Itinéraire Paris s’est évidemment imposée à l’écran, de ses monuments-phares jusqu’aux moindres coins de ses rues et même de son métro. Balade cinématographique, non exhaustive!
Paris est un décor très prisé par les réalisateurs. L’an dernier, la Ville Lumière a accueilli 930 tournages de tous types, selon le bilan communiqué par la mairie. Parmi eux, 106 étaient des films de cinéma, 119 (dont une vingtaine de productions internationales) étaient des séries ou des téléfilms et 148 des courts métrages. Le reste se partageant entre les documentaires et les spots publicitaires. Parmi les lieux préférés des réalisateurs, on trouve notamment les quais de Seine, le pont Alexandre III, l’hôpital militaire du Val-de-Grâce ou encore le métro. La RATP dispose même d’une station factice entièrement consacrée aux tournages de films (une cinquantaine par an), à la porte des Lilas. Le Jardin des Tuileries et le Louvre sont également très appréciés, notamment par les productions étrangères. Une popularité qui offre à la capitale de très intéressantes retombées économiques puisque chaque euro dépensé par une production en génère le double dans l’activité parisienne.
Paris, décor naturel de films où ses monuments, ses quartiers et ses rues jouent leur propre rôle à l’écran (ils ne sont pas reconstitutés en studio): une liste à la Prévert! Aussi zoomons sur quelques principaux arrières-plans! Avec en guest-star: la tour Eiffel. La vedette parisienne absolue. Du côté de la Place Vendôme se retrouveront Alain Delon et Gian Maria Volonté dans Le Cercle Rouge (Jean-Pierre Melville, 1970), dernier film de Bourvil jouant un commissaire de police. Dans un tout autre genre, le quartier du sentier s’imposera dans La Vérité si je mens (Thomas Gilou, 1997), tandis que le Jardin du Luxembourg servira de lieu de rendez-vous de Landru (Claude Chabrol, 1962). Une DS qui arrive en trombe, un hélicoptère qui décolle… Nous sommes dans la cour des Invalides où furent tournées les dernières scènes extravagantes des Aventures de Rabbi Jacob (Gérard Oury, 1973).
Plus léger et moins turbulent: le Montmartre du Fabuleux destin d’Amélie Poulain (Jean-Pierre Jeunet, 2001)… Et puis, citons Ménilmontant pour Casque d’Or (Jacques Becker, 1952), Belleville et Charonne pour les Tontons Flingueurs (Georges Lautner, 1963), Pigalle et Clichy avec Les Quatre cents coups (François Truffaut, 1959)… et tant d’autres encore!
Les caméras se sont également posées à l’intérieur de lieux emblématiques de Paris. Comme l’Opéra de Paris (La Grande Vadrouille, Gérard Oury, 1966) où Louis de Funès joue un chef d’orchestre Durant l’occupation. Ou le musée du Louvre où Audrey Tautou et Tom Hanks sont filmés pour Da Vinci Code (Ron Howard, 2006), passant devant La Joconde et la Vierge au Rocher de Léonard de Vinci avant de s’enfuir dans le grand escalier dominé par La Victoire de Samothrace, tandis que Belphégor (Jean-Paul Salomé, 2000) a préféré arpenter les sous-sols et les locaux techniques du musée. La Bourse, elle, a accueilli Les Grandes Familles (Denis de la Patelière, 1958), Pouic Pouic (Jean Giraud, 1963) ou encore La Banquière avec Romy Schneider (Francis Girod, 1980). Quant aux scènes de la Kommandantur de La Traversée de Paris, elles furent tournées au musée Jacquemart-André (Claude Autant Lara, 1956), tandis que le musée de la Marine servit de décor à une scène déchirante entre Lino Ventura, truand en cavale, qui doit abandonner momentanément ses deux enfants en les confiant à un gardien du musée dans Classe tous risques (Claude Sautet, 1959). Grévin, lui, accueillera Fantomas contre Fantomas (Robert Vernay, 1948). Les catacombres seront le repère d’Arsène Lupin, le gentleman cambrioleur porté à l’écran par Jean-Paul Salomé (2005), alors que Bourvil, dans un Drôle de paroissien (Jean-Pierre Mocky, 1963) préfèra écumer les troncs d’église (Sacré-Cœur, Sainte-Trinité…) pour subvenir aux besoins de son encombrante famille. Qui n’a rien à voir avec celle du cinéma, que l’on peut d’ailleurs -pour peu qu’il reste encore un peu de temps – aller saluer dans l’un des cimetières parisiens, dernières demeures de nombre d’acteurs et d’actrices.
Notre-dame de paris a souvent été une vedette de l’écran, mais sa façade a quasiment toujours été reconstituée en studio. idem pour le film Hôtel du Nord (marcel carné, 1938) entièrement tourné en studio.