Menu

Le regard professionnel

Destination | publié le : 01.03.2015 | Dernière Mise à jour : 01.03.2015

Chef de produits de Parfums duMonde, tour-opérateur groupes, Nathalie Jean Richard est responsable de la production pour les Emirats arabes unis, entre autres destinations. Elle ne cache pas son enthousiasme pour Dubaï, qui séduit aussi la clientèle groupes.

Quels arguments militent en faveur d’un voyage de groupe à Dubaï?

Pour les groupes, avec lesquels nous travaillons par l’intermédiaire des agents de voyages, les arguments sont sensiblement les mêmes que pour les individuels. A commencer par la facilité pour s’y rendre. A six heures de Paris, c’est une destination géniale qui n’a pas d’équivalent dans le monde aussi près de Paris.

L’offre aérienne joue aussi en faveur de Dubaï donc?

Les connexions sont faciles et fréquentes, que ce soit par Air France, Emirates ou encore Etihad. Les vols peuvent être programmés de jour comme de nuit. Ces derniers sont très pratiques car le groupe embarque le soir de Paris et se retrouve prêt pour explorer la ville dès le lendemain en début de matinée, un heure ou deux après l’atterrissage à Dubaï. Au retour, c’est pareil, les vols de nuit permettent de disposer d’une journée complète sur place, et de profiter pleinement de son temps avant de regagner la France. En outre, le voyage peut se faire à bord d’un Airbus A380, ce qui crée aussi l’émerveillement et l’intérêt des passagers. L’enthousiasme et l’excitation sont présents dès l’embarquement… Et ce n’est qu’un début!

Quels sont les atouts de la destination proprement dite?

C’est d’abord le dépaysement. Il est total. La conjugaison du désert aux portes de Dubaï et du développement ultra-moderne de la ville saisit toujours les visiteurs qui découvrent la destination. L’offre d’hébergement est importante et la gamme s’est élargie. Je peux aujourd’hui trouver des hôtels trois étoiles qui sont vraiment abordables et de très bonne qualité.

Quelles activités sollicitent les groupes?

Nous présentons en brochure un programme qui permet de voir l’essentiel de Dubaï. Mais nous travaillons généralement sur mesure pour satisfaire les demandes précises des groupes. Ils adorent par exemple les sorties en 4x4, le franchissement des dunes de sable en conduisant à vue, les soirées sous la tente, dans les campements de nomades où ils peuvent dîner de mets traditionnels en contemplant les étoiles. Les possibilités de découverte sont nombreuses, avec des activités mer, des sorties en soirée dans les bars et les discothèques. La ville est très cosmopolite et ça bouge beaucoup, avec plein de lieux extraordinaires où se divertir. Le très luxueux côtoie aussi des lieux tout à fait abordables au pied de la tour Burj Khalifa. Cet édifice impressionnant de hauteur est aussi un incontournable des visites à Dubaï. De même, nos groupes visitent aussi la vieille ville, les souks les musées, notamment celui consacré à l’histoire de Dubaï qui les passionne. Ils traversent le creek à bord d’un abras ou vont visiter les centres commerciaux où le choix est particulièrement vaste, même si en dehors des soldes et des promotions les prix ne permettent pas de faire des affaires. Mais les pôles marchands restent impressionnants. L’aquarium du Dubaï Mall plaît énormément Il n’y a pas une ville aussi proche de Paris qui cumule autant d’atouts: désert, mer, soleil, détente, animation, démesure et dépaysement.

… Vous ne parlez pas de la possibilité de skier toute l’année dans la station couverte Ski Dubaï..

Non, je n’y crois pas trop pour les groupes. Ils ne vont pas là-bas pour ça d’après ce qu’ils disent. En revanche, ils sont souvent demandeurs d’un combiné avec Abu Dhabi pour les attractions de l’île de Yas, notamment le Ferrari World, mais ils peuvent aussi en profiter pour admirer la mosquée Cheikh Zayed, une merveille architecturale.

Les offres de combinés attirent-elles les groupes?

Oui beaucoup. Nous avons même des groupes qui voyagent en Asie et désirent marquer un arrêt d’un, deux ou trois jours à Dubaï. D’autres veulent découvrir aussi Al Aîn dans l’émirat voisin d’Abu Dhabi. Ce site est inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité et peut séduire certains publics. Certains groupes souhaitent aussi découvrir en marge de Dubaï les merveilles naturelles de la péninsule de Musandam, plus facilement accessible depuis Dubaï que depuis le sultanat d’Oman dont elle est géographiquement détachée mais auquel elle appartient.

Quels types de groupes partent à Dubaï?

La destination peut être fréquentée par tous les âges, mais une bonne partie de nos groupes sont composés d’actifs autour de la quarantaine plutôt que de seniors. Les jeunes y vont aussi, les étudiants, les architectes, les comités d’entreprise ou encore les bons clients auxquels un voyage de récompense est offert trouvent aussi leur compte à Dubaï.

Quand faut-il s’y rendre?

Il faut privilégier l’hiver où les températures, autour de 25o-28oC, sont clémentes. Mais la saison peut très bien démarrer en octobre, voire septembre, et se prolonger jusqu’en avril, même jusqu’à début juin.

Quels commentaires des groupes de touristes avez-vous après leur retour en France?

Ils sont très bons. Les clients rentrent enchantés. Aucun groupe ne nous a fait savoir qu’il avait été déçu par la destination, au contraire. Ils soulignent souvent la qualité de l’accueil qu’ils ont reçu et des prestations dont ils ont bénéficié.

Le potentiel du marché français est encore important

PASCAL MAIGNIEZ, directeur du Dubai Department of Tourism and Commerce Marketing (DTCM) à Paris d’où il couvre la France et la Belgique, considère que « le marché français est solide avec une croissance de 10 % par an depuis vingt ans ».

Il est d’autant plus solide qu’il est étroit, 30 % des touristes français se rendant à l’étranger seulement. Du coup, sur le long terme le réservoir de futurs visiteurs potentiels de Dubaï est encore important.

Le marché français représente aujourd’hui 200 000 pax par an, dont 7 à 8 % en Mice. L’objectif du DTCM est de le porter à 350 000 visiteurs par an en 2020. Le segment groupes ne devrait pas rester à l’écart selon Pascal Maigniez qui attire l’attention des groupistes sur le rééquilibrage en cours entre offre et demande d’hébergements accessibles à cette clientèle. Le développement de propositions hôtelières trois et quatre étoiles devrait favoriser un tassement des prix d’ici la fin de l’année et donc « générer mécaniquement de la croissance », d’autant plus que la demande est là, notamment de la part des comités d’entreprise et des groupes de loisirs passant par des tour-opérateurs. Des tarifs intéressants sont d’ores et déjà apparus pour les groupes sur le marché français. Et l’offre culturelle, qui souvent les intéresse, s’accroît constamment. Quant aux possibilités de divertissement, déjà considérables, elles vont encore s’élargir, tout comme les capacités d’accueil des navires de croisières.

Div qui contient le message d'alerte

Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire

Mot de passe oublié

Déjà abonné ? Créez vos identifiants

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ? Remplissez les informations et un courriel vous sera envoyé.

Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format