outre, trois sentiers de randonnée pédestre jusqu’à l’abbaye de Ligugé (Poitou) ou Candes-Saint-Martin ont été reconnus par l’Union européenne grâce au travail acharné du Centre culturel européen Saint-Martin, qui promet que « d’ici 2016, plus de 5 000 km de chemins de randonnée seront identifiés par le Réseau Européen des Centres Culturels Saint Martin à travers de nombreux pays d’Europe ». Le diocèse sera aussi le chef d’orchestre de nombreuses commémorations. « Nous ne sommes pas là pour faire de l’animation folklorique, mais on va faire mieux connaître les lieux martiniens comme l’abbaye de Marmoutier, annonce Mgr Aubertin. Ce grand défenseur de la divinité du Christ, apôtre des campagnes, avait aussi le souci de la christianisation. Il est considéré comme le fondateur des paroisses rurales ». De très nombreuses églises en Indre-et-Loire, comme partout dans le monde, portent d’ailleurs le nom de Saint-Martin. « Nous pourrions, par exemple, fêter les communes nommées Saint-Martin, comme on le fait pour les Saint-Aubin vers Chartres », avance l’archevêque.

Depuis plusieurs mois, toute la ville de Tours se prépare. Les grands lieux martiniens seront ouverts à la visite. La tour Charlemagne, dont les travaux de restauration s’achèvent, sera prête dès le début des festivités. Chacun espère que la grande statue Saint-Martin, qui ornait jusqu’ici les hauteurs de l’édifice avant d’être descellée pour être restaurée, retrouvera sa place sur le toit de la capitale de Tours. « Notre souci, c’est son poids et le socle qui la supporte. Les travaux sont importants. La ville a lancé une souscription publique d’envergure mais, si nous ne devions pas êtres prêts, nous poserons un moulage en résine », assure Mgr Aubertin.

En mars, pour entamer cette vaste campagne de mécénat(1) visant à restaurer le dôme de la basilique Saint-Martin, l’immense statue de l’ancien évêque de Tours a été déposée sur la place de l’hôtel de ville pour sensibiliser la population. Serge Babary, le maire (Les Républicains) de Tours s’était alors réjouit de voir cette foule « respectueuse » se masser devant la statue. « C’est l’occasion de renouer avec nos racines et de suivre son exemple en adoptant ses valeurs de partage », admet l’édile.

Tours espère redevenir une place forte du tourisme cultuel comme naguère. « Jusqu’au XVIIIe siècle, la capitale ligérienne était le troisième grand lieu de pèlerinage d’Europe », rappelle Francis Matteo. En 1997, la célébration de l’année martinienne avait valu la présence du pape Jean-Paul II. Cette fois, alors qu’il a été invité par la mairie et le diocèse, le pape François, fervent admirateur de Saint-Martin ne devrait pas faire le déplacement.

(1) Les experts ont évalué le montant des travaux à 1,7 million d’euros.

Pratique

ADT Touraine au 02 47 70 37 37

www.touraineloirevalley.com

www.tours-tourisme.fr

Le saviez-vous?

En France, il y a 237 communes répertoriées qui portent le nom de Saint-Martin. Plus de 3 600 églises lui sont dédiées.

Sans compter les lieux-dits, les hameaux, les abbayes, les fontaines, les ponts, les places… Entre le Ve et le XVe siècles, cinq papes de Rome ont porté le nom de Martin.

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