Menu

Dès que le printemps revient

Destination | publié le : 01.07.2015 | Dernière Mise à jour : 01.07.2015

Auteur

  • Stéphane Jarre

Belgique Certes, les Pays-Bas occupent une position prépondérante dans le monde horticole, la production comme le commerce. Pour autant les fleurs poussent aussi ailleurs. En Belgique, par exemple, où botanique et jardins rivalisent de séduction. En sortie à la journée pour les proches voisins de la Wallonie et de la Flandre, ou plus longuement en venant de plus loin pour découvrir des sites aussi exceptionnels que les Floralia de Grand-Bigard, les serres royales de Laeken ou encore Pairi Daiza.

Floralia autour du château de Grand-Bigard

Aproximité immédiate de Bruxelles, la nature reprend ses droits. À Grand-Bigard, elle mène la vie de château, avec pièces d’eau, discipline à la française et arbres rivalisant de hauteur avec le donjon du XIVe siècle, construit sur une motte féodale pour dominer la plaine alentour. Pour entretenir leur domaine et le château du milieu du XVIIe siècle attenant, les propriétaires organisent chaque printemps depuis plus de douze ans les « Floralia de Bruxelles » qui occupent huit jardiniers à l’année et attirent 30 000 visiteurs épris de couleurs et de senteurs printanières. En 2016, la 13e édition de cette exposition horticole et florale se tiendra du 6 avril au 6 mai.

Les 14 hectares du parc, dont 12 de verdure, s’enflamment alors de couleurs aux mille nuances selon des agencements soigneusement orchestrés par les botanistes et jardiniers qui ont planté à l’automne précédent pas moins de 1,7 million de bulbes composant des parterres chaque année réinventés.

Un petit pont de pierres enjambe un tranquille cours d’eau qui transforme le château en îlot au milieu de la verdure. À peine franchi, voici que les premiers parterres apparaissent en contrebas, dans une association « ton sur ton » de tulipes rivalisant de beauté. Elles ont fort à faire, avec les narcisses et les jacinthes qui savent aussi marier les couleurs dans des harmonies insoupçonnées.

Le château aux teintes de briques, la chapelle attenante qui se pare d’orchidées par dizaines, et le carrosse à l’ancienne qui trône juste dans les allées de gravillon blanc transportent les visiteurs dans un autre temps. Il n’en faut pas beaucoup plus pour imaginer dames en crinoline et messieurs portant jabot déambulant à travers le parc. D’ailleurs le château de Grand-Bigard peut à l’occasion accueillir des événements privés, congrès ou dîners de gala, séminaires ou réceptions festives, prêtant sa vaste terrasse sur jardin et ses grands salons à 300 convives et invités.

Les groupes, à partir de 20 pax, peuvent goûter tous les jours du mois des Floralia, à la tranquillité du parc, guidés par des botanistes (pas plus de 25 personnes par guide) s’ils le souhaitent et enchantés par quelques musiciens éparpillés parmi les bouquets de fleurs, arbustes savamment taillés ou allées romantiques à certains moments de la journée.

Passant un petit pont qui permet de quitter l’îlot du château, les visiteurs découvrent la sculpture fleurie de l’année – un paon en 2015 – qui donne un aperçu de la beauté des fleurs qui se prêtent à toutes les contorsions et de la créativité des arrangements floraux.

Suivant les courbes des allées, à peine en pente parfois, les visiteurs vont de jardin secret en jardin de chérubin, de vallée arc-en-ciel en jardin à la française. Le labyrinthe du Grand-Bigard, imaginé déjà au XVIIIe siècle pour les beaux yeux d’une marquise, a retrouvé sous l’impulsion des nouveaux propriétaires son savant dédale de tulipes. Si l’on en sort, un passage à la cafétéria permet de se rafraîchir avant de gagner les 800 m2 de la vaste serre où les arrangements plus étonnants les uns que les autres donnent des idées de décoration aux visiteurs. Anémones, bougainvilliers, stralitsia, muscaris, gerberas, azalées, iris et jusqu’aux petits bonsaï tentent chacun de se faire remarquer. Pour profiter pleinement de l’endroit, le lundi, le mercredi et le vendredi sont les jours les moins fréquentés, autant le savoir, car il fait bon disposer pour soi des perspectives de l’allée des tilleuls et du jardin à la française avec ses alignements de colonnes, ses terrasses délimitées de petits murets et ses arbustes sculptés. Un passage au verger, parmi les pommiers et poiriers en fleurs, avant de se noyer dans les rivières de rhododendrons et le tour est joué. Jusqu’à l’année suivante!

www.floralia-brussels.be

Aux Serres royales de Laeken, trois semaines de privilège

La saison des fleurs de printemps est courte, mais elle l’est encore plus aux Serres royales de Laeken qui ne sont ouvertes au public que trois semaines par an, généralement fin avril-début mai. Mais quand un roi accorde un privilège à ses sujets et aux citoyens venus des républiques voisines, il faut le saisir sans hésiter. L’immense domaine royal de 194 hectares sur le plateau de Laeken qui domine Bruxelles, accueille dans son parc à l’anglaise gentiment vallonné un public curieux qui n’a qu’une modique somme à acquitter pour découvrir un dédale de fleurs savamment aménagé sous des coupoles de verre et d’acier, reliées par des galeries qui glissent en pente douce de pavillons en maisonnée.

Les noms de ces espaces densément fleuris et minutieusement conçus et entretenus laissent entrevoir toute la diversité horticole qui attend les visiteurs: orangerie, serre de diane, serre miroir, serre du Congo, serre des azalées, galerie des géraniums, serre des palmiers, croix des fougères… Entre l’Embarcadère et le Débarcadère, le voyage est tour à tour exotique, parfumé, intense, raffiné, exubérant ou apaisant, en toutes circonstances extraordinairement coloré.

Ce voyage en majesté parmi les plantes et les fleurs du monde entier semble ne jamais s’achever tant il y a à voir et admirer. Partout où les yeux se posent, de nouveaux assortiments plantés apportent comme une saveur visuelle que l’on n’en finit pas d’apprécier. Partout, sur les côtés, au dessous, au dessus, les visiteurs sont enveloppés par des guirlandes de fleurs et des parterres verdoyants parsemés de mille couleurs. Sous les lampions de fuchsias aux rouges flamboyants, les guirlandes mauves et blanches des heliotropium arborescens, les rouges, les jaunes et les noirs de l’abutilon megapotalicum qui tendent leurs pistils et tant d’autres noms savants, la balade passe d’un paradis à l’autre, faisant escale aussi à l’atelier de la reine Elisabeth, fervente d’arts et sculptrice à ses heures.

La multitude d’azalées, dont les Flamands sont passés maîtres dans l’art de les inventer et de les arranger, les centaines de variétés de camélias, la collection d’orangers, les ardents buissons de rhododendrons, les arbres et arbustes plus que centenaires aux troncs plus surprenants les uns que les autres, aux feuillages prenant les tons de verts les plus divers deviennent au fil de la promenade comme des compagnons de voyage auxquels on s’habitue tant qu’on en oublie l’exception. Le mieux est de venir leur parler et de les écouter pousser, soucieux qu’ils sont de se faire remarquer en déployant tels des paons toutes les nuances de leurs couleurs et l’éventail de leur développement.

www.belgique-tourisme.fr

www.monarchie.be

À Pairi Daiza, la flore des cinq continents

Les lecteurs de Tourisme de groupe qui ont lu le numéro 45 connaissent Pairi Daiza pour son parc animalier qui recrée de manière remarquable les écosystèmes tropicaux, arides ou glacés, sous-marins ou luxuriants qui font la diversité de la planète. Et si les animaux transportent facilement les visiteurs sur d’autres continents, la reconstitution de leur environnement contribue aussi largement au dépaysement.

Le parc Pairi Daiza a transformé le domaine de l’abbaye de Cambron en une petite planète, à mi-chemin entre la frontière française et la capitale belge, près du village de Brugelette, dans le Hainaut.

Pas moins de 500 espèces d’arbres et d’arbustes composent cet univers aux multiples ambiances. Et si les deux pandas géants qu’il héberge depuis l’an dernier sont emblématiques de la qualité exceptionnelle du parc animalier, la botanique n’est pas en reste et compte aussi quelques vedettes. Les platanes majestueusement déployés depuis plusieurs centaines d’années veillent sur la flore plus récemment arrivée. Parmi les plantes rares, Pairi Daiza aligne un magnifique cycas dans la cour du marchand de thé, des Phoenix canariensis dès l’entrée, des broussonetia papyrifères, des poivriers du Sichuan et même des rizières qui ne peuvent être plantées qu’après les saints de glace, autour de la fin mai, et qui déploient tout leur vert à partir de juillet.

L’Asie est particulièrement mise en valeur au parc Pairi Daiza, qui est allé jusqu’à faire construire par des artisans chinois des maisons traditionnelles de l’Empire du milieu comme on n’en trouve plus tellement en Chine même. Devant ces toits aux extrémités relevées, ces pavillons finement ciselés, ces murs blanchis, ces recoins découverts en franchissant de petits porches, ces sentiers sautillant de petits ponts de pierres en talus plantés, la mystification est totale. Le parc héberge ainsi le plus grand jardin chinois d’Europe, et la Belgique semble bien loin quand les visiteurs s’attardent dans ce microcosme brillamment aménagé. Le « jardin des immortels » se réfère au rêve d’un empereur chinois. Il se fait réalité à Pairi Daiza, permettant du même coup de découvrir une nature aux formes et aux couleurs insoupçonnées. Plus loin, parmi les divinités indiennes, les temples indochinois et indonésiens, les terrasses épousant les reliefs, d’autres références exotiques poussent à l’envie. La végétation africaine autour des cases du Togo, la prairie canadienne en passe d’être ouverte au public, la jungle thaïlandaise et les tropiques sous serre du restaurant L’Oasis sont autant d’aventures de la nature, comme autant de mondes qui se parcourent sans y penser mais qui s’imposent par leur recherche d’authenticité.

Oliviers, pins, érables, cornus, marronniers, tulipiers de Virginie, cerisiers, camélias, bonsaïs, palmiers de Chine, hêtres, fougères arborescentes, azalées, magnolias, bougainvilliers…, la liste est longue jusqu’à l’étonnant arum titan de Sumatra (1,85 m de haut) qui ne donne qu’une fleur cinq fois par an, sont autant de merveilles et de surprises dans ce coin peu commun de Belgique.

www.pairidaiza.eu

Pratique

A Bruxelles, pour dormir ou pour se nourrir, le choix est vaste. L’hôtel Astrid vaut surtout pour son emplacement à deux pas de la Grand place et des rues animées du vieux Bruxelles.

Pour la table, les groupes apprécieront de goûter aux spécialités belges en s’installant dans le restaurant historique « Chez Léon » qui a fait bien des petits à travers la France. Ici, le temple du « moules-frites » a plus de 120 ans et proposent en quantité les spécialités bruxelloises qui vont de la salade de crevettes grises à la gaufre dorée.

Dans un cadre plus solennel, élégant et tout de miroirs, les groupes peuvent trouver salle à leur taille et cuisine raffinée à la Taverne du passage, sous la superbe verrière du passage de la Reine.

www.astridhotel.be

www.chezleon.be

www.taverne-du-passage.be

Div qui contient le message d'alerte

Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire

Mot de passe oublié

Déjà abonné ? Créez vos identifiants

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ? Remplissez les informations et un courriel vous sera envoyé.

Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format