L’Irlandaise Ryanair a été fondée à Dublin par un homme d’affaires richissime, Thomas Anthony, dit « Tony » Ryan, en 1985, associé au propriétaire du tour-opérateur Club Travel. La compagnie ne proposait alors qu’une ligne aérienne Dublin (Waterford) – Londres (London Gatwick). Son Pdg est Michael O’Leary depuis 1994. Afin de réaliser des économies sur les coûts d’entretien, la flotte (aujourd’hui de 400 avions) était composée à l’origine d’un unique modèle d’avion, le Boeing 737-800. Ryanair dessert l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la Bulgarie, Chypre, la Croatie, le Danemark, l’Espagne, la France, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, le Monténégro, le Maroc, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Slovaquie, la Suède et enfin, la Suisse. Depuis sa création en 1985, Ryanair a connu une croissance impressionnante. En vingt ans, elle est passée de la catégorie de petite compagnie aérienne ne volant qu’entre Londres et Dublin à celle des plus gros transporteurs européens.
Peu loquace sur son offre groupes, Ryanair, par la voix de sa directrice des ventes et marketing Belgique, France et Maroc, Audrey Legaigneur, indique « que sur le site web de la compagnie est accessible un onglet « comment faire une réservation groupe » où sont précisées certaines conditions ». Ce que nous confirmons. Des conditions groupes qui s’appliquent à partir d’un minimum de 20 personnes, « et pas de maximum! », précise-t-elle. Un formulaire afin d’effectuer une demande de devis est à compléter en ligne (les réponses sont renvoyées par mail), et tout devis est valable cinq jours, sous réserve de disponibilité du prix, du siège et du vol. « Nous demandons l’intégralité de la somme dûe au moment de la réservation », poursuit la directrice des ventes et marketing.
Concernant les noms des passagers, Ryanair demande 50 % d’entre eux entre la date de réservation et celle du départ, puis le restant 14 jours avant la date de départ. « Les changements de noms une fois soumis ou dans les 14 jours avant le départ coûtent 50 euros par personne », indique Audrey Legaigneur. Quelles sont, par ailleurs, les conditions d’annulation? À cette question, la directrice vente et marketing nous répond « qu’aucune annulation n’est possible ». Et dans le cadre de modifications, elles sont les mêmes que pour celles d’un passager individuel. Idem pour les bagages.
Sans détailler plus. Quant à la part des groupes représentés sur le nombre total de passagers transportés par Ryanair, « il nous est impossible de communiquer ces informations », conclut Audrey Legaigneur. Tout est peut-être dit…
Virginie Delbos Chicottot, directrice
« Nous travaillons de plus en plus avec les low cost, à l’exemple de Volotea, Ryanair, easyJet ou encore Vueling. Nous avons des axes non desservis par des compagnies classiques ou bien des problèmes de compétitivité ou encore des aéroports locaux actifs proposant des low cost, convoitées par notre clientèle en direct, mais que nous utilisons afin de packager des voyages et ainsi suivre cette tendance low cost en pleine expansion. Compétitivité, réactivité et réservations en ligne constituent leurs avantages. Quant à leurs inconvénients: nombreuses modifications, options payantes, pas de latitude ou de négociations possibles, achat direct et/ou option quasi impossible ou instable selon les compagnies. Sans oublier un manque de relation commerciale quotidienne et de l’après-vente.
Les low cost ne faisaient aucun effort il y a encore peu de temps pour se rapprocher des agences de voyages et commercer avec elles. C’est encore le cas aujourd’hui pour certaines d’entre elles. Mais, la tendance, là aussi, s’est inversée et certaines se déplacent même pour former les agents de voyages en région, en se vantant de toutes ses fonctionnalités nouvelles mises en place pour que nous puissions les revendre. Nous sommes un moyen pour accrocher une clientèle groupes qui leur échappe. À nous d’y trouver nos avantages, de comparer et de maîtriser les réservations que nous leur faisons. Toutes ne sont pas encore habituées à accueillir les groupes, mais nous sentons une réelle volonté qui devrait transformer l’essai au vu de la puissance de ces compagnies, maintenant assises sur notre marché ».