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Reims, une sacrée destination

Région | publié le : 01.03.2015 | Dernière Mise à jour : 01.03.2015

Auteur

  • Catherine Mautalent

OT La décision de transférer la compétence touristique de la ville de Reims à l’agglomération le 1er janvier 2014 a eu pour objectif de faire monter en puissance le rôle de l’office de tourisme au profit du développement touristique du territoire. Dans ce cadre, de nouvelles actions ont vu (et verront) le jour, en particulier à destination du marché groupes.

Dire qu’il y a près d’un siècle, il ne restait plus rien ou presque de Reims, ravagée par les bombardements allemands de la Grande Guerre. Plus de 80 % de ses édifices publics et privés étaient réduits à l’état de ruine. Mais, à peine l’encre de la signature de l’Armistice étaitelle séchée que les responsables rémois se mettaient au travail. Et la mobilisation de 200 architectes et 400 hommes de l’art (6 500 permis de construire ont été délivrés entre 1920 et 1930! ). Plusieurs styles ont ainsi émergé: pastiches d’architecture historique, édifices d’esprit haussmannien, mouvement moderne et Art déco. Un Art déco qui a été redécouvert dans les années 2000, au point de devenir l’identité architecturale de Reims. De plus, grâce à sa reconstruction, la ville a été dotée d’une douzaine de citésjardins, dont la plus complète est celle du Chemin-Vert.

Celle que l’on surnomme la “cité des rois” ou la “cité des sacres” (25 en tout, de Clovis à Charles X) est aujourd’hui labellisée “ville d’art et d’histoire”, compte trois sites inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco et – dans un tout autre genre – dispose du cinquième musée automobile de France de par l’importance de sa collection datant de 1908 à nos jours. La ville accueille aussi l’unique planétarium de Champagne-Ardennes… Mais, l’offre touristique ne s’arrête pas là. En effet, l’office de tourisme de l’agglomération de Reims couvre 18 communes alentours, et a signé des conventions avec différents structures institutionnelles de la Marne (ou encore de Meaux en Seine-et-Marne). Explications.

Une compétence tourisme élargie

Un nouveau schéma de développement touristique a été établi pour la période 2014/2018, et a notamment défini un plan d’actions. Parmi celles-ci a été décidé le transfert de la compétence tourisme de la ville de Reims à l’agglomération le 1er janvier 2014. Jusqu’à cette date, cette compétence était communale, opérée par l’office de tourisme, qui trois ans auparavant, était passé du statut associatif à celui d’Epic. “Ce transfert est l’occasion de faire monter en puissance l’outil office de tourisme au profit du développement touristique du territoire. L’office de tourisme a, en effet, vocation à incarner la destination, à devenir l’acteur-clé du développement touristique de territoire, en partenariat avec le comité régional du tourisme, le comité départemental du tourisme (…)”, peut-on lire dans le document relatif au schéma de développement touristique. Pour ce faire, l’un des objectifs est pour l’office de tourisme de décliner un marketing ciblé en fonction des segments de clientèle, dont les groupes (adultes et scolaires), passant par la création d’offres et de produits adaptés. Tout en faisant de Reims “une porte d’entrée et une vitrine touristique du Champagne”. D’autres actions, qui ont vocation à être mises en oeuvre dans les cinq ans de réalisation du schéma, concernent notamment l’amélioration des conditions de stationnement des autocars de tourisme: l’aménagement de points de dépose-minute (a minima à la cathédrale et à la basilique Saint Rémi), complété par l’aménagement d’un “parking relais de qualité”. Parallèlement est prévue l’amélioration de la signalisation touristique. D’autre part, un Bureau des congrès a été intégré à l’office de tourisme en janvier dernier. Un document d’appel au tourisme d’affaires et incentive devrait être édité à la fin de ce mois de mars, et complété au même moment par l’ouverture d’un espace dédié sur le site web. Parallèlement, il est également question de mettre en place un outil d’observation touristique. Et dès mai prochain, la structure institutionnelle emmènagera dans de nouveaux locaux, situés face à la cathédrale. “A cette occasion sera conçu un espace spécialement dédié à l’accueil des groupes”, promet Michel Panetier, directeur marketing à l’office de tourisme d’agglomération de Reims.

Un service commercial dédié aux groupes

Une clientèle groupes, que le schéma de développement touristique n’a pas omis de prendre en compte, d’autant que la structure institutionnelle opère sur ce marché depuis 1992. A cette époque, un service “forfaits-congrès” voit le jour. Il sera rebaptisé en 2005 “visites-forfaits”, avant de prendre sa dénomination actuelle de service commercial lorsque l’office de tourisme passe en Epic. “Mais qui s’occupe exclusivement des clients groupes depuis 2005”, tient à préciser Sophie Audin, assistante au sein du service commercial, aux côtés de Nathalie Mortier, responsable, de Louise Lebeau et Valérie Fischer, toutes deux commerciales. Après l’édition d’une brochure rassemblant uniquement des propositions de visites guidées dans les années 90 sous forme d’un tryptique, celle qui paraît en 2008 se voit enrichie d’offres journées. “Ce n’est qu’en 2010 que sera conçue une “vraie” brochure de 20 pages, avec un contenu plus structuré, thématisé, incluant également deux offres de séjours”, indique Sophie Audin. Comme l’est encore celle qui est parue en cette année 2015 avec la particularité d’être bilingue* (français/ anglais). Et au sommaire: des événements, des visites à la carte (17 en tout), des idées journées (au nombre de 18), des nouveautés, des idées séjours (deux de deux jours qui s’étendent au-delà de Reims) ainsi qu’une découverte de la cité des sacres en bus panoramique Open Tour, un véhicule Iveco Atomic Cabrio loué à l’entreprise Jacqueson Tourisme. Ce véhicule, destiné à acceuillir la clientèle individuelle, est « privatisé » pour les groupes (sa capacité est de 30 passagers).

Nous éditons habituellement la brochure en février, ce qui tard pour la saison, mais la brochure 2016 devrait paraître, cette fois, dès septembre prochain”, annonce Michel Panetier. Elle est adressée en PDF à près de 3 000 prescripteurs de voyages en groupe, autocaristes, associations, clubs, mairies, comités d’entreprise, établissements scolaires… Ou par courrier, mais sur une zone de chalandise limitée à l’Ile-de-France, le Nord/Pas-de– Calais et Grand Est. “Nous la distribuons à l’occasion de salons également, comme Tourissima ou le MAP Pro où nous participons depuis trois ans”, dit Sophie Audin. L’office de tourisme sera, d’ailleurs, à nouveau présent au salon professionnel du tourisme de groupes lors de l’édition 2015. Parallèlement, la structure institutionnelle organise des eductours à l’attention des autocaristes (clients et prospects) avec visites de sites (un par an) ou les met en place à leur demande. Des eductours sur une ou plusieurs journées complétés par des workhops.

Une commission pour les autocaristes

Pour la première fois cette année, le service commercial groupes de l’office de tourisme a décidé d’appliquer une commission pour les professionnels. “Ils bénéficient ainsi dès à présent d’une remise de 5 % sur les tarifs publics, et ce tant sur les journées que les séjours”, confirme Sophie Audin. Des tarifs, qui selon les prestations, sont définis sur la base de 25 personnes, avec l’application d’une gratuité systématique pour le conducteur. Rappelons que pour les professionnels, les frais de dossier (11 euros) sont toujours offerts, dès lors qu’ils amènent au moins trois groupes par an (en visites guidées ou sur les forfaits). En juillet 2014, “notre site web a été totalement refait, et nous y avons enrichi notre espace groupe”, annonce Michel Panetier. Un espace accessible via la rubrique “coins des pros”, qui décline la brochure (à télécharger), une offre qui met l’accent sur un nouveau produit et un événement, et bien sûr toutes les coordonnées du service commercial groupes.

Nous avons réalisé une bonne année 2014 sur le marché groupes à la fois français (notamment en provenance d’Ile-de-France, ndlr) et surtout étranger à travers les clientèles allemande, luxembourgeoise et belge”, conclut Michel Panetier. Il faut dire que 2014 était une année particulière pour Reims, marquée par le début des célébrations de centenaire de la Grande Guerre et le bicentenaire “Napoléon et la campagne de France de 1814”, reconnaît le directeur marketing. Un centenaire de la Grande Guerre qui se poursuivra d’ailleurs encore en cette année 2015 avec de nouvelles propositions de programmes à destination de la clientèle groupes. Aux côtés d’autres nouveautés. “Nous voulons faire davantage de propositions et développer nos actions sur ce marché”, martèle Michel Panetier. Et ainsi sacrer Reims “destination groupes”.

(*) Une édition bilingue en allemand et en néerlandais est également éditée.

Nouveautés 2015

• Deux programmes sur une demi-journée sans restauration (bus panoramique + cathédrale, et cave + cathédrale);

• Une “chasse aux trésors” à Reims

• Une “journée vendanges”

• Visite du Stade de Reims

Les points forts

Trois sites classés au Patrimoine mondial de l’Unesco

• La cathédrale Notre-Dame (chef-d’oeuvre de l’art gothique et théâtre de 25 sacres royaux

• Le Palais du Tau (résidence des évêques, puis des archevêques de Reims)

• La basilique Saint-Rémi (de style romano-gothique)

Tourisme de mémoire

Le musée de la Reddition (créé autour de la salle , restée en l’état, où fut signée le 7 mai 1945 la capitulation des forces armées allemandes); musée du Fort de la Pompelle (ouvrage construit pour assurer la défense de Reims en 1880, il a rouvert ses portes fin juin 2014).

Tourisme culturel

Le musée des Beaux-Arts (considéré comme l’un des principaux de France, il présente des peintures du XVe au XXe siècles); le musée Saint-Rémi (collections relatives à l’histoire rémoise).

Tourisme urbain

Bombardée et détruite à 80 % pendant la Première Guerre mondiale, Reims fut reconstruite dans les années 20/30 dans le style Art déco: cité-jardin du Chemin Vert, bibliothèque Carnegie, Halles du Boulingrin… (circuit pédestre proposé en journée et en nocturne).

Vignoble champenois

La Montagne de Reims, la Vallée de la Marne et la Côte des Blancs; sept grandes maisons de Champagne accueillent les groupes (Taittinger, Martel, Mumm, Veuve Clicquot, Pommery, Canard Duchêne et De Cazanove); rencontres avec des viticulteurs.

Vite dit

• À force d’associer Airbus à Toulouse, on en oublierait que le berceau de l’aviation se situe à Reims et à Bétheny, commune mitoyenne. Une longue histoire racontée au musée de l’Aéronautique de Bétheny…

• À l’horizon 2016/2017, une gare routière verra le jour à Reims, entre la Place de la République et la gare (quartier des Halles). Des places de stationnement pour les autocars de tourisme seront aménagées. Avec toujours la possibilité, comme aujourd’hui, de se garer au chevet de la cathédrale.

En chiffres

– CA 2014: un million d’euros

– 241 groupes accueillis, soit 8539 personnes.

– 75 % des groupes sont amenés par les non-professionnels (associations, clubs…) et 25 % par les professionnels.

– 55 % des groupes proviennent d’Ile-de-France, 25 % de la région Nord/Pas-de-Calais et 20 % du Grand Est.

Top 3 des visites

Cathédrale Notre-Dame, Palais du Tau et Basilique Saint-Rémi.

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