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Ciné-tourisme: des salles obscures à la lumière

La France fait son cinéma | publié le : 01.05.2015 | Dernière Mise à jour : 01.05.2015

Offre Le cinéma, ce sont beaucoup de strass et de paillettes, mais tout n’est pas qu’illusion. De nombreux tournages se font en extérieur dans des décors naturels. Le choix du lieu est éminemment stratégique pour le film, mais également pour la région qui accueille le tournage. Certaines destinations qui l’ont bien compris n’hésitent pas à communiquer sur cet atout.

De châteaux en abbayes, de villes en villages, de quartiers en rues, de plaines en montagnes, la France offre aux réalisateurs de films une diversité de plateaux naturels. Autant d’images vues par des millions de spectateurs sur grand écran et que – succès du film en plus – ces mêmes spectateurs peuvent s’approprier sur le terrain en se rendant sur les lieux de tournage. Itinéraires ciné-touristiques.

Aisne

Après l’immense succès de Bienvenue chez les Ch’tis, l’attente était grande pour Rien à déclarer, autre film de Dany Boom.

S’il n’a pas connu le même succès (12 millions de spectateurs français et belges, tout de même), il n’a pas manqué de faire venir de nombreux curieux du côté de « Courquain », nom d’une ville fictive, mais dont Macquenoise a offert le décor.

Cette dernière existe vraiment, elle est située en Belgique.

Différents opérateurs du tourisme à la fois français et belges proposent ainsi « le Courq’tour » pour revivre les principales scènes du film.

Les groupes sont accueillis à l’ancien « poste de douane » (il a été entièrement refait en mars dernier) afin de visionner un film sur l’ambiance du tournage, puis balade ensuite dans la ville (une heure environ) en présence d’un guide, qui donne la part belle à de nombreuses anecdotes de tournage et d’histoires transfrontalières rocambolesques!

L’agence réceptive Intégrale a conçu dans sa brochure Séminaires et groupes des produits inspirés de Rien à déclarer, sur des demi-journées pour des groupes de 10 à 200 pax!

Avec, par exemple, des courses-poursuites entre douaniers et contrebandiers

Allier

Vichy a servi de décor à plusieurs films: Un Week-end sur deux de Nicole Garcia avec Nathalie Bayle (1990), Pétain de Jean Marboeuf avec Jacques Dufilho et Jean Yanne (1992), Le Promeneur du champs de mars de Robert Guédiguian (2005) avec quelques scènes tournées sur les quais d’Allier, la gare SNCF, le palais des congrès, le casino ou encore le parc des sources, L’opéra de Vichy, lui, a accueilli Les Brigades du Tigre de Jérôme Cornuau (2006), un film réunissant Clovis Cornillac, Jacques Villeret, Guillaume Canet…

Pendant près d’un mois, au début de l’automne 2005, l’équipe de Thomas Gilou a investi le village médiéval d’Ainay-le-Château, à l’orée de la forêt de Tronçais, pour le tournage de la majorité des scènes de son film Michou d’Auber. Rue des Maures, place de l’église, place Paul Guignard… tout un quartier qui a replongé au tout début des années 60 avec Nathalie Baye, Gérard Depardieu, Mathieu Amalric et le jeune Sémir Seghir

Côtes d’Armor

Surplombant la mer au sommet d’une falaise, le Fort La Latte, forteresse médiévale datant du XIVe siècle, a été le théâtre de nombreux films. Par exemple: Les Vikings avec Kirk Douglas (1957) dont le combat final a eu lieu sur le donjon, et Chouans (1988) de Philippe de Broca, réunissant Philippe Noiret et Lambert Wilson.

Ville d’Art et d’Histoire, en bord de la Rance, fortement marquée par son origine médiévale, Dinan a séduit de nombreux artistes, mais aussi des cinéastes comme l’américain Michael Bay pour son film Armageddon (1998) avec Bruce Willis.

Une scène de panique est tournée dans le vieux Dinan où l’on peut apercevoir la tour de l’Horloge et la place des Cordeliers

Haute Loire

Des vedettes en culottes courtes dans les rues de Blesle: du 23 mai au 8 août 2011, Christophe Barratier a tourné La nouvelle Guerre des Boutons, film adapté du célèbre roman de Louis Pergaud. Blesle est classé « plus beaux villages de France ». Les rues ont pavées, étroites, tandis que la plus grande partie du village se trouve sur l’une des rives de l’Alagnon, traversé par plusieurs ponts de pierre

Finistère

C’est à Molène qu’Olivier Dahan (2012) pose sa caméra pour Les Seigneurs, une comédie « footballistique » réunissant José Garcia, Franck Dubosc, Jean-Pierre Marielle, Omar Sy… A Locronan, Roman Polanski filmera Tess (1979), puis Philippe de Broca y installera aussi son équipe pour Chouans (1988). Que la bête meure de Claude Chabrol (1969) sera tourné à Quimper. Le réalisateur y reviendra pour Les Fantômes du Chapelier sorti en 1982, tandis que Pierre Schoendoerffer y tournera L’honneur d’un capitaine (1982). Pour son film Bowling (2012), la réalisatrice Marie-Castille Mention-Schaar a, elle, choisi Carhaix. Le film retraçait le combat de la population du Krez Breizh durant dix-sept semaines en 2008 pour conserver la seule maternité du Centre-Finistère. Faisant s’affronter Mathilde Seigner et Catherine Frot. Ajoutons à cette liste Le Peuple migrateur de Jacques Perrin, Jacques Cluzaud et Michel Debats sorti en 2001, dont de nombreux sites de tournage naturels en Finistère nord ont été retenus. Autant de lieux que propose de faire découvrir l’agence réceptive Gaïa Concept dans un programme de six jours intitulé « Le Finistère sur grand écran »

Haute-Marne

Film franco-italien réalisé par Gérard Oury, sorti en 1969, Le Cerveau réunissait Anatole et Arthur, respectivement Bourvil et Jean-Paul Belmondo. Mais aussi David Niven, allias le cerveau.

Souvenez-vous de la scène où les sacs d’un train sont lancés du haut d’un pont: il s’agit du viaduc de Chaumont!

La Vie et rien d’autre (1989) de Bertrand Tavernier et avec notamment Philippe Noiret, a été tourné – entre autres – à Dommartin-le-Franc, village qui a la particularité touristique de posséder deux anciennes fonderies témoignant d’une importante activité métallurgique

Hauts-de-Seine

Les Hauts-de-Seine « ont servi de décor à plus de 650 films », annonce d’emblée l’agence de développement et de réservation touristiques. À commencer par la pouponnière de l’Assistance publique d’Antony (Né de père inconnu de Maurice Cloche en 1950) ou encore la mairie d’Asnières-sur-Seine (Peur sur la ville de Henri Verneuil en 1975, La Zizanie de Claude Zidi en 1978) ou son insolite cimetière des chiens (Tais-toi de Francis Veber en 2003).

Clichy a accueilli Le Cercle rouge de Jean-Pierre Melville en 1970 (l’ancienne imprimerie Paul Dupont), Le dernier métro de François Truffaut en 1980, Garçon! de Claude Sautet avec Yves Montand en 1983 (brasserie « Garçon Café ») ou encore Enfermés dehors d’Albert Dupontel en 2006.

À Courbevoie ont été tournés Le cri du comoran le soir au-dessus des jonques de Michel Audiard en 1970 (gare de Bécon-la-Bruyère et centre commercial Charras), Le Chat de Pierre Granier-Deferre en 1971 avec en face à face Gabin et Signoret (voie de l’Ancre)… Le boulevard du Général de Gaulle à Garches a été investi par l’équipe de tournage de Trois Hommes à abattre de Jacques Deray en 1980, tandis que la rue Henri Barbusse, près de l’école primaire Anatole France à Genneviliers a servi de décor au film Le Pacha de Georges Lautner en 1968. Musique signée Serge Gainsbourg. Et puis, il y aussi Issy-les-Moulineaux (Pierrot le Fou de Jean-Luc Godard en 1965…), La Garenne-Colombes (La petite voleuse de Claude Miller en 1988…), Le Plessis-Robinson (L’inspecteur La Bavure de Claude Zidi en 1978…), Marnes-la-Coquette (Tendre poulet de Philippe de Broca en 1978…), l’orangerie du château de Meudon (Vatel de Roland Joffé et Robin Davis en 2000…), l’hôtel Novotel du boulevard Romain Rolland à Montrouge (Enfermés dehors d’Albert Dupontel en 2006…), Nanterre, Neuilly-sur-Seine, Puteaux dont La Défense (lieu de très nombreux tournages), Rueil-Malmaison avec en personnage principal Napoléon, bien sûr, mais aussi dans un tout autre genre Les Tontons Flingueurs de Georges Lautner en 1963. Napoléon également à l’honneur du côté de Sceaux… La liste est longue!

Hautes-Pyrénées

Le point fort des Baronnies des Hautes-Pyrénées est sans contexte le tournage du film Le Pacte des Loups (sorti en 2001) de Christophe Gans, une production française avec Jean Yanne, Samuel Le Bihan, Vincent Cassel, Monica Belluci… Le tournage a eu lieu dans plusieurs endroits: les villages typiques d’Esparros et Labastide, les grottes de Labastide, la forêt de Bayelle à Gazave, l’abbaye cistercienne de l’Escaladieu ainsi que le sanctuaire Marial Notre Dame-de-Garaison. De la prairie du Pla du Moula à 800 m d’altitude au Col d’Oueil Luzent à plus de 1 300 m, une randonnée permet de découvrir les paysages ayant servi de décors naturels. L’office de tourisme Neste Baronnies propose également des journées pour les groupes sur la thématique du film.

Indre

Fin août 1993. Une file d’attente grossissait devant la mairie de Valençay: Alberte Garo, directrice du casting du film Le Colonel Chabert avec Gérard Depardieu, Fabrice Lucchini ou encore Fanny Ardant, venait sélectionner des figurants… L’équipe du film resta 15 jours pour tourner des scènes dans deux prestigieux châteaux: Valençay et Bouges. Le premier pour sa prestance et son élégance l’associant aux plus beaux châteaux de la Loire et pour son charme champêtre au Berry; le second par son étonnante ressemblance avec le Petit Trianon de Versailles.

En 1947, Jacques Tati vient bouleverser un petit village tranquille du centre de la France, Sainte-Sévère-sur-Indre, en tournant son premier long métrage: Jour de Fête. Comme en témoigne la Maison du Jour de Fête où est présenté un scénovision, voyage sonore et en 3D sur les coulisses et l’atmosphère du tournage. Projections, décors, sons et effets spéciaux recréent un univers fidèle à celui de Tati dans lequel les spectateurs évoluent et retrouvent, en direct, les émotions, les rires et certains gags du film

Loir-et-Cher

Le cadre prestigieux du château de Blois a parfois servi de décor à des scènes de films. L’événement le plus célèbre de l’histoire du château, le fameux assassinat du Duc de Guise ordonné le 23 novembre 1588, a été mis en image très tôt. Dès 1897, les frères Lumière en ont tourné une brève reconstitution avec sept acteurs! En 1962, Bernard Borderie vint y placer quelques scènes de son Chevalier de Pardaillan d’après le roman de Michel Zévaco. Dans les tournages plus récents, Blois vient évoquer d’autres châteaux ou palais disparus. En 1999, Luc Besson filme dans la salle des États des séquences du procès de sa Jeanne d’Arc. En 2009, c’est au tour de Bertrand Tavernier de diriger Mélanie Thierry et Lambert Wilson pour La Princesse de Montpensier.

Le château de Chambord, lui, a servi de décor à une autre princesse, celle de Clèves, en 1961 sous la direction de Jean Delannoy. Puis, ce sera Peau d’Ane de Jacques Demy (pour les scènes du château rouge et du mariage) en 1970. Catherine Deneuve et Jean Marais tenaient les rôles principaux

Manche

Le Mont Saint-Michel est le plus emblématique des décors choisis par nombre de réalisateurs pour y tourner des scènes de leurs films. Et ce, depuis de longues années! Par exemple? Les Chouans (1946) de Henri Calef avec Jean Marais et Madeleine Robinson, L’incorrigible (1975) de Philippe de Broca avec Jean-Paul Belmondo, Le Peuple migrateur (2001) de Jacques Perrin…

Autre lieu de tournage: Cherbourg. À commencer par Les Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy (1963). Premier long-métrage chanté du cinéma français et Palme d’Or au Festival de Cannes en 1964. L’office de tourisme propose de suivre les pas de Geneviève (Catherine Deneuve) à travers les rues de la ville pour évoquer l’œuvre cinématographique. Cherbourg servi aussi de décor aux films La Course à l’échalote (1975) de Claude Zidi, Les Caïds (1975) de Robert Enrico avec Lino Ventura, ou encore Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu? (2013) de Philippe de Chauveron, avec notamment pour décor la gare.

La Hague a inspiré de nombreux réalisateurs de cinéma. À l’exemple du château de Nacqueville du XVIe siècle, cerné d’un parc romantique fut le cadre de La Dame de Monsereau de René Le Somptier (1922). On visite aujourd’hui le parc, le halle d’entrée et la salle des gardes située dans la poterne du château. La Baie de Quervière à Eculleville, petite plage de galets nichée aux creux des falaises, fut le décor de certaines scènes de La Course à l’échalote qui réunissait Pierre Richard et Jane Birkin. Au Manoir du Tourp, à Omonville-la-Rogue, Roman Polanski tourna Tess (1979) avec Natassja Kinski dans le rôle principal. Pierre Granier Deferre, lui, choisit Goury pour son film L’Etoile du Nord (1982), là où Simone Signoret vient dire adieu à Philippe Noiret partant au bagne.

Sans oublier les nombreux films liés à la Seconde Guerre mondiale tournés à Sainte-Mère-Eglise, première ville française libérée (Le Jour le plus long en 1961), Saint-Vaast-la-Hougue et Barfleur (Le mur de l’Atlantique en 1970)

Meurthe-et-Moselle

Parmi les réalisateurs ayant succombé aux charmes de Nancy, l’un des plus célèbres est certainement l’écrivain Philippe Claudel, qui y tourne en 2008 son premier film, une adaptation de son roman Il y a longtemps que je t’aime, avec Kristin Scott-Thomas, Elsa Zylberstein et Serge Hazanavicius. Des séquoias pleureurs du parc Saint-Marie aux courbes de la piscine Nancy Thermal, en passant par la place Stanislas et son élégant Grand Café Foy, mais aussi la brasserie Excelsior, la terrasse de la Pépinière ou le quartier Art nouveau de Saurupt.

Une quinzaine d’années plus tôt, les ors majestueux de l’ensemble XVIIIe siècle (place Stanislas, place de la Carrière et place de l’Alliance) servaient de cadre au mariage entre Jeanne (Emmanuelle Béart) et le lieutenant d’infanterie Louis (Daniel Auteuil) dans Une femme française de Régis Wargnier. Et lorsqu’en 2006, des bannières frappées de croix gammées sont déroulées sur les murs de la mairie, c’est pour évoquer la rafle manquée sous l’occupation nazie à Nancy, sujet du long-métrage de Patrick Voslon, Le temps de la désobéissance

Nord

La ville de Bergues est devenue emblématique grâce au film Bienvenue chez les Ch’tis de Dany Boom, vu par plus de 20 millions de spectateurs en France et plus de 28 millions dans le monde! La plupart des scènes ont été tournées dans la ville du 21 mai au 13 juin 2007. Pour découvrir différents lieux du tournage, l’office de tourisme a conçu « le Ch’ti Tour », un parcours guidé d’une heure trente passant par le beffroi, la poste (qui est en fait un ancien local de Gaz de France), la maison de madame Bailleul (où a été notamment tournée la fameuse scène du petit déjeuner au maroilles), le canal de la tournée du facteur…

Puy-de-Dôme

Le château de Ravel se situe sur les hauteurs du village éponyme, à l’Est de Clermont-Ferrand. C’est dans une de ses salles que Philippe IV le Bel a cédé Ravel à son conseiller Pierre Flote, chancelier de France. Mais, l’autre particularité du site est d’avoir servi de décor au film Les Choristes de Christophe Barratier, sorti sur grand écran en 2004. Et au fil de la visite historique, le guide ne manque pas de signaler à quel usage chaque pièce a servi aux équipes du tournage. La cour d’honneur était la cour de récréation, la galerie a été aménagée en salle de classe… Grâce au tournage, il a même été retrouvé des peintures murales en frottant les murs pour les besoins de la production!

Pas-de-Calais

En 1928, le cinéaste Henri Fescourt a tourné la première partie du film Les Misérables de Victor Hugo à Montreuil-sur-Mer, là où le forçat en fuite et Fantine, la femme abandonnée, vont se rencontrer. Surfant sur le succès littéraire et cinématographique (des versions plus récentes des Misérables ont été tournées, mais pas forcément dans la ville), Pas-de-Calais Tourisme propose un programme intitulé « Les Misérables à Montreuil-sur-Mer ». S’il n’a pas pour fil conducteur le tournage du film, il permet au détour d’une rue ou d’une église de découvrir les lieux pittoresques qui ont inspiré Victor Hugo, une visite complétée par le spectacle sont et lumière Les Misérables dans le cadre de la citadelle (600 personnages, une cavalerie, des effets pyrotechniques, des chorégraphies…)

Saône-et-Loire

Bon voyage de Jean-Paul Rappeneau (2003) et Au nom du fils de Vincent Lannoo (2012) ont eu pour cadre la ville d’Autun. Le Petit lieutenant de Xavier Beauvois s’est installé, lui, au château de Pierreclos (2005), château fort médiéval, inscrit aux Monuments historiques depuis décembre 2004. À Saint-Loup-de-Varennes s’est arrêté pour quelques scènes la caméra de Jean-Pierre Melville pour Le Cercle Rouge (1970). Enfin, c’est – entre autres – à Tournus que fut tourné Lucie Aubrac sous la direction de Claude Berri (1997), jouée par Carole Bouquet

Sarthe

Nombre de films et téléfilms ont été tournés dans des communes de la Sarthe, mais c’est sans conteste la ville du Mans qui remporte la palme d’or du décor naturel. Et en vedette: la Cité des Plantegenêts. En 1989, Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau avec Gérard Depardieu, tandis que Le Bossu interprété par Daniel Auteuil traînera sa bosse en 1997 dans la rue de la Reine-Bérangère, suivi la même année de L’Homme au masque de fer de Randall Wallace. Mais aussi Que la Fête commence avec Philippe Noiret (1975), La Dame de Montsereau (1971) où Nicolas Silberg se bat en duel place Saint-Michel…. En 1970, sur le circuit des 24 heures, est tourné Le Mans avec Steeve Mac Queen. Des visites guidées « Le Mans fait son cinéma » sont proposées par la Maison du Pilier Rouge, tandis que le service groupes de Sarthe Développement propose également des formules de séjours qui traitent de la thématique. Ces visites peuvent être agrémentées d’accessoires pour le public comme des vêtements d’époque. Il est même proposé de rejouer certaines scènes célèbres tournées dans la Cité des Plantagenêts….

Seine-Maritime

Sorti en 2014, Lucy de Luc Besson a été tourné en grande partie dans les locaux de la Cité du Cinéma (93), mais aussi à Etretat, à la falaise d’Aval, reconnaissable entre toutes grâce à son arche naturelle creusée au cœur de la falaise. Déjà en 2004, Jean-Paul Salomé offrait aux spectateurs quelques très beaux plans sur cette falaise dans son film Arsène Lupin. L’abbatiale St Ouen de Rouen a été le décor de plusieurs films: Jeanne La Pucelle de Jacques Rivette (1994), Adieu Poulet de Pierre Granier-Deferre avec Patrick Dewaere et Lino Ventura (1975) ou encore Les Misérables de Josée Dayan avec Gérard Depardieu et Christian Clavier (2000), Le quartier portuaire du Havre a été le cadre des films Quai des Brumes de Marcel Carné avec Jean Gabin et Michèle Morgan, et dans un tout autre genre Disco de Fabien Onteniente avec Franck Dubosc (2008). L’office de tourisme a conçu une visite guidée sur les pas des cinéastes.Enfin, à Saint-Valery-en-Caux fut tourné Le Nom des gens avec Jacques Gamblin et Sara Forestier (2010)

Seine-Saint-Denis

L’histoire de la Seine-Saint-Denis est liée à celle du cinéma. D’Emile Reynaud, né à Montreuil, et inventeur du « praxinoscope » aux Studios Eclair qui voient le jour en 1907, en passant par Georges Méliès qui construisit le premier studio de cinéma dans son jardin à Montreuil! Le musée de l’Air et de l’Espace du Bourget accueille régulièrement des tournages, en raison notamment du décor de l’ancienne aérogare. Il a servi à Mesrine (2008), La Môme (2007)… Seine-Saint-Denis Tourisme a conçu différentes formules groupes sur le thème du cinéma. À travers, par exemple, une: « croisière cinéphile Boat Movie », un parcours le long du Canal de l’Ourcq durant lequel un comédien fait revivre des scènes célèbres et découvrir des lieux de tournage. Une autre offre aborde les dessous de l’audiovisuel via la découverte d’une plateforme de travail (Commune Image). Les visiteurs apprennent comment un film se monte (studio d’enregistrement, salles de montage, studio de prises de vues, étalonnage…), sur plus de 2 500 m2 d’espace!

Tarn-et-Garonne

C’est à Saint-Antonin-Noble-Val, village médiéval des Gorges de l’Aveyron, que fut tournée Les Recettes du Bonheur, film hollywoodien tourné en 2013 et sorti dans le monde entier en 2014. L’office de tourisme a conçu une visite guidée pour en découvrir les lieux de tournage: marché de producteurs et artisans locaux, balade sur les bords de l’Aveyron, flânerie au fil des ruelles du village… Les châteaux de Bruniquel – le Vieux et le Jeune – servirent de cadre pour le tournage du film de Robert Enrico, Le Vieux Fusil (1975) avec dans les rôles principaux Romy Schneider et Philippe Noiret.

Les Tontons Flingueurs, film culte des années 60, est devenu un symbole pour les Montalbanais par la fameuse réplique de Lino Ventura « On ne devrait jamais quitter Montauban ». Les visiteurs d’aujourd’hui pourront retrouver les icônes du film dans Montauban, au rond point des Tontons Flingueurs inauguré en 2014, manger chez Lulu la Nantaise (une brasserie gastronomique du centre-ville), et même déguster les « bonbons flingueurs » (noisettes torréfiées enrobées de chocolat au lait)

Vosges

Dans les années 30,le film La Grande Illusion de Jean Renoir (1937) avec Jean Gabin et Eric von Stroheim était composé de plusieurs scènes tournées sur les crêtes vosgiennes. Bien des années plus tard, Lino Ventura, Bourvil et Michel Constantin (entre autres) se retrouvaient dans Les Grandes Gueules (1965) de Robert Enrico La scierie n’existe plus aujourd’hui (au lieu dit » la Clairière de Cellet »), mais pour les autres scènes, il faut se rendre à Vagney, La Bresse, Saint-Dié-des-Vosges, Sapois, Bois-de-Champ ou encore à Val-et-Châtillon. La plupart des séquences forestières de bûcheronnage et du célèbre tacot ont été tournées dans le secteur de Saussenrupt. Plus récemment, une des scènes du film Indigènes de Rachid Bouchareb (2006) a été tourné entre Fontenoy-le-Château et Bains-les-Bains. Jamel Debbouze, Roschdy Zem ou encore Mélanie Laurent étaient au générique

Val d’Oise

Dans un document très complet, Val d’Oise, terre de tournages, édité par Val d’Oise Tourisme sont listés pas moins de 1 000 lieux de tournages répertoriés par sites, villes, villages… ayant servi de décor à des films. À l’exemple de l’abbaye de Royaumont (Hibernatus en 1969, Gainsbourg vie héroïque en 2010…); Auvers-sur-Oise (La vie passionnée de Vincent Van Gogh en 1955…), Le Fort de Cormeilles-en-Parisis (L’Armée des Ombres en 1967, On a retrouvé la 7e compagnie en 1975…), Enghien-les-Bains, La Roche-Guyon, Roissy-en-France… et beaucoup d’autres encore! Dans sa brochure Groupes 2015, Val d’Oise Tourisme propose un forfait journée « Jean Gabin, héros de cinéma » (musée Jean Gabin, déjeuner, et au choix le musée des Tramways vapeurs et des Chemins de fer secondaires français ou balade en locomotive à vapeur ou cinéma Le Palace, cadre de la célèbre émission « La dernière séance » d’Eddy Mitchell où est projeté un film avec Jean Gabin). Un second produit, de deux jours,« Val d’Oise, terre de tournages » comprend le musée Jean Gabin, un déjeuner à l’Isle-Adam où l’acteur a tourné Rue des Prairies en 1959, cinéma Le Palace, découverte de Pontoise à travers ses rues qui ont servi de décors, un déjeuner croisière sur l’Oise sur le thème des artistes

Yonne

Qui ne connaît pas le film de Gérard Oury La Grande Vadrouille (1966) qui réunissait Bourvil et Louis de Funès? Plusieurs lieux icaunais, en tout cas, y sont reconnaissables. Par exemple: quand les deux acteurs échangent leurs souliers, ils sont sur une petite route du Vézelien; à leur arrivée devant le panneau Meursault, il s’agit en fait de la Porte neuve de Vézelay; juste avant d’entrer dans l’hôtel du Globe où l’on fête l’anniversaire d’un officier allemand, ils se glissent discrètement sous les arcades de Noyers-sur-Serein; leurs compères de cavale, deux aviateurs anglais, volent la camionnette remplie de citrouilles devant le château de Faulin, et au retour de la Kommandantur, dans la charette conduite par Sœur Marie-Odile, on distingue le village de Vézelay sur sa colline. En 1979 sort sur les grands écrans Coup de tête de Jean-Jacques Annaud avec Patrick Dewaere. Cela se passe à Auxerre et plus particulièrement sous la Tour de l’Horloge, tandis que les rues de Dijon ou encore l’abbaye de Fontenay ont accueilli Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau (1990).Yonne Tourisme a conçu une journée intitulée « L’Yonne fait son cinéma », de Vézelay à Noyers-sur-Serein, en passant par Pierre-Perthuis et Dissangis où est servi le repas durant lequel sont racontées des anecdotes cinématographiques. À savoir: parmi les routes touristiques départementales, l’une d’entre elles est dédiée au cinéma

Val-de-Marne

De La Belle équipe (1936), à Mon oncle (1958) en passant par 37o2 le matin (1985), le Val-de-Marne a accueilli sur son territoire un grand nombre de tournages. La présence de studios comme à Joinville-le-Pont, à Saint-Maurice ou encore aujourd’hui à Bry-sur-Marne ont permis de développer cette activité. Une des scènes des Tontons Flingueurs, film réalisé en 1963 par Georges Lautner, se passe dans un bowling. C’est celui de la Matène situé à Fontenay-sous-Bois. Il a également servi de décor à Monsieur Hire de Patrice Leconte, avec Michel Blanc et Sandrine Bonnaire (1989) et Jean-Philippe de Laurent Tuel avec Fabrice Lucchini et Johnny Halliday (2006). James Bond, sous les traits de Roger Moore, a investi, lui, le château de Grosbois (Boissy-Saint-Léger) pour le tournage de Dangereusement vôtre, film anglo-américain réalisé par John Glen et sorti en 1985. Edifice du XVIe siècle, le château a la particularité de posséder des intérieurs pour une très grande partie d’origine. Le site, actuellement en cours de rénovation devrait rouvrir ses portes en juin prochain.

Dans la brochure Groupes 2015 de l’agence de réservation touristique du Val-de-Marne, différents programmes liés au cinéma sont proposés. Par exemple: « laissez-vous conter le cinéma » (visite du cinéma Royal Palace+ déjeuner+croisière cinéma animée par un comédien) ou encore une croisière « le théâtre s’invite dans le cinéma » (une croisière au départ de Nogent-sur-Marne sur le thème du cinéma avec une comédienne »)

Dorgogne

Le château de Hautefort a accueilli en 1960 le tournage de la scène finale de Le Capitan d’André Hunebelle, un film peut-être moins connu contrairement à ses stars Bourvil et Jean Marais.

Loire-Atlantique

Avant la guerre, lors d’une visite chez des amis de Saint-Nazaire, Jacques Tati est séduit par la plage de Saint-Marc-sur-Mer, station balnéaire nazairienne située à 1,8km au sud-ouest de la ville. Il décide d’y revenir un jour pour tourner un film. Ce sera Les vacances de Mr Hulot, sorti sur les écrans en 1953.

Maine-et-Loire

Le château du Plessis-Bourré accueille depuis une quarantaine d’années des tournages de films parmi lesquels Peau d’Ane de Jacques Demy, le Bossu (1997) de Philippe de Broca avec Daniel Auteuil, Fanfan la Tulipe joué par Vincent Pérez sous la conduite de Gérard Krawczyk (2003) ou encore La Princesse de Montpensier (2010). Il faut dire que Le Plessis offre des décors classiques et insolites comme deux ponts levis en état de fonctionnement, des douves en eau, des prisons, un chemin de ronde, des extérieurs du XVe siècle…

Moselle

Cinéma grand public, film d’auteur, la Moselle n’est pas en reste sur les tournages. De Belmondo à Jean Reno en passant par Michel Serrault, nombreux sont les acteurs français à s’être rendu dans le département pour jouer la comédie. C’est à Sarreguemines, par exemple, pour les scènes extérieures, que fut tourné L’Albatros de Jean-Pierre Mocky (sorti en 1971). Léo Ferré à la partition musicale.

Meuse

Ce n’est pas facile d’établir une liste de films pour la Meuse… Dans les années 20 et 30, nombreux sont ceux qui ont raconté la guerre ou la bataille de Verdun en s’appuyant sur des images d’archives ou en en montrant le paysage dévasté. Comme par exemple le J’accuse d’Abel Gance, dont une première version muette est tournée en 1919 et une seconde sonorisée en 1938… Plus proche de nous, Philippe Noiret et Sabine Azéma sont au casting de La Vie et rien d’autre de Bertrand Tavernier (1989), et certaines scènes sont tournées à l’hôpital et à l’église de Dugny-sur-Meuse. Le réalisateur Yves Angelo a choisi Ville-sur-Saulx pour tourner plusieurs scènes de son film Les âmes grises (sorti en 2005) avec Jean-Pierre Marielle, Jacques Villeret ou encore Denis Podalydès.

Seine-et-Marne

Le château de Vaux-le-Vicomte a servi de cadre à plus de 70 films depuis la fin des années 60 parmi lesquels La Folie des Grandeurs de Gérard Oury (1971), Ridicule de Patrice Leconte (1996), Vatel de Roland Joffé (1999) ou encore Marie-Antoinette de Sofia Coppola (2005).

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